Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

IRAK Bagdad reprend les vols intérieurs après 10 ans de suspension

L’Irak a repris hier pour la première fois ses vols intérieurs, suspendus depuis la guerre du Golfe en 1991. Deux avions d’Iraqi Airways ont décollé vers 10h15 GMT de l’aéroport international Saddam à Bagdad pour Bassorah et Mossoul, a annoncé l’agence officielle Ina. Un Iliouchine s’est envolé pour Bassorah et un Antonov pour Mossoul, deux villes situées respectivement dans le sud et le nord de l’Irak où les États-Unis et la Grande-Bretagne imposent des zones d’exclusion aérienne. Une centaine de passagers, dont des journalistes de la presse internationale et des artistes, ont pris place à bord de l’Iliouchine, et une quarantaine de passagers ont pris l’appareil en direction de Mossoul, a-t-on appris de sources irakiennes concordantes. Cinquante minutes plus tard, l’Iliouchine s’est posé à l’aéroport international de Bassorah où l’appareil a été accueilli par quelque 10 000 personnes, arborant des portraits du président Saddam Hussein. «L’appareil a volé à 26 000 pieds et le voyage s’est passé normalement», a déclaré le commandant de bord, Sabah al-Douleimi. Les deux avions, qui ont décollé avec plusieurs heures de retard sur l’horaire prévu initialement, doivent retourner dans la journée à Bagdad, selon les mêmes sources. Iraqi Airways a annoncé qu’elle allait assurer des vols de passagers quotidiens Bagdad-Bassorah et Bagdad-Mossoul. Outre l’Iliouchine et l’Antonov, de fabrication russe, la compagnie dispose de 6 hélicoptères qu’elle entend utiliser pour son trafic interne. Peu après l’annonce le 30 octobre par Bagdad de la reprise de ce trafic, des responsables de l’Onu ont affirmé que les vols intérieurs étaient légaux aux termes des sanctions internationales. «Pour des raisons de sécurité, il serait utile que l’Irak fournisse à l’Onu ses plans et ses horaires de vols», avait indiqué pour sa part un porte-parole de la mission américaine aux Nations unies, Jay Strell. «Nous sommes libres sur notre sol et dans nos airs, et nous ne demandons d’autorisation à personne. C’est notre décision» de reprendre les vols intérieurs, a déclaré le ministre irakien des Transports Ahmad Mourtada à la presse, peu avant le décollage de Bagdad des premiers vols pour Bassorah et Mossoul. Ces vols intérieurs irakiens, suspendus depuis la guerre du Golfe en 1991, ne sont pas touchés par les sanctions, a reconnu Jay Strell. Les aéroports de Bassorah et de Mossoul sont situés dans les zones d’exclusion aérienne «où l’on empêche les avions militaires irakiens de menacer les voisins ou d’opprimer le peuple irakien», a-t-il souligné. De son côté, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Saïd al-Sahhaf a affirmé hier au Caire que son pays se moquait des interdits américains de survol du nord et du sud de l’Irak. Peu avant la guerre du Golfe, l’Irak avait mis la majorité de sa flotte civile et des avions militaires à l’abri des frappes alliées sur des aéroports de pays arabes et voisins, dont l’Iran. Bagdad réclame à Téhéran la restitution de 113 avions militaires et 33 autres civils, dont 5 appareils d’Iraqi Airways. M. Mourtada a affirmé dimanche avoir évoqué cette question avec son homologue iranien Mahmoud Hodjati Najafabadi, en visite en Irak pour la Foire internationale de Bagdad qui s’est ouverte mercredi. L’aéroport international Saddam a été rouvert le 17 août. Depuis cette date, près d’une cinquantaine d’avions en provenance de l’étranger y ont atterri en dépit de l’embargo aérien de fait observé contre l’Irak depuis 1990. L’Irak affirme que les résolutions internationales ne lui imposent pas d’embargo aérien, mais le Conseil de sécurité de l’Onu est divisé à ce sujet.
L’Irak a repris hier pour la première fois ses vols intérieurs, suspendus depuis la guerre du Golfe en 1991. Deux avions d’Iraqi Airways ont décollé vers 10h15 GMT de l’aéroport international Saddam à Bagdad pour Bassorah et Mossoul, a annoncé l’agence officielle Ina. Un Iliouchine s’est envolé pour Bassorah et un Antonov pour Mossoul, deux villes situées respectivement dans le sud et le nord de l’Irak où les États-Unis et la Grande-Bretagne imposent des zones d’exclusion aérienne. Une centaine de passagers, dont des journalistes de la presse internationale et des artistes, ont pris place à bord de l’Iliouchine, et une quarantaine de passagers ont pris l’appareil en direction de Mossoul, a-t-on appris de sources irakiennes concordantes. Cinquante minutes plus tard, l’Iliouchine s’est posé à...