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Actualités - Communiques Et Declarations

Une bonne nouvelle pour la crédibilité de Wim Duisenberg

La double intervention de la Banque centrale européenne hier devrait au moins un temps contribuer à restaurer la crédibilité de son président Wim Duisenberg, après sa gaffe dans le Times, malgré l’instabilité persistante de l’euro, selon des analystes. «L’intervention va dissiper les doutes nés de l’interview de M. Duisenberg au Times», estime Jens Dallmeyer, de la Deutsche Bank, interrogé entre les deux opérations. Dans cet entretien paru mi-octobre dans le quotidien britannique, le président de la BCE avait semblé exclure dans l’immédiat une nouvelle intervention après celle du 22 septembre, brisant ainsi la loi du silence en la matière. Ces propos avaient accéléré la chute de l’euro qui crevait deux jours plus tard de nouveaux planchers historiques. Et Wim Duisenberg s’était attiré les foudres de certains responsables politiques de la zone euro ainsi que les railleries de la presse, certains journaux réclamant sa démission. Or les interventions de vendredi se sont faites dans les règles de l’art en terme de communication. «La BCE a réussi à transformer l’incertitude liée aux élections américaines en effet de surprise. (...) M. Duisenberg apprend», se félicite Emmanuel Ferry, de la société de Bourse Exane à Paris. Jeudi, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion bimensuelle du conseil des gouverneurs, M. Duisenberg a refusé de répondre à toute question sur les interventions. Le président de la BCE a même réussi à induire certains journalistes en erreur en soulignant que la réduction du différentiel de croissance entre les États-Unis et la zone euro allait pousser l’euro à s’apprécier «tout seul». «OK, M. Duisenberg. Pas d’intervention», en concluait un journaliste à la sortie de la conférence de presse. Au-delà de la politique de communication, «c’est la première intervention sans l’aide des Américains ni du Japon, ni de l’Angleterre. La BCE est en train de se faire un nom, de faire ses armes. C’est plutôt positif», estime pour sa part Eugène Burghardt, responsable de la salle des marchés obligataires de la Deutsche Bank à Paris. L’intervention en solo de la BCE redonne «un peu de crédibilité» au gendarme monétaire européen, renchérit Mike Moran, économiste à Standard Chartered. À plus long terme, la crédibilité de la Banque centrale comme celle de M. Duisenberg dépendront toutefois bien sûr de la réussite de ces interventions. Celles-ci seront jugées à l’aune de l’évolution de l’euro dans les prochaines semaines. Pour M. Ferry il est encore trop tôt pour conclure à un succès, mais la BCE est en tout cas intervenue à un moment où les conditions étaient réunies. Ce qui déjà est un bon point pour sa crédibilité.
La double intervention de la Banque centrale européenne hier devrait au moins un temps contribuer à restaurer la crédibilité de son président Wim Duisenberg, après sa gaffe dans le Times, malgré l’instabilité persistante de l’euro, selon des analystes. «L’intervention va dissiper les doutes nés de l’interview de M. Duisenberg au Times», estime Jens Dallmeyer, de la Deutsche Bank, interrogé entre les deux opérations. Dans cet entretien paru mi-octobre dans le quotidien britannique, le président de la BCE avait semblé exclure dans l’immédiat une nouvelle intervention après celle du 22 septembre, brisant ainsi la loi du silence en la matière. Ces propos avaient accéléré la chute de l’euro qui crevait deux jours plus tard de nouveaux planchers historiques. Et Wim Duisenberg s’était attiré les foudres de...