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Actualités - Chronologie

Maradona, l’autre dieu de la planète foot

Petit. Souvent gros. Réfractaire aux entraînements. Pensionnaire assidu des boîtes de nuit. Mordant dans la vie avec une incroyable voracité. Passant des larmes au rire charmeur en un clin d’œil, Diego Armando Maradona, qui a reçu hier soir le Prix Internet du joueur du siècle par la Fédération internationale de football (Fifa), a toujours été l’antithèse du sportif de haut niveau. Arrivé au faîte de la gloire au milieu des années 80, il est également le symbole d’une Argentine s’ouvrant au monde après de longues années d’une meurtrière dictature militaire. Maradona a aussi réappris aux Argentins à rêver, d’un simple revers de la main, par une belle soirée mexicaine, un soir de quart de finale de Coupe du monde, contre l’Angleterre. Ange ou démon ?, se sont souvent interrogés les psychologues argentins. Simplement sans doute un «gamin en or» (Pibe de oro) tombé dans le chaudron de la Bonbonera (le stade de Boca Juniors) quand il était petit et qui n’a plus jamais voulu grandir. Parmi les milliers de photos accompagnant la gloire puis la déchéance de Maradona, deux clichés résument sa vie. Le premier a été pris en 1986, un soir de finale de Coupe du monde, dans le mythique stade aztèque de Mexico, où Maradona n’est plus qu’un immense sourire en brandissant la coupe Jules Rimet. Il est au sommet de son art. Maradona a écrasé la compétition de sa personnalité, comme l’avait fait avant lui un certain Pelé, seize ans avant, dans ce même stade. Déchéance Le second cliché date du 26 avril 1991. Il est beaucoup moins glorieux. Hirsute, bouffi, l’œil hagard, toute gouaille oubliée, Maradona sort de son domicile de Buenos Aires entouré par deux policiers qui viennent de l’arrêter pour détention et consommation de cocaïne. C’est le début de la déchéance, des déclarations tapageuses, des outrances de tous ordres, des retours au premier plan soigneusement orchestrés par un entourage de requins. Les cures de désintoxication de la cocaïne vont désormais alterner avec les contrôles antidopage positifs. Le «virus» avait été contracté dans le barrio Chino de Barcelone et soigneusement cultivé pendant les années de gloire à Naples. L’homme enfant ne pourra jamais s’en débarrasser envoyant plus d’une fois à la face du monde «le chemin de croix de sa dépendance à la cocaïne». «Ma vie est sur un terrain de football», ne cesse de clamer Diego Maradona. Son retour dans la famille du football pourrait lui permettre de rebondir une nouvelle fois. À 40 ans, tout peut encore recommencer.
Petit. Souvent gros. Réfractaire aux entraînements. Pensionnaire assidu des boîtes de nuit. Mordant dans la vie avec une incroyable voracité. Passant des larmes au rire charmeur en un clin d’œil, Diego Armando Maradona, qui a reçu hier soir le Prix Internet du joueur du siècle par la Fédération internationale de football (Fifa), a toujours été l’antithèse du sportif de haut niveau. Arrivé au faîte de la gloire au milieu des années 80, il est également le symbole d’une Argentine s’ouvrant au monde après de longues années d’une meurtrière dictature militaire. Maradona a aussi réappris aux Argentins à rêver, d’un simple revers de la main, par une belle soirée mexicaine, un soir de quart de finale de Coupe du monde, contre l’Angleterre. Ange ou démon ?, se sont souvent interrogés les psychologues...