Le pasteur noir démocrate Jesse Jackson a mis en cause la légitimité de l’élection présidentielle américaine, lors d’une rencontre à Los Angeles avec des responsables d’organisations religieuses et des libertés civiques. Selon lui, les Noirs, les victimes de l’holocauste, les étudiants ont été intentionnellement tenus à l’écart du processus électoral, cela au moyen d’un complot mené par la droite, qui a tout fait pour retarder les choses et pour organiser des décomptes frauduleux de bulletins de vote. «Ce qui se passe, c’est un coup d’État mené par la Cour suprême des États-Unis», a-t-il accusé lors d’une conférence de presse. «Le combat des libertés civiques en faveur d’un nouveau compte des voix va continuer», a-t-il ajouté. Jesse Jackson a annoncé son intention d’organiser une série de rassemblements pacifiques, à la mi-janvier, pour montrer qu’entre autres choses, l’élection a peut-être violé la loi fédérale de 1965 sur le droit de vote. Ces manifestations débuteront le 15 janvier – jour anniversaire de la naissance de Martin Luther King – et se poursuivront devant divers bâtiments fédéraux de l’ensemble des États-Unis jusqu’à l’investiture de George W. Bush, le 20 janvier, a précisé Jesse Jackson. Les accusations du pasteur noir surviennent au moment où plusieurs dizaines d’organisations s’apprêtent à recompter manuellement en Floride des bulletins de vote litigieux, afin de répondre une fois pour toutes aux questions toujours en suspens concernant l’issue réelle du scrutin dans cet État, où une prise en compte de ces milliers de bulletins litigieux aurait pu modifier du tout au tout des résultats plus que serrés. De plus, certaines informations de presse ont vu le jour qui semblent mettre en doute l’impartialité de deux juges de la Cour suprême fédérale, Sandra Day O’Connor et Clarence Thomas. Jesse Jackson cite un article du magazine Newsweek de dimanche dernier, selon lequel Sandra Day O’Connor aurait été consternée lorsque, durant la nuit électorale américaine, les chaînes de télévision avaient annoncé, dans un premier temps, que la Floride était acquise aux démocrates. «C’est terrible», aurait-elle alors dit. O’Connor, âgée de 70 ans, était présidente du groupe républicain (majoritaire) au Sénat d’Arizona avant d’être nommée en 1981 par le républicain Ronald Reagan à la Cour suprême fédérale. Jackson fait d’autre part valoir que l’épouse du juge Clarence Thomas, qui a été nommé à la Cour suprême fédérale par le président George Bush en 1991, travaille pour un club de réflexion conservateur de Washington, Heritage Foundation, qui a aidé George Bush Jr dans sa campagne électorale. O’Connor et Thomas sont deux des cinq juges de la Cour suprême qui ont voté en faveur de l’interruption de décomptes manuels de bulletins litigieux en Floride, et accordé de fait la victoire électorale à George W. Bush. Quatre juges ont voté contre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le pasteur noir démocrate Jesse Jackson a mis en cause la légitimité de l’élection présidentielle américaine, lors d’une rencontre à Los Angeles avec des responsables d’organisations religieuses et des libertés civiques. Selon lui, les Noirs, les victimes de l’holocauste, les étudiants ont été intentionnellement tenus à l’écart du processus électoral, cela au moyen d’un complot mené par la droite, qui a tout fait pour retarder les choses et pour organiser des décomptes frauduleux de bulletins de vote. «Ce qui se passe, c’est un coup d’État mené par la Cour suprême des États-Unis», a-t-il accusé lors d’une conférence de presse. «Le combat des libertés civiques en faveur d’un nouveau compte des voix va continuer», a-t-il ajouté. Jesse Jackson a annoncé son intention d’organiser une série...