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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar offert dans un marché étroit

Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché offert mais étroit sur lequel la demande en cette monnaie est restée limitée aux besoins commerciaux très courants des opérateurs. Pourtant la tendance du marché continuait à être gouvernée par l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert. Par conséquent, le dollar, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, devait être négocié relativement à la baisse dans les échanges interbancaires, entre 1 510,75 et 1 511,25 LL en fin de journée, après avoir ouvert entre 1 512,50 et 1 513,50 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, l’activité du marché n’a pas pu se développer en raison de l’étroitesse de la demande. C’est ainsi que le volume d’affaires aurait atteint hier quelque huit millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit sans le moindre recours à la BDL. Coup d’arrêt à la hausse de l’euro À l’étranger, l’euro se maintenait fermement au-dessus du seuil de 0,89 dollar en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux, après avoir frôlé le seuil de 0,90 dollar au début de la journée en Europe, profitant de la multiplication des signes de ralentissement économique aux États-Unis. Les spéculateurs tablent d’ores et déjà sur une baisse des taux d’intérêt américains aujourd’hui, à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fedérale (Fed) et à quelques jours des fêtes de Noël où les échanges deviennent très réduits, selon la plupart des analystes. Selon ces mêmes milieux, l’euro a profité des inquiétudes des cambistes concernant le ralentissement de la croissance aux États-Unis : la baisse inattendue de la production industrielle en novembre, annoncée vendredi dernier, pousse les opérateurs à parier sur une réduction des taux d’intérêt et les incite du même coup à se délester un peu de leurs dollars. À cet égard, ils ont fait mention du discours prononcé le 5 décembre dernier par le président de la Fed, Alan Greenspan, dans lequel il avait mis en garde contre les risques récessionnistes avec une baisse excessive des valeurs boursières. Mais selon d’autres experts financiers, la Fed devrait opter aujourd’hui, lors de sa dernière réunion cette année, pour une position neutre et non pour une baisse du loyer de l’argent. «Une baisse des taux serait perçue comme une décision politique après la rencontre hier de Bush et d’Alan Greenspan», indique-t-on dans ces mêmes milieux. Le président de la Fed, Alan Greenspan, est arrivé hier en tout début de matinée à l’hôtel de George W. Bush pour une rencontre avec le nouveau président élu. La veille, George W. Bush avait, en annonçant cette rencontre, tenu à réaffirmer son engagement de mettre en œuvre un programme de réduction d’impôts de 1 300 milliards de dollars pour stimuler la croissance économique. De ce fait, le dollar ne tardait pas à reprendre son souffle, bénéficiant aussi d’un nouvel accès de faiblesse du yen en rapport avec les mauvaises nouvelles concernant l’économie japonaise. Pour la première fois depuis juillet 1998, la Banque du Japon a revu hier à la baisse ses prévisions économiques. «L’économie japonaise continue de se redresser mais à un rythme quelque peu moins rapide en raison de la décélération des exportations», a-t-elle estimé dans son rapport mensuel pour décembre. Cela étant, le dollar est parvenu à freiner son mouvement de baisse en ce début de semaine, se négociant à New York, comme suit : – 0,8940 pour un euro contre 0,8945, vendredi dernier – 1,4735 pour un sterling contre 1,4755 – 2,1885 DM contre 2,1865 – 7,3390 FF contre 7,3325 – 1,6820 FS contre 1,6840 – 2 166,35 lires contre 2 164,40 – 112,10 yens contre 112,65. Bourse de Beyrouth : tendance légèrement faible À la Bourse de Beyrouth, la baisse des actions B de Solidere, de 7 1/8 à 7,00 dollars, dans une proportion plus grande que la hausse des actions des Ciments libanais, de 12/32 à 13/32 dollar, est venue affecter hier la tendance générale dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,13 % à 64,02 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,42 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché dépourvu d’activité avec quelque 60 070 actions négociées d’une valeur globale de 87 080 dollars. Marchés américains mitigés Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières étaient partagés en ce début de semaine, Wall Street progressant dans l’espoir d’une baisse des taux d’intérêt à la veille de la dernière réunion aujourd’hui du comité de politique monétaire de la Fed, tandis que le Nasdaq affichait de nouveau quelques pertes, inquiet pour nombre de valeurs de la haute technologie. De l’avis unanime des professionnels, le comité monétaire de la Fed devrait confirmer aujourd’hui le ralentissement de l’économie américaine, ce qui laisse entrevoir une baisse des taux d’intérêt dans les prochains mois. Le futur président américain George W. Bush s’est déclaré préoccupé