À bout de souffle, les constructeurs italiens commençaient à s’endormir sur leurs lauriers. Puis l’an 2000 vint les secouer, et ce fut le réveil. C’est la fin du marasme. Réveil en trombe et succès mérité pour de nouvelles voitures à la hauteur des espérances d’un public de plus en plus exigeant. Chez Alfa Romeo, c’est la 156, dont le lancement fut doublé par un effet de surprise, qui a sauvé la marque. Introduite en 1997, et inaugurant le salut d’Alfa Romeo, ce fut l’une des berlines les plus prisées du moment. D’ailleurs, ses ventes sont toujours en progression. Une ligne magistrale, subtil mélange de force et de caractère, lui confère une personnalité propre. Elle se décline en plusieurs versions, chacune destinée à une catégorie de conducteurs. Concernant la 156 Selespeed, Pierre Heneiné pour Bassoul-Heneiné, souligne : «Elle procure des sensations de pilotes de Formule 1. Elle est munie d’une boîte de vitesses séquentielle avec commandes au volant, développée en collaboration avec Magneti Marelli. De plus, elle comporte la fonction automatique City, spécialement étudiée pour la conduite en agglomération. Quant à la 156 Q-SYSTEM, elle allie le confort de la transmission automatique au plaisir de la commande manuelle. Trois logiques de conduite automatique selon l’humeur ou les conditions climatiques sont disponibles : fonction City, Sport ou Ice». Pour la famille aussi «D’un autre côté, ajoute Pierre Heneiné, la 156 Sportwagon (break) a beaucoup de succès au Liban et à l’étranger. C’est une 156 avec malle arrière. Elle est sportivement luxueuse et très fiable. Destinée aux familles, elle est plus spacieuse et plus pratique que la 156, tout en conservant son look de voiture sportive. En fait, c’est un break de sport». Le système Selespeed est une nouvelle technologie qui associe la boîte mécanique à une gestion électronique. On peut donc changer de vitesse de façon séquentielle, sans embrayage. L’Alfa 156 Sportwagon est l’interprétation la plus évoluée de l’esprit de la marque : belle, sportive, moderne. Elle se situe au sommet de la technologie automobile et procure un plaisir de conduite sans compromis. Question sécurité, elle est équipée d’airbags, d’un système ABS qui gère la distribution du freinage (EBD), d’un habitacle à structure renforcée, etc., le tout destiné à respecter les normes de sécurité renforcée que privilégie désormais ce constructeur milanais. D’un autre côté, la 166, «introduite après le succès de la 156, est légèrement plus chère, mais elle est très appréciée des clients», assure Pierre Heneiné. Synonyme de berline à la fois élégante et sportive, c’est le haut de gamme d’après Alfa Romeo. La sécurité active s’impose Chez Alfa, à l’heure actuelle la sportivité est indissociable du respect du pilote et de ses passagers en termes d’habitabilité, de confort et surtout de sécurité préventive, active et passive. «Nous avons tendance à privilégier la sécurité passive, explique Pierre Heneiné, à savoir, l’ensemble de dispositifs destinés à minimiser les conséquences d’un choc : airbags, barres latérales de renfort, etc. Il ne faut pourtant pas négliger les paramètres de la sécurité active, susceptible d’éviter un accident : une grande réserve de puissance, un comportement dynamique prévisible, un freinage immédiat et efficace, etc.». Actuellement, Alfa Romeo joue la carte sécurité et déploie beaucoup d’efforts en la matière ; par exemple, l’ABS est introduit en série sur tous les modèles depuis 1999. Dans la 166, outre l’ABS, nous avons plusieurs systèmes de sécurité, à savoir, le système STR (Sport Throttle Response) qui permet au conducteur de modifier la réponse du moteur en fonction de l’action sur la pédale d’accélérateur. Le système antipatinage ASR (Anti-Slip Regulation) – en série ou en options selon les versions – garantit une stabilité maximale en empêchant les roues motrices de patiner. Quant au TSC (Traction Control System), c’est un système de contrôle automatique de la traction, et l’EBD (Electronic Breakforce Distribution) est un correcteur de freinage. Sans oublier le système de suspension avant «quadrilatère haut», dérivé des solutions adoptées sur les voitures de compétition, et la suspension arrière à bras multiples qui met en valeur les qualités de tenue de route et de stabilité.
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