Thierry Dubois prendra jeudi le départ de son deuxième Vendée Globe avec l’espoir qu’il se passera mieux que le premier, où il avait été récupéré par les secours australiens après deux jours passés dans un radeau de survie. «Je ne crois pas que cela change ma manière d’aborder la course. La seule différence, c’est que, cette fois-ci, je sais où je vais. Au niveau de ma préparation, cela pousse peut-être à soigner plus certains détails que je ne considérais pas forcément comme importants la dernière fois», dit le skipper de Solidaires. «J’ai l’avantage de connaître la course et le parcours. Mon objectif est d’essayer de gagner. J’ai un bateau qui en a le potentiel. Mais pour gagner, il faut d’abord terminer», ajoute-t-il. Ayant dû abandonner son bateau après son chavirage, il en a reconstruit un nouveau en 1998 pour participer à l’édition 2000 du tour du monde en solitaire sans escale. Solidaires porte le message de la défense des droits de l’homme. «Mon projet réunit des hommes, des partenaires qui s’engagent ensemble pour une cause et pour tenter d’inciter les autres à plus de solidarité. Le but est de rappeler, à travers la nécessité de faire respecter les droits de l’homme», explique Thierry Dubois. De nombreuses entreprises le soutiennent financièrement, mais le barreur de Solidaires n’a pas encore complètement bouclé son budget. Bien qu’il soit né en région parisienne, ce navigateur de 33 ans se passionne pour la mer dès son plus jeune âge et décide à 20 ans de devenir navigateur professionnel. D’abord préparateur et équipier, il devient skipper en 1992 et termine 5e de sa première course Vannes-Les Açores-Vannes. L’année suivante, il remporte la mini-transat, déjà sous les couleurs d’Amnesty International. D’un monocoque de 6,50 m, il passe à un monocoque de 60 pieds (18,28 m) baptisé «Pour Amnesty International», à bord duquel il participe en 1995 a l’Open UAP puis en 1996 au Vendée Globe. «Ma première expérience devrait m’aider à gérer le rythme de ma course. Le danger étant de vouloir remettre du charbon par peur de voir le gars devant toi s’échapper. Je sais qu’une avarie est vite arrivée», insiste encore ce père de famille qui, même s’il part serein, n’a pas l’intention de prendre de risque inconsidéré.
Thierry Dubois prendra jeudi le départ de son deuxième Vendée Globe avec l’espoir qu’il se passera mieux que le premier, où il avait été récupéré par les secours australiens après deux jours passés dans un radeau de survie. «Je ne crois pas que cela change ma manière d’aborder la course. La seule différence, c’est que, cette fois-ci, je sais où je vais. Au niveau de ma préparation, cela pousse peut-être à soigner plus certains détails que je ne considérais pas forcément comme importants la dernière fois», dit le skipper de Solidaires. «J’ai l’avantage de connaître la course et le parcours. Mon objectif est d’essayer de gagner. J’ai un bateau qui en a le potentiel. Mais pour gagner, il faut d’abord terminer», ajoute-t-il. Ayant dû abandonner son bateau après son chavirage, il en a...
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