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Actualités - Conferences Internationales

Qatar, un petit pays gazier, accueille le 9e sommet

Qatar, qui accueille à partir de dimanche le 9e sommet des chefs d’État de 56 membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), est un petit pays gazier du Golfe qui tente de se tailler une place parmi les grands de la région en se démarquant de ses voisins. D’une superficie de 11 437 km2 et avec une population de quelque 600 000 habitants, Qatar, une presqu’île sur le Golfe limitrophe de l’Arabie séoudite, possède les troisièmes réserves mondiales de gaz après la Russie et l’Iran. Misant sur cette richesse gazière, estimée par l’institut français Cedigaz à 8 500 milliards de mètres cubes, le pays s’est engagé dans un ambitieux programme d’industrialisation. Son actuel émir, Hamad ben Khalifa al-Thani, qui a pris le pouvoir en juin 1995 après avoir déposé son père, cheikh Khalifa, lors d’un coup d’État en douceur, s’est illustré par une politique indépendante à l’égard de ses pairs des monarchies du Golfe. Il a amorcé une ouverture en direction d’Israël et de l’Irak, en dépit de l’opposition de ses voisins. Cependant, l’Arabie a pu obtenir de Qatar la fermeture jeudi du bureau commercial israélien à Doha, à la veille du sommet islamique, au prix de fortes pressions de Ryad qui avait décidé de boycotter ce sommet en cas de maintien du bureau israélien. Cheikh Hamad a accueilli en novembre 1997 une conférence économique sur le Proche-Orient avec la participation d’Israël, malgré les réticences de plusieurs pays arabes, notamment le royaume séoudien, en raison du blocage du processus de paix au Proche-Orient. Un vieux conflit territorial l’opposant à Bahrein, proche de l’Arabie séoudite, est à l’origine du boycott par l’émir bahreini, Hamad ben Issa al-Khalifa, du sommet islamique à Doha, à quelques semaines du verdict de la Cour internationale de justice (CIJ) dans ce conflit. Le lancement à Doha d’une chaîne de télévision satellitaire, al-Jazira, qui dérange par ses émissions jugées trop audacieuses, a valu à Qatar des ennuis avec certaines capitales arabes qui avaient un moment rappelé leurs ambassadeurs en poste à Doha. Qatar, un modeste producteur de brut avec un quota OPEP de quelque 800 000 barils/jour, table sur un ambitieux programme d’industrialisation dont cheikh Hamad est le promoteur. L’accent est mis sur les projets de liquéfaction de gaz, les entreprises pétrochimiques, utilisant le gaz comme matière première, et les industries fortement consommatrices d’énergie comme l’aluminium. Une première entreprise de liquéfaction, Qatargas, a commencé en 1997 ses exportations vers le Japon et a été suivie en 1999 par une deuxième, Rasgas, dont la Corée du Sud est le principal client. Une troisième entreprise, destinée à approvisionner l’Inde, est en cours de négociation avec la firme américaine Enron.
Qatar, qui accueille à partir de dimanche le 9e sommet des chefs d’État de 56 membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), est un petit pays gazier du Golfe qui tente de se tailler une place parmi les grands de la région en se démarquant de ses voisins. D’une superficie de 11 437 km2 et avec une population de quelque 600 000 habitants, Qatar, une presqu’île sur le Golfe limitrophe de l’Arabie séoudite, possède les troisièmes réserves mondiales de gaz après la Russie et l’Iran. Misant sur cette richesse gazière, estimée par l’institut français Cedigaz à 8 500 milliards de mètres cubes, le pays s’est engagé dans un ambitieux programme d’industrialisation. Son actuel émir, Hamad ben Khalifa al-Thani, qui a pris le pouvoir en juin 1995 après avoir déposé son père, cheikh Khalifa, lors...