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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : marché clos

Le marché libanais des changes est resté fermé hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Fitr. Rappelons que le dollar avait clôturé l’année, mardi dernier, au taux moyen de 1 507,50 LL, sans aucun changement par rapport à la fin de l’année précédente, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention élargie en l’état durant toute cette période, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Le marché de Beyrouth reprendra ses activités normalement dès le mardi prochain au lendemain du Nouvel An. L’euro bloqué sous 0,93 dollar À l’étranger, l’euro est resté bloqué sous le seuil de 0,93 dollar hier, sur les marchés des changes internationaux peu actifs et préoccupés par la santé de l’économie japonaise qui pèse depuis cinq jours consécutifs sur le yen. Les cambistes rechignaient donc à racheter la devise nippone, s’inquiétant toujours des mauvaises nouvelles sur l’économie japonaise. Certes, depuis début novembre le yen a perdu près de 5 % contre le dollar et 12 % contre l’euro, après la publication d’une série de statistiques qui font craindre une contraction de l’économie japonaise. De fait, le mois de novembre a été des plus maussades, avec une baisse inattendue de la production industrielle, des dépenses de ménages atones et la diminution des ventes de voitures, alors que dans le même temps le chômage est remonté à son plus haut niveau depuis le printemps. Pour les analystes financiers, le couple dollar-yen évolue au gré d’une course entre deux économies en voie de ralentissement. Toutefois, l’atterrissage brutal de l’économie américaine est seulement perçu comme un accroc, tandis que cela fait depuis longtemps que l’incapacité du Japon à se redresser déçoit les marchés, souligne-t-on dans ces mêmes milieux. Les investisseurs semblent craindre que la faiblesse des dépenses de consommation des ménages au Japon mène à la récession, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. La situation n’est toutefois pas très rose aux États-Unis où l’indice de confiance des consommateurs dans les conditions présentes et futures de l’économie est en baisse. Établi par le Conference Board, cet indice a chuté en décembre de 4,3 points pour s’établir à 128,3 points contre 132,6 points en novembre (chiffre révisé), a annoncé hier l’institut de conjoncture privé. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse pour cet indice qui a perdu 14 points depuis septembre dernier, soit 10 %. Quant à l’euro, il s’est légèrement tassé hier face au billet vert, après la forte remontée de ces derniers jours. La monnaie unique s’est légèrement repliée sous le seuil de 0,93 dollar après la publication d’un léger déficit de la balance des transactions courantes de la zone euro. Celle-ci a enregistré un léger déficit de 100 millions d’euros en novembre contre un déficit de 500 millions d’euros en octobre, a indiqué hier la Banque centrale européenne dans un communiqué. Bien que ces chiffres ne soient pas très significatifs, mais avec un marché étroit ils ont suffi pour faire bouger un peu les cours, ont indiqué les analystes de la HSBC. C’est dans ce contexte que le dollar devait se négocier à New York hier, sur un ton relativement soutenu comme suit : – 0,9285 pour un euro contre 0,9310, la veille – 1,4925 pour un sterling contre 1,4965 – 2,1065 DM contre 2,1005 – 7,0650 FF contre 7,0460 – 1,6360 FS contre 1,6355 – 2 085,40 lires contre 2 079,75 – 114,35 yens contre 114,15. Tendance mitigée sur les marchés américains Sur les places boursières internationales, le principal indice de la Bourse de New York, le Dow Jones des 30 vedettes industrielles (DJIA) était en progression en cette avant dernière séance de l’année contrairement à l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq qui était en recul. Selon les professionnels, Wall Street a été poussée à la hausse par la chasse aux bonnes affaires, les investisseurs jetant leur dévolu sur les valeurs pharmaceutiques et les bancaires et délaissant les valeurs de la haute technologie malgré leur petite hausse de la veille. À cela auraient contribué les remous provoqués hier par Prudential Securities sur les constructeurs informatiques en revoyant à la baisse les chiffres d’affaires de Dell et IBM au quatrième trimestre pour cause de pression sur les prix de vente. C’est ainsi que IBM et Dell ne tardaient pas à renouer avec la baisse entraînant dans leur sillage Apple et Compaq. Pourtant, le secteur de l’Internet était partagé avec la remontée de Gateway et Time Warner et la baisse de America Online (AOL) après des informations parues hier dans le Wall Street Journal faisant état de nouveaux retards dans leur fusion. Selon ce journal, la Commission fédérale des communications américaines (FCC) devrait prolonger au début de 2001 son examen de la fusion entre le géant de l’Internet et celui des médias, occasionnant des coûts supplémentaires pour les deux compagnies. Dans le secteur de l’automobile, Daimler-Chrysler continuait à perdre du terrain à la suite d’informations parues dans le Financial Times Deutschland affirmant que les ventes de Chrysler auraient chuté de 14,7 % en décembre aux États-Unis. Par sympathie, General Motors a suivi la même tendance contrairement à Ford qui a réussi à trouver un terrain d’entente avec plusieurs plaignants qui lui réclamaient des dommages et intérêts suite à des accidents liés aux pneus Firestone. Parmi les secteurs en hausse qui ont soutenu Wall Street, les pharmaceutiques venaient en tête avec les bancaires, servant de valeurs refuge dans un environnement boursier et économique confus les rendant attrayantes. Pourtant d’un point de vue macro-économique, les signes de ralentissement de l’économie américaine sont indéniables mais leur ampleur (atterrissage plus ou moins en douceur) est difficile à lire dans les indicateurs et continuent à faire l’objet de débats entre économistes. Ainsi, les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations-chômage aux États-Unis ont baissé de 23 000 unités au cours de la semaine dernière close le 23 décembre à 333 000 dossiers, un peu plus que ne le prévoyaient les analystes. Il en est de même de la hausse 4,4 % des reventes de logements le mois dernier contre une baisse de 3,1 % en octobre. À l’inverse, l’indice de confiance des consommateurs américains a chuté de 4,3 points en décembre pour s’établir à 128,3 points contre 132,6 points en novembre. Quoi qu’il en soit, le DJIA a dû poursuivre une progression tranquille, fluctuant entre un plus bas à 10 774,72 points et un plus haut à 10 875,96 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 868,38 points, en hausse de 65,22 points sur la veille. En revanche, l’indice composite Nasdaq s’est montré fragile, frôlant le seuil des 2 500 points. Vodafone a pesé sur les télécoms en Europe Les marchés boursiers européens conservaient des gains modestes jeudi en fin de journée, dans des échanges ténus. Quelques toilettages de portefeuilles de dernière minute ont dopé une poignée de technologiques et de financières. Le Nasdaq, avec une hausse proche de 1%, apporte un certain soutien, en dépit de la révision des prévisions de chiffre d’affaire pour IBM opérée par une banque d’affaires. L’indice FTSE Eurotop 300 a avancé de 0,67% à 1 539,88 et l’Euro Stoxx 50, de 1,05 % à 4 770,90. Vodafone, première capitalisation boursière européenne, a perdu 2,2 %, ce qui limite la progression et fait perdre à l’indice des télécoms, 1,23 %. les investisseurs s’inquiètent des répercussions d’une éventuelle action en justice contre les opérateurs mobiles aux États-Unis, portée par des plaintes de victimes de tumeurs au cerveau. Le Times écrit que Peter Angelos, un avocat qui a récemment permis le déboursement par l’industrie du tabac de $4,2 milliards de dommages et intérêts, projetait d’ouvrir 10 procès contre divers opérateurs et fabricants de matériels pour les télécomms, fixes ou mobiles. Verizon, premier opérateur mobile américain et dont Vodafone détient 45 %, serait cité dans la quasi-totalité de plaintes. France Télécom, Telefonica, British Telecommunications et Deutsche Telekom figurent toutes parmi les valeurs vedettes européennes les plus faibles du jour. Tokyo : en nouvelle baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,25 % jeudi dans un marché étroit marqué par des prises de bénéfices et une forte chute de deux courtages Nomura Securities, ont indiqué des opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 34,53 points à 13 946,96. L’indice élargi Topix a cédé 2,30 points à 1 291,65. Les échanges étaient minces pour la dernière séance non écourtée avant le Nouvel An, la Bourse fermant à la mi-séance vendredi. Quelque 413 millions de titres ont changé de mains, un chiffre néanmoins un peu supérieur aux 347 millions de titres échangés mercredi. «Le prix des actions a un peu augmenté au cours des derniers jours, alors que les acteurs ont pris leurs bénéfices heir matin», a souligné Kazunori Hinnai, responsable adjoint du département actions de Daïwa SB Capital Markets. Hidenori Kawasaki, responsable du département actions de Kokusaï Securities, a souligné la «pénurie d’incitations à l’achat». Mais le Nikkei «est bien soutenu car les fonds mutuels font la chasse aux bonnes affaires autour des 13 800 points», a-t-il estimé. «L’indice ne devrait pas chuter fortement» à court terme. Le recul de DoCoMo a pesé sur l’indice, les investisseurs s’inquiétant de la coûteuse vague d’investissements internationaux de la compagnie de téléphonie mobile. Le titre a abandonné 5,6 % (-120 00 yens) à 2.01 millions de yens. «Les investisseurs s’inquiètent de savoir si DoCoMo peut lever suffisamment de fonds pour financer ses investissements internationaux l’année prochaine», a indiqué Masaru Kazama, responsable du département actions de Nissan Securities. DoCoMo a minimisé la semaine dernière une information du Financial Times selon laquelle il comptait lancer une augmentation de capital de quelque 9 milliards de dollars pour financer son acquisition de 16 % du capital de l’américain ATT Wireless, chiffrée à 9,8 milliards de dollars. Cette prise de participation, annoncée le mois dernier, était le dernier d’une série de coûteux investissements à l’étranger par la plus grande compagnie japonaise de téléphonie mobile.
Le marché libanais des changes est resté fermé hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Fitr. Rappelons que le dollar avait clôturé l’année, mardi dernier, au taux moyen de 1 507,50 LL, sans aucun changement par rapport à la fin de l’année précédente, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention élargie en l’état durant toute cette période, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Le marché de Beyrouth reprendra ses activités normalement dès le mardi prochain au lendemain du Nouvel An. L’euro bloqué sous 0,93 dollar À l’étranger, l’euro est resté bloqué sous le seuil de 0,93 dollar hier, sur les marchés des changes internationaux peu actifs et préoccupés par la santé de l’économie japonaise qui pèse...