du ralentissement exagéré de l’économie, réaffirmant son engagement de mettre en œuvre un programme important de relance basé sur des réductions d’impôts de 1 300 milliards de dollars. De son côté, le président de la Fed affichait sa préférence pour une réduction de la dette fedérale dans les 10 à 15 prochaines années. C’est dans ce contexte que l’indice composite Nasdaq a dû abandonner ses gains de la matinée pour frôler le seuil des 2 600 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la hausse entre un plus bas à 10 433,34 points et un plus haut à 10 679,92 points, avant d’afficher en préclôture 10 646,93 points, en hausse de 211,97 points sur vendredi dernier. Modeste rebond des Bourses européennes Les Bourses européennes ont terminé la séance de lundi en progrès, mais sous leur plus haut de la journée, chacun attendant l’importante réunion de la Réserve fédérale prévue mardi aux États-Unis. En clôture, soit peu après la clôture de la plupart des Bourses européennes, l’indice FTSE Eurotop 300 progressait de 0,63 %, tandis que l’indice DJ Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, gagnait 0,46 %. L’indice sectoriel des technologiques, qui avait mené les hausses dans la matinée, ne gagnait plus que 0,46 %. Le redressement du Nasdaq à l’ouverture ayant fait long feu, les gérants de portefeuille estiment que les investisseurs commencent à se demander dans quelle mesure l’évolution à venir des taux d’intérêt n’est pas déjà inscrite dans les cours. «Le marché est allé trop vite en besogne en supposant que les taux baisseraient. Je pense que la Fed estime que ce à quoi nous assistons actuellement est un ralentissement cyclique normal, sans raison de paniquer», a observé Jeff Currington (Morley Fund Management). «Les marchés ont maintenant commencé à comprendre que l’espoir d’une baisse de taux imminente était peut-être mal placé, ce qui ne laisse que peu de place à un rebond». Pour l’essentiel, les investisseurs se concentraient sur des valeurs défensives de l’alimentation, de la chimie et des produits de consommation, dans des affaires faibles et toujours tendues après les lourdes baisses subies la semaine dernière. «C’est un marché très dangereux et ce genre de période n’est pas propice aux activités particulièrement vigoureuses ; les volumes sont faibles et tout le monde attend la Fed», a observé Justin Urquhart-Stewart (Barclays Stockbrokers, Londres). Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,5 % lundi, dans le sillage de Wall Street vendredi et dans un marché attentiste avant une nouvelle réunion mardi de la Réserve fédérale américaine sur les taux, ont indiqué des opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 68,39 points pour terminer à 14 483,90. L’indice élargi Topix a cédé 8,23 points, à 1 343,11. 468 millions de titres ont changé de mains, contre 585,7 millions vendredi. «Il n’y a pas de bonne raison ou d’incitation à acheter des valeurs», a estimé Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities. «Après la chute du Dow (Jones) et du Nasdaq vendredi, la Bourse de Tokyo a suivi la tendance des marchés américains». L’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a reculé de 2,76 % à 2 653,24 points et la DJIA a cédé 2,25 % à 10 434,96 points vendredi, après un ralentissement sur bénéfices de Microsoft, dernière société de la haute technologie à faire une telle mise en garde. À Tokyo, beaucoup d’investisseurs sont restés prudents, dans l’attente de la réunion aujourd’hui du comité de politique monétaire de la Fed, a indiqué Kazunori Jinnai, directeur adjoint du département actions de Daiwa SB Capital Markets. Les analystes s’attendent à une décision de la Fed neutre pour la politique monétaire des États-Unis plus qu’à l’annonce d’un nouveau relèvement des taux d’intérêt, les hausses précédentes ayant contribué à réduire la croissance et les pressions inflationnistes. «Le marché a déjà pris en compte le choix par la Fed d’une position neutre», a indiqué Kazunori Jinnai. «Mais certains acteurs sont toujours méfiants et évitent de bouger tant que la Fed n’a pas fait d’annonce officielle». Les résultats mercredi du rapport trimestriel de conjoncture de la Banque du Japon (Tankan), qui ont montré une stagnation du moral des entrepreneurs japonais témoignant du manque de fermeté de la reprise économique, ont également pesé sur la Bourse de Tokyo, selon Kazunori Jinnai.
Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché offert mais étroit sur lequel la demande en cette monnaie est restée limitée aux besoins commerciaux très courants des opérateurs. Pourtant la tendance du marché continuait à être gouvernée par l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert. Par conséquent, le dollar, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, devait être négocié relativement à la baisse dans les échanges interbancaires, entre 1 510,75 et 1 511,25 LL en fin de journée, après avoir ouvert entre 1 512,50 et 1 513,50 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, l’activité du marché n’a pas pu se...