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Actualités - Chronologie

Bush a élargi sa base électorale au détriment du candidat démocrate

George W. Bush aura réussi à élargir la base traditionnelle des républicains, en empiétant, malgré le bilan économique d’Al Gore, sur la vaste coalition démocrate que Bill Clinton avait rassemblée, ont montré des études sur l’électorat américain. Gore, qui a certes obtenu une majorité de voix (49% contre 48% à M. Bush), a bien attiré le vote des Noirs (90 %), d’une majorité d’hispaniques (63 %) et de femmes salariées (58 %) ainsi que d’une majorité de personnes âgées. Mais il n’est pas parvenu à faire vraiment le plein des suffrages auprès d’autres catégories «modérées», qui lui auraient garanti la victoire. Notamment les habitants des vastes banlieues aisées, les femmes blanches (presque également partagées entre Bush et lui), et même les personnes aux revenus modestes. Cela ressort d’une vaste enquête, qu’a réalisée le Voter News Service – émanation des grandes chaînes de télévision américaines – auprès des électeurs à la sortie des urnes. Plusieurs quotidiens reproduisent ces données. «Si Gore emportait la présidence, ce serait avec une coalition nettement plus restreinte que celle assemblée par Clinton, plus dépendante de l’électorat démocrate de base, tel que les Noirs et les syndiqués», estime le Washington Post, en notant que pourtant «les appels populistes de Gore» n’ont pas porté leurs fruits. Le vice-président avait en effet promis de «se battre pour les familles laborieuses» pendant la campagne. George W. Bush a été comme prévu préféré par les hommes blancs (59 %) et il a pu limiter ses pertes chez les catholiques, les habitants des quartiers résidentiels, les hispaniques et les gens aux revenus moyens. De plus, le gouverneur du Texas n’a pas effarouché, malgré ses projets de privatisations partielles, les partisans de l’école publique et du système de retraite d’État. C’est que les personnalités des candidats ont joué un rôle certain. «Gore est plus intelligent, parle mieux, a plus d’expérience et pourtant il ne l’a pas emporté haut la main. Le fait est qu’il n’est pas aussi sympathique que George Bush», a déclaré le spécialiste en sondages John Zogby au journal USA-Today. Dans un pays en pleine prospérité, le vice-président démocrate n’a pas non plus vraiment tiré parti du bilan de l’administration sortante. «Gore, sottement, n’a pas mis l’accent sur l’économie», estime l’universitaire Stephen Wayne. Enfin, la forte personnalité de Bill Clinton a pesé sur l’élection. Élu deux fois président, M. Clinton a été reconnu pour son habileté à bâtir les majorités nécessaires au succès électoral en fédérant au centre des groupes sociaux, ethniques ou religieux et des intérêts locaux très variés. Selon l’enquête de VSN enfin, sur cinq électeurs se disant déçus des scandales du président sortant, quatre ont donné leur vote au candidat Bush.
George W. Bush aura réussi à élargir la base traditionnelle des républicains, en empiétant, malgré le bilan économique d’Al Gore, sur la vaste coalition démocrate que Bill Clinton avait rassemblée, ont montré des études sur l’électorat américain. Gore, qui a certes obtenu une majorité de voix (49% contre 48% à M. Bush), a bien attiré le vote des Noirs (90 %), d’une majorité d’hispaniques (63 %) et de femmes salariées (58 %) ainsi que d’une majorité de personnes âgées. Mais il n’est pas parvenu à faire vraiment le plein des suffrages auprès d’autres catégories «modérées», qui lui auraient garanti la victoire. Notamment les habitants des vastes banlieues aisées, les femmes blanches (presque également partagées entre Bush et lui), et même les personnes aux revenus modestes. Cela ressort d’une...