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Actualités - Communiques Et Declarations

Réaction positive du secteur bancaire à la libéralisation économique en Syrie

Quel pourrait être l’impact, sur le secteur bancaire libanais, de la décision prise récemment par Damas de créer des banques privées en Syrie ? Cette initiative pourrait-elle profiter à certains établissements libanais ? Cette nouvelle libéralisation économique vient s’ajouter à la politique qui avait été adoptée, en août dernier, portant sur la création d’une zone franche limitée à quelques banques libanaises. Dans le but de cerner les retombées d’une telle politique sur le Liban, L’Orient-Le Jour a interrogé le secrétaire général de l’Association des banques, M. Makram Sader, le directeur du poste de développement de la Société général libano-européenne, M. Nadim Moujaes, le directeur de la BNPI, M. Henri Tyan, et le PDG de la Byblos Bank, M. François Bassil. Les avis s’accordent sur l’impact favorable de cette mesure d’ouverture, que se soit pour la Syrie ou pour le Liban. M. Sader a évoqué une réunion qui avait eu lieu, il y a environ deux semaines, et qui a regroupé les principaux dirigeants des banques libanaises. Ces représentants ont accueilli favorablement les mesures de libéralisation du secteur bancaire syrien. M. Sader a noté que les banques libanaises aussi bien que les banques internationales ne peuvent que profiter de cette nouvelle législation pour s’implanter sur le marché syrien. M. Tyan, lui, a souligné que la Syrie est un pays industrialisé, agricole, avec des ressources pétrolières ; mener une politique de libéralisation économique ne pourrait qu’intéresser les banques. M. Bassil a également évoqué ce côté avantageux pour la Syrie, qui devrait par ses mesures attirer les investissements et les flux de capitaux étrangers. M. Moujaes, quant à lui, a insisté sur l’impact bénéfique sur les services libanais en général et sur les services financiers et bancaires en particulier qui contribueront à développer le secteur bancaire syrien. Les avis s’accordent également en ce qui concerne les délais de l’impact sur l’économie des deux pays. Ces délais devraient se faire sentir dans les moyen et long termes. Tout d’abord parce que tout investissement donne des résultats à long terme, mais surtout parce que, par nature, la mise en application de ces mesures nécessite un certain temps. M. Moujaes a évoqué ce point, en indiquant que les résultats sont en fonction de la réaction des banques intéressées, mais aussi de l’analyse correcte des lois concernant ce sujet et leur application. «Il faut penser cet investissement comme un investissement stratégique et non comme un investissement financier à court terme», souligne M. Moujaes. M. Sader, quant à lui, a parlé d’une période nécessaire pour que les banques libanaises s’implantent sur le marché syrien et apprennent à mieux connaître la clientèle, le projet et les options de la Syrie. M. Tyan a ajouté que même s’il n’y avait pas de risque de déplacement du centre de gravité des capitaux bancaires libanais vers la Syrie, le temps que ces mesures soient appliquées, le