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Actualités - Chronologie

Rugby France-All Blacks, une « belle » pour finir

Le XV de France, en pleine réflexion sur son avenir à long terme, affronte samedi à Marseille pour une «belle» des All Blacks toujours méfiants dès qu’il s’agit de se mesurer à l’imprévisible. Les Français, nourris par l’ambition de Bernard Laporte, ne peuvent décemment pas se permettre une troisième défaite en quinze jours face à une puissance de l’hémisphère Sud. Après les revers 18-13 face aux champions du monde australiens, puis 39-26 contre des Kiwis pressés d’oublier leur humiliation de la demi-finale de Coupe du monde, la France se doit de remporter une victoire pour sa dernière sortie d’une année que ses partisans les plus cléments jugeront de transition. Le succès est d’autant plus indispensable que Laporte ne comprendrait pas de nouveaux errements après les vives mises en garde qui ont suivi les deux mésaventures du Stade de France. «Cette équipe possède une grande volonté et un véritable enthousiasme mais les joueurs manquent d’intelligence tactique», a lancé le stratège français. «Il y a parfois certains comportements que je ne comprends pas». «Le problème est vraiment grave. Nous ne pensons pas au jeu. Nous avons perdu notre sens tactique», a poursuivi Laporte visiblement excédé. «Si le “French flair” consiste à se précipiter vers l’avant pour perdre le ballon alors je préfère aller jouer aux boules». Le message a été reçu cinq sur cinq par les joueurs et promesses ont été faites de montrer plus de rigueur et plus de discipline pour cette ultime rencontre de la saison. Malgré toutes les amendes honorables de ses protégés, Laporte, en tacticien pointilleux, s’en tient aux chiffres : entre 15 et 18 points ont été rendus aux Kiwis samedi dernier sur des erreurs directes. Jamais tranquille Malgré ses reproches, le coach français n’a opéré que deux changements pour cette troisième et dernière rencontre de la tournée automnale des nations australes. Le pilier parisien Pieter De Villiers a été préféré au Toulousain Christian Califano, tandis que l’ailier biarrot Philippe Bernat-Salles remplace Thomas Lombard blessé. «Nous allons tout donner pour ce match sans aucune arrière-pensée», a promis De Villiers. «Nous avons travaillé dur pour ces trois semaines et nous avons besoin d’un peu de baume au cœur». Dans leur malheur, les Français ont au moins reçu une bonne nouvelle : le forfait de Jonah Lomu, victime d’une fracture de la pommette gauche et rentré dans son pays pour y subir une intervention chirurgicale. Cette défection a fait le bonheur du jeune ailier Bruce Reihana qui décroche sa première sélection avec les Blacks en test-match. «Je dois admettre que l’absence de Lomu est plutôt une bonne nouvelle pour moi», a commenté Bernat-Salles, son vis-à-vis direct sur le terrain. «Être face à un joueur comme lui peut rapidement tourner au cauchemar». La titularisation de Reihana est le seul changement que s’est autorisé le coach Wayne Smith pour cette rencontre. «Bruce est un joueur exceptionnel. Il avait été le meilleur sur le terrain lors de notre passage au Japon (face aux Barbarians du Pacifique)», a souligné l’entraîneur adjoint Tony Gilbert. «Il est rapide et il peut marquer des essais». S’ils sont confiants, les Blacks n’en restent pas moins prudents dès qu’il s’agit d’aborder la question française. Les sept dernières rencontres présentent un solde à l’avantage des Tricolores : quatre victoires pour trois défaites. «Lorsque vous jouez contre la France, il faut maintenir son effort pendant 80 minutes parce que les Français sont des types totalement imprévisibles», a rappelé Smith. S’il en était encore besoin, les Kiwis ont eu une confirmation de cette vérité lors du premier test au Stade de France : les 20 dernières minutes furent un calvaire pour les hommes en noir. Et la France inscrivit deux essais en deux minutes dont le second par le capitaine Fabien Pelous sur le coup de sifflet final pour revenir de 39-12 à 39-26. Inutile de mentionner le 43-31 de la demi-finale de Twickenham.
Le XV de France, en pleine réflexion sur son avenir à long terme, affronte samedi à Marseille pour une «belle» des All Blacks toujours méfiants dès qu’il s’agit de se mesurer à l’imprévisible. Les Français, nourris par l’ambition de Bernard Laporte, ne peuvent décemment pas se permettre une troisième défaite en quinze jours face à une puissance de l’hémisphère Sud. Après les revers 18-13 face aux champions du monde australiens, puis 39-26 contre des Kiwis pressés d’oublier leur humiliation de la demi-finale de Coupe du monde, la France se doit de remporter une victoire pour sa dernière sortie d’une année que ses partisans les plus cléments jugeront de transition. Le succès est d’autant plus indispensable que Laporte ne comprendrait pas de nouveaux errements après les vives mises en garde qui ont...