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Actualités - Chronologie

Avenir économique pour affaires de familles

Quand le Liban des années soixante voit des entrepreneurs étrangers s’installer dans le pays pour fonder leur entreprise de nettoyage, beaucoup de Libanais sont tentés par l’idée d’en faire autant ; le reste est vite fait. Des années 70 à nos jours, au sein des familles libanaises de toutes classes, le superflu se confond de plus en plus avec les besoins fondamentaux, et le mythe de la société de consommation n’est désormais plus à faire. Le nettoyage professionnel devient l’un de ses besoins essentiels à satisfaire. Une société de nettoyage est un établissement qui prend en charge toutes sortes de travaux de nettoyage et d’entretien des immeubles, des centres résidentiels, ainsi que des hôpitaux, des universités, des ministères publics, des restaurants et des hôtels, des ambassades et des consulats, des banques et des entreprises de presse... En bref, de toutes les grandes surfaces destinées à un usage collectif et quotidien et qui nécessitent donc un entretien systématique et méticuleux. Un service adressé aux professionnels Le marché des particuliers ne semble pas être visé par les sociétés de nettoyage. En effet, ces dernières sont contraintes de faire des investissements élevés, qui ne seraient pas rentabilisés par les tarifs pratiqués pour des particuliers. Selon Gaby Semaan, propriétaire et directeur général de la société de nettoyage et d’entretien A to Z Services, ces investissements sont multiples : «D’abord, le transport des machines nécessaires au nettoyage ; ensuite, le coût des produits ; sans oublier bien sûr la main-d’œuvre qu’il faut payer au jour le jour. Il est donc évident qu’une entreprise consacrée au nettoyage domestique pour les particuliers ne vaudrait pas vraiment le coup». Pour sa part, Antoine Kiameh, président-directeur général de la société USM, suit le même raisonnement quant à la question des services particuliers ; mais il affirme cependant qu’il accepterait occasionnellement de prendre en charge le nettoyage domestique de grandes surfaces, comme par exemple le lavage automatique des moquettes par des méthodes spécialisées, mais cela uniquement pour des superficies suffisamment importantes. Dans ce contexte, il est utile de mentionner que ces deux sociétés ont prévu des services spéciaux pour les désinsectisations et s’adressent, pour ce qui est de ce service, aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. Par ailleurs, Gaby Semaan affirme avoir une certaine prédilection à travailler pour l’État, ayant à charge le nettoyage et l’entretien des établissements publics, des bâtiments de direction, des administrations et des autres services qui lui sont relatifs (hôpitaux, universités, écoles, municipalités, etc.). «C’est beaucoup plus rentable, ajoute-t-il, bien que les procédures administratives soient une véritable corvée». À signaler que les entreprises de nettoyage en contrat avec l’État doivent d’abord répondre au cahier de charges défini et sont ensuite soumises, trois mois au préalable, à une adjudication qui sélectionne les candidats selon des normes précises. Absence de législations et question de main-d’œuvre Selon Antoine Kiameh, les lois gérant l’établissement des entreprises de nettoyage au Liban et celles organisant leur travail et leur fonctionnement sont les mêmes que celles prévues par la législation pour l’organisation de toutes les sociétés œuvrant au Liban, sans regard pour le genre de services que chaque société entreprend. Si cet état de fait ne semble pas le préoccuper outre mesure, Gaby Semaan, en revanche, envisage mal l’avenir sans législation particulière qui aborderait de près les conditions d’établissement, de travail et de fonctionnement des éventuelles sociétés à venir. «Pourquoi ne fonderait-on pas un syndicat pour les propriétaires des entreprises de nettoyage ?», suggère-t-il, avant d’enchaîner sur la question de la main-d’œuvre étrangère, fier d’avoir plus de 90 % de Libanais parmi ses ouvriers. Effectivement, Antoine Kiameh admet que la plupart des ouvriers travaillant pour son compte sont de nationalités étrangères, notamment des Indiens et des Bengalis. «Les Libanais n’acceptent jamais de faire ce que les autres n’ont aucun problème ou complexe à le faire», regrette-t-il. De plus, USM, qui a une branche active en Jordanie – elle entreprend notamment le nettoyage et l’entretien des aéroports du royaume – et pouvant potentiellement entreprendre des projets dans plus d’un pays arabe, a nécessairement besoin de recruter un nombre considérable d’ouvriers qui ne soient pas que des Libanais. Quant aux cadres spécialisés (à majorité libanaise) travaillant pour la société, ils sont formés par des experts étrangers à l’usage des différents produits de nettoyage, suivant les spécificités des surfaces à nettoyer et à entretenir. Antoine Kiameh improvise une comparaison assez révélatrice : «On ne nettoie pas un laboratoire d’analyses médicales comme on nettoierait les toilettes luxueuses d’un hôtel cinq étoiles. Tout doit être méticuleusement conçu et soigné pour entretenir et non pour abîmer, mais aussi pour que l’entreprise conserve une bonne réputation parmi les clients potentiels». Et l’environnement dans tout cela ? L’absence de législations gérant le fonctionnement des sociétés de nettoyage mène inévitablement à se questionner sur le problème récurrent de l’environnement au Liban. Le recyclage bat de l’aile dans notre pays, et les modes de destruction et de transformation adéquats, selon les différents types de déchets, ne sont pas pris en considération. De ce fait, et bien que les différentes entreprises ayant en charge la collecte des ordures le fassent quotidiennement, les déchets aussi bien organiques que non organiques sont regroupés dans des endroits bien définis, il est vrai, mais ne deviennent pas pour autant moins nocifs. Le problème est là, remis jusqu’à nouvel ordre, mais non résolu.
Quand le Liban des années soixante voit des entrepreneurs étrangers s’installer dans le pays pour fonder leur entreprise de nettoyage, beaucoup de Libanais sont tentés par l’idée d’en faire autant ; le reste est vite fait. Des années 70 à nos jours, au sein des familles libanaises de toutes classes, le superflu se confond de plus en plus avec les besoins fondamentaux, et le mythe de la société de consommation n’est désormais plus à faire. Le nettoyage professionnel devient l’un de ses besoins essentiels à satisfaire. Une société de nettoyage est un établissement qui prend en charge toutes sortes de travaux de nettoyage et d’entretien des immeubles, des centres résidentiels, ainsi que des hôpitaux, des universités, des ministères publics, des restaurants et des hôtels, des ambassades et des consulats, des...