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Actualités - Chronologie

Les priorités : élargissement, emploi et environnement

Élargissement, emploi et environnement sont les trois priorités de la Suède qui prend le 1er janvier, pour la première fois depuis son entrée dans l’Union européenne (UE), la présidence semestrielle de l’union. Après l’accord inachevé du sommet de Nice (France) et les difficultés rencontrées par le couple franco-allemand lors de la présidence française qui prendra fin le 31 décembre, la Suède promet une «consolidation active» des projets mis en chantier par les Quinze au cours des dernières années. «La mise en œuvre des réformes fait partie intégrante de tout processus politique», indique le Premier ministre (social-démocrate) suédois Goeran Persson. «Autrement, faute de concret, il risque d’y avoir une désaffection» pour la construction européenne, ajoute-t-il. À cet égard, le passage de l’UE de 15 à 28 États-membres – préparé par le timide compromis de Nice sur la réforme des institutions – ainsi que la poursuite du dialogue avec la Russie constituent un «défi historique» pour l’Union et la «tâche prioritaire» de la présidence suédoise, selon M. Persson. L’élargissement rapide du club des Quinze aux 13 pays candidats d’Europe centrale et de l’Est fait, paradoxalement, l’unanimité dans le royaume alors que la Suède passe pour être un membre réticent de l’UE et que son gouvernement est sceptique sur la création d’un cadre constitutionnel, idée lancée par l’Allemagne avant d’être reprise par la France. «Les milieux politiques et économiques considèrent que l’élargissement ouvrira à la Suède de nouveaux marchés et permettra, avec l’arrivée des trois pays baltes (Lettonie, Lituanie et Estonie), de faire de la région l’une des plus dynamiques d’Europe», note Olof Petersson, du groupe «Économie et société», dans une récente étude sur «Le débat suédois sur l’Europe». «Il est ahurissant de noter que l’élargissement n’est pas associé à une argumentation active en faveur de réformes institutionnelles», ajoute le chercheur. Or, «pour pouvoir garantir l’élargissement et le libre-échange, il faut une conception réfléchie des institutions futures et du mode de travail de l’UE», selon lui. Avec l’emploi, thème du conseil européen de Stockholm (23-24 mars), la Suède cherchera à trouver les voies de retour au plein-emploi grâce à l’innovation technologique et à la formation, dans le droit fil des objectifs fixés par le sommet de Lisbonne pour créer l’économie la plus dynamique et la plus concurrentielle au monde. Stockholm mettra notamment l’accent sur le déficit de main-d’œuvre qualifiée dans l’Union, alors que le chancelier allemand Gerhard Schroeder vient de proposer l’interdiction pendant sept ans de l’accès du marché du travail des Quinze aux ressortissants des pays qui seront acceptés dans l’Union à partir de janvier 2003, provoquant un tollé de protestations dans les pays candidats. S’agissant de l’environnement, la Suède considère que le développement de l’emploi passe par la promotion d’une croissance «durable», notamment grâce aux nouvelles technologies de l’information, un domaine où elle est en pointe en Europe et dans le monde. Le conseil européen de Goeteborg (15-16 juin) devra discuter des lignes directrices d’une telle stratégie de croissance intégrant les aspects environnementaux, économiques et sociaux sur la base d’un projet présenté par la Commission. À cette fin, la Suède demandera à ses partenaires de pousser leurs feux dans le secteur des biotechnologies, «le prochain développement industriel», selon M. Persson. La réunion doit se poursuivre, probablement dans la même ville, par le traditionnel sommet semi-annuel UE/États-Unis au cours duquel M. Persson devrait recevoir, au nom de l’union, le nouveau président américain, George W. Bush. La Suède, qui a refusé l’euro en 1999, se retrouvera par ailleurs dans une situation inédite : bien que présidant l’Union, elle restera à l’écart de la mise en place, en 2002, de la monnaie unique pour 300 millions d’Européens, le dossier-clé de l’année 2001. La présidence de l’Eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances des onze pays membres de la zone euro, sera en fait assurée par la Belgique, qui succédera à la Suède à la présidence de l’UE, le 1er juillet. La présidence coûtera quelque 835 millions de couronnes suédoises (96 millions d’euros) aux contribuables du royaume.
Élargissement, emploi et environnement sont les trois priorités de la Suède qui prend le 1er janvier, pour la première fois depuis son entrée dans l’Union européenne (UE), la présidence semestrielle de l’union. Après l’accord inachevé du sommet de Nice (France) et les difficultés rencontrées par le couple franco-allemand lors de la présidence française qui prendra fin le 31 décembre, la Suède promet une «consolidation active» des projets mis en chantier par les Quinze au cours des dernières années. «La mise en œuvre des réformes fait partie intégrante de tout processus politique», indique le Premier ministre (social-démocrate) suédois Goeran Persson. «Autrement, faute de concret, il risque d’y avoir une désaffection» pour la construction européenne, ajoute-t-il. À cet égard, le passage de l’UE de...