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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : net ralentissement de l’activité

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’activité toujours en l’absence d’une demande qui reste stagnante. Pourtant, la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, n’a guère été contrainte de vendre le billet vert, grâce à la présence d’une certaine contrepartie valable à l’offre en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Cela étant, le dollar a été invariablement fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, alors que les établissements de crédit continuaient à le négocier au point supérieur d’intervention de la BDL, selon ces mêmes milieux. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un volume d’affaires très minces, ne dépassant pas quelque cinq millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro s’est affaibli sous le seuil psychologique de 0,8550 dollar hier sur les marchés des changes internationaux après le maintien du principal taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), le REFI, à 4,75 % et alors que les craintes des opérateurs concernant une nouvelle intervention des Banques centrales européennes s’éloignaient. Dans ces conditions, et abstraction faite de l’attente des marchés d’un éclaircissement sur l’élection présidentielle américaine, les opérateurs ont préféré racheter le dollar, l’euro peinant à stimuler l’appétit des investisseurs qui lui préfèrent le billet vert sous le rapport de la rentabilité. Alors que la plupart des analystes pensent désormais qu’il n’y aura plus de resserrement monétaire cette année dans la zone euro malgré deux autres réunions du conseil des gouverneurs de la BCE, le 30 novembre et le 14 décembre, l’avertissement lancé la veille par la Réserve fédérale américaine (Fed), que l’inflation restait un sujet d’inquiétude, laissait envisager un prochain relèvement des taux américains. Ce sentiment a été renforcé hier par la nouvelle hausse de 0,2 % des prix à la consommation aux États-Unis en octobre après 0,5 % en septembre, pendant qu’on apprenait que le nombre des demandeurs d’allocations-chômage aurait diminué de 20 000 personnes la semaine dernière en raison des créations d’emplois entraînées vraisemblablement par la vigueur de l’économie américaine génératrice d’inflation. De plus, le billet vert a été soutenu par un accès de faiblesse du sterling, après la publication hier du rapport trimestriel sur l’inflation de la Banque d’Angleterre qui prévoit une hausse des prix légèrement inférieure à son objectif de 2,5 % pour 2001. Ces prévisions, qui tablent sur une inflation plus faible que prévu, ont donc éloigné toute perspective d’une remontée des taux d’intérêt britanniques au cours des prochains mois, affectant par ricochet le sterling au profit du dollar qui s’est négocié à New York, sur un ton haussier comme suit : – 0,8523 pour un euro contre 0,8570, la veille – 1,4230 pour un sterling contre 1,4275 – 2,2950 DM contre 2,2820 – 7,6965 FF contre 7,6540 – 1,7895 FS contre 1,7800 – 2 271,85 lires contre 2 259,35 – 109,00 yens contre 108,80. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité, hier, les quelques valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers cours de la veille. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 65,41 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 142,13 points. Ce statu quo de la cote s’est accompagné d’un faible volume d’échanges avec 3 663 actions négociées d’une valeur de 26 580 dollars. Wall Street et Nasdaq dans la déprime Sur les places boursières internationales, la tendance des marchés américains des valeurs mobilières a été volatile, hier, la Bourse électronique Nasdaq ayant cédé plus de terrain que Wall Street après avoir effacé la veille l’essentiel de ses gains. L’avertissement de la Fed sur les risques latents d’inflation aux États-Unis et l’issue toujours incertaine de l’élection présidentielle américaine ont continué de peser sur les Bourses américaines surtout après que le candidat démocrate Al Gore eut fait déposer hier un nouveau recours devant un tribunal local de Floride, pour obtenir que soient pris en compte les résultats des comptages à la main dans cet État. Les opérateurs, qui avaient espéré que la Fed adopte une position neutre pour les prochains mois à l’issue de sa réunion de mercredi, ont estimé devoir prendre leurs gains face au risque toujours présent d’un nouveau durcissement de la politique monétaire américaine. La haute technologie, la chimie, les pétrolières et les aériennes ont été les victimes des liquidations hier avec les valeurs bancaires qui souffraient toujours des craintes sur les créances douteuses évoquées la veille par Bank of America et First Union Bank. Dans la haute technologie, les sociétés de semi-conducteurs ont souffert hier de commentaires négatifs de Merrill Lynch sur un excédent des approvisionnements durant la première moitié de 2000. Il en est de même du secteur de la fibre optique et des équipementiers pour les télécommunications ainsi que de la chimie. Cela étant, l’indice Nasdaq est revenu à moins de 3 100 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 757,66 points et un plus bas à 10 646,55 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 651,98 points, en baisse de 55,62 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse avec les high-tech Les technologiques ont entraîné la plupart des Bourses européennes à la baisse, jeudi, d’autant que Wall Street a ouvert en baisse en raison des commentaires prudents de la Réserve fédérale sur l’inflation la veille. L’indice des high-tech du DJ STOXX a perdu 2,3 % à 824,95. Le DJ STOXX lui-même a abandonné 0,86 % à 5 009,85, avec une large contribution à sa baisse apportée par le fabricant néerlandais d’équipements de télécommunications Nokia qui a perdu 0,90 euro à 47,60. Le FTSE Eurotop 300 a perdu 0,4 % à 1 626,27. Les valeurs traditionnellement défensives comme les cycliques de grande consommation, les assurances, les valeurs des boissons et de l’agroalimentaire ont atténué la descente. Les gérants de fonds ne sont guère disposés pour le moment à investir même dans les valeurs vedettes, au vu de résultats de sociétés décevants et d’un dénouement des élections présidentielles américaines qui se fait attendre, d’autant plus que le scrutin s’est déplacé maintenant sur le terrain juridique. «Je ne vois aucune ruée sur les actions. Nous restons sous-pondéré en actions et surpondérés en obligations», a commenté Gary Dugan (JP Morgan Investment Management). BNP-Paribas, première banque française par la capitalisation, a été la principale valeur vedette européenne en termes de perte. Elle a perdu 5,78 % à 93 euros, après l’annonce d’un bénéfice net de 3,398 milliards d’euros pour les neuf premiers mois de l’année, conforme aux anticipations du marché. Les performances de l’activité banque d’investissement et du pôle services financiers spécialisés ont déçu. Société Générale a progressé au contraire de 3,34 % à 66,60 euros. La banque a accru son bénéfice de 35 % sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,13 milliards d’euros, avec un bond de 65 % au troisième trimestre (494 millions). Le Crédit Lyonnais a annoncé après la clôture un résultat ne ; part du groupe neuf mois en hausse de 82 % à 748 millions d’euros. Dans l’attente des chiffres, le titre a baissé de 1,09 % à 39,78 euros. Tokyo : fléchissement de la cote La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 1,4 %, jeudi, dans un marché déprimé en raison d’inquiétudes sur la situation économique et politique au Japon et aux États-Unis, ont indiqué des courtiers. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 212,11 points à 14 587,03. «Le marché manque d’incitations à acheter et reste dominé par des facteurs d’inquiétudes», a estimé Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities, faisant référence à l’impasse électorale aux États-Unis et au Premier ministre japonais, Yoshiro Mori, sous pression pour démissionner. Les marchés américains se sont essouflés mercredi après l’avertissement de la Réserve fédérale sur des risques inflationnistes, à l’issue de sa réunion de politique monétaire, relançant les craintes d’un resserrement de la politique monétaire américaine. «Le sentiment d’incertitude s’empare des marchés américains, ce qui est perçu par les investisseurs japonais comme une consigne pour rester en retrait», a-t-il dit, ajoutant que la tendance à la baisse était également liée à la hausse des cours du pétrole et à des annonces de faillites de sociétés. L’indice élargi Topix a cédé 21,77 points pour terminer à 1 380,28. Le volume d’échanges s’est replié à 465 millions d’actions contre un volume de 511,4 millions d’actions la veille. Les faibles gains enregistrés à Wall Street la veille n’ont pas réussi à doper le marché japonais, «les investisseurs n’ayant pas trouvé d’incitations pour vendre ou acheter», a indiqué de son côté Masaaki Higashida, responsable chez Nomura Securities. Les bons résultats semestriels des principales sociétés japonaises n’ont pas réussi à stimuler le marché, a-t-il ajouté. «Les courtiers ont choisi d’adopter une attitude neutre et ne prennent pas position». «Le marché ne réagit plus à la publication de bons résultats, ce qui illustre dans les faits l’ampleur des incertitudes du marché sur l’évolution à venir des bénéfices des entreprises», a estimé Hideyuki Suzuki, analyste chez World Nichiei Securities. Les craintes d’un ralentissement de la production industrielle et d’une hausse du niveau des stocks risquent de continuer à paralyser le marché, d’autant qu’un «ralentissement de l’économie américaine aura des répercussions négatives sur des perspectives déjà sombres pour le Japon», a-t-il ajouté.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’activité toujours en l’absence d’une demande qui reste stagnante. Pourtant, la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, n’a guère été contrainte de vendre le billet vert, grâce à la présence d’une certaine contrepartie valable à l’offre en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Cela étant, le dollar a été invariablement fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, alors que les établissements de crédit continuaient à le négocier au point supérieur d’intervention de la BDL, selon ces mêmes milieux. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un volume d’affaires très minces, ne...