Un responsable de site Internet a décidé de remonter le moral de ses collègues face à la morosité ambiante dans le secteur, frappé par une vague de licenciements qui contraste avec la frénésie et l’assurance d’une réussite certaine des dernières années. La première réunion lancée à l’initiative de Michael Tchong, patron et fondateur du site Iconoclast, site de conseils et d’analyses du marketing sur Internet, s’est tenue la semaine dernière alors que les annonces de licenciements ou de fermetures se sont succédé. Le site Scient, basé à San Francisco et spécialisé dans les services en ligne aux entreprises, a supprimé 460 emplois, soit un quart de ses effectifs, le site Vian de Boston (conseils) en a licencié 125 (20 %), HarvardNet, spécialisé dans l’accès rapide a éliminé un emploi sur deux (580) et deux portails féminins, Oxygen Media et Women.com, ont également licencié. La tempête sur le secteur de l’Internet ne vas pas se calmer, comme en témoigne les baisses sévères des actions des sociétés de l’Internet en Bourse depuis maintenant plus d’un mois, et d’autres licenciements vont suivre. «ça va en augmentant», a estimé jeudi John Challenger, président du cabinet d’études sociales Challenger, Gray and Christmas. Les licenciements en décembre dans l’Internet vont dépasser les 8 789 annoncés en novembre, a expliqué John Challenger qui répertorie les annonces de suppressions d’emploi aux États-Unis depuis plus de 10 ans. Face à ce tableau plutôt sombre, Michael Tchong, avec son passé de publicitaire, tente de redonner l’espoir aux téméraires qui se débattent pour faire vivre leur site Internet. S’appuyant sur une étude de l’Université du Texas, Michael Tchong estime que les salariés de l’Internet n’ont aucune raison de perdre espoir. Avec les 2,3 millions de personnes employées dans le secteur, les licenciements de quelques milliers pèsent peu. Même si en moyenne une société «point com» met la clé sous la porte chaque jour, selon les chiffres du cabinet Challenger, Gray and Christmas, ce n’est rien face aux quelque 5 000 sociétés Internet existantes, et encore moins face au taux de fermeture dans le secteur de la restauration (20 %). «Il y a un grand nombre de gens qui prennent plaisir de voir les fils de riches prendre une bonne claque, mais la réalité de l’Internet n’est pas aussi rude», a noté Michael Tchong. C’est pour éviter que la morosité s’empare des fondateurs et autres patrons de sites Internet que Michael Tchong a décidé de les réunir régulièrement afin que chacun apporte aux autres conseils ou astuces. La première rencontre semble avoir porté ses fruits et après l’intervention de Michael Tchong, les gens «semblaient heureux et nous avions repris confiance à nouveau», a confié Dante Gulle, directeur de BrightStreet.com, un site en ligne de conseils en publicité basé à Cupertino (Californie).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un responsable de site Internet a décidé de remonter le moral de ses collègues face à la morosité ambiante dans le secteur, frappé par une vague de licenciements qui contraste avec la frénésie et l’assurance d’une réussite certaine des dernières années. La première réunion lancée à l’initiative de Michael Tchong, patron et fondateur du site Iconoclast, site de conseils et d’analyses du marketing sur Internet, s’est tenue la semaine dernière alors que les annonces de licenciements ou de fermetures se sont succédé. Le site Scient, basé à San Francisco et spécialisé dans les services en ligne aux entreprises, a supprimé 460 emplois, soit un quart de ses effectifs, le site Vian de Boston (conseils) en a licencié 125 (20 %), HarvardNet, spécialisé dans l’accès rapide a éliminé un emploi sur deux (580)...