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Actualités - Chronologie

À propos de « U-571 »: réponse et mise au point

S.E. l’ambassadeur de Pologne au Liban, M. Tadeusz Strulak, a adressé (par courrier évidemment diplomatique) au rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour une lettre fort intéressante en relation avec notre critique du film américain de Jonathan Mostow, U-571. Les remarques exprimées par M. Strulak appellent des commentaires susceptibles de retenir l’attention de notre correspondant. Et de quelques lecteurs. D’abord, une mise au point. Le scénario d’U-571 ne concerne absolument pas «le décodage du fonctionnement» de la machine à chiffrer «Enigma». Et c’est bien là ce qu’on peut d’ailleurs regretter : Jonathan Mostow s’est uniquement préoccupé de reconstituer l’audacieuse opération militaire qui a permis à un équipage de sous-marin «anglais» (et non pas «américain», comme voudrait nous le faire croire le film !) de s’emparer de la précieuse machine, embarquée à bord d’un sous-marin allemand. Et c’est en effet dommage parce que l’histoire de la conception et de l’utilisation d’«Enigma» aurait pu (et dû) fournir le sujet d’un film passionnant : comme cela devrait être le cas avec un nouveau film, actuellement en production. Et, ainsi, le public aurait eu effectivement connaissance du rôle prépondérant, joué dans toute cette affaire, par les scientifiques polonais spécialisés. Rappelons, en bref, que les premiers travaux dans ce domaine avaient commencé, en Pologne, dès 1928 («Exsposytura», service secret dirigé par le lieutenant-colonel Guido Langer). Les Polonais avaient alors étroitement collaboré avec leurs collègues français, espagnols et anglais. Quelques noms restés fameux dans la saga «Enigma» : les mathématiciens polonais Marian Rejewski et ses camarades de l’équipe «Z», Rozycki et Zygalski, qui devaient parvenir à décoder, en juillet 1939, la méthode de chiffrage d’«Enigma». Est-il besoin de l’ajouter, l’«Intelligence Service» britannique était au courant de tout et sut faire, dès la guerre terminée, un usage particulier et très profitable de la machine «Enigma» en sa possession. Machine dont une photo («authentique») accompagne le présent article. Après tout, chacun a ses sources... En terminant, nous remercions M. l’ambassadeur de Pologne pour sa communication documentée (à bonne source !). Tout cela pourrait inciter les amateurs d’espionnage «mystérieux» à aller voir U-571. En attendant la suite... P.S. : Décidément, les Polonais du Liban sont motivés par «l’affaire – U.571» ! Une nouvelle lettre, cette fois de M.C. Lipinski. Je lui réponds : je n’ai jamais écrit que les Anglais avaient déchiffré le code secret d’«Enigma». Il conviendrait d’avoir vu le film et, en outre, d’avoir bien lu mon article. Pour tous détails, voir ci-dessus. Remerciements très cordiaux. G.-P.
S.E. l’ambassadeur de Pologne au Liban, M. Tadeusz Strulak, a adressé (par courrier évidemment diplomatique) au rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour une lettre fort intéressante en relation avec notre critique du film américain de Jonathan Mostow, U-571. Les remarques exprimées par M. Strulak appellent des commentaires susceptibles de retenir l’attention de notre correspondant. Et de quelques lecteurs. D’abord, une mise au point. Le scénario d’U-571 ne concerne absolument pas «le décodage du fonctionnement» de la machine à chiffrer «Enigma». Et c’est bien là ce qu’on peut d’ailleurs regretter : Jonathan Mostow s’est uniquement préoccupé de reconstituer l’audacieuse opération militaire qui a permis à un équipage de sous-marin «anglais» (et non pas «américain», comme voudrait nous le faire...