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Actualités - Communiques Et Declarations

Les agences de l’Onu évaluent les mesures de sécurité pour leur retour

Les agences de l’Onu évaluent les mesures de sécurité existant en Afghanistan en vue de permettre aux personnels expatriés de regagner leurs postes, a indiqué vendredi à Genève le porte-parole de l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). «Nous sommes en train d’évaluer la situation : nous vérifions si les mesures de sécurité pour le personnel des Nations unies sont telles que nous puissions avoir confiance. À ce moment-là, le personnel international rentrera dans ses postes», a déclaré le porte-parole, Donato Kiniger Passigli. «Les programmes humanitaires continuent, du personnel local travaille sur place», a-t-il ajouté. Environ 60 membres des agences de l’Onu avaient quitté le pays avant l’adoption mardi des sanctions par le Conseil de sécurité contre les taliban dans la crainte de manifestations hostiles des Afghans. Au lendemain du vote du Conseil de sécurité, les taliban avaient annoncé la fermeture du bureau des missions spéciales des Nations unies. Un officiel de l’Onu a affirmé hier à Kaboul qu’en raison du calme régnant dans le pays, les expatriés envisageaient de retourner à partir de dimanche. La Fédération internationale des sociétés de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge «continue son travail, après les assurances fournies au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) par les autorités», selon un communiqué de la Fédération. Le CICR avait décidé dès mercredi de maintenir toutes ses activités dans le pays. La Fédération continuera à renforcer les structures du Croissant-Rouge afghan qui jouent un rôle vital : 1,5 million de consultations ont été effectuées dans 48 cliniques tenues par le Croissant-Rouge en l’an 2000. Les taux de mortalité infantile et maternelle de l’Afghanistan sont les plus élevés dans le monde. Les efforts de la Fédération pour constituer des stocks de secours d’urgence ont été retardés par le manque de contributions de la Communauté internationale à son appel de 7,5 millions de francs suisses (5 M EUR) pour faire face à la sécheresse, qui a été couvert à 56% seulement. Le Programme alimentaire mondial (PAM) n’aura plus de réserves de nourriture en Afghanistan en avril si de nouvelles promesses de ressources ne lui parviennent pas. Par ailleurs, l’OCHA estime à 300 000 les personnes dont la vie est en danger dans l’ouest de l’Afghanistan en raison de la sécheresse. L’afflux continu de déplacés, tant que les conditions climatiques le permettent, vers la ville d’Herat, jadis relativement opulente, est particulièrement alarmant : 68 000 personnes sont entassées dans des camps aux environs, qui manquent de tentes, ce qui oblige certains arrivant à dormir dehors par des températures glaciales. Le nombre de ceux qui ont afflué directement dans la ville ou qui ont passé la frontière vers l’Iran n’est pas connu. Dans un flux en sens inverse, le rapatriement des réfugiés afghans en Iran, en grande partie vers Hérat, Kaboul et d’autres régions de l’ouest de l’Afghanistan, a conduit depuis avril au retour de 134 000 réfugiés en 275 convois : une des plus importantes opérations menées par le Haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR) depuis quelques années.
Les agences de l’Onu évaluent les mesures de sécurité existant en Afghanistan en vue de permettre aux personnels expatriés de regagner leurs postes, a indiqué vendredi à Genève le porte-parole de l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). «Nous sommes en train d’évaluer la situation : nous vérifions si les mesures de sécurité pour le personnel des Nations unies sont telles que nous puissions avoir confiance. À ce moment-là, le personnel international rentrera dans ses postes», a déclaré le porte-parole, Donato Kiniger Passigli. «Les programmes humanitaires continuent, du personnel local travaille sur place», a-t-il ajouté. Environ 60 membres des agences de l’Onu avaient quitté le pays avant l’adoption mardi des sanctions par le Conseil de sécurité contre les taliban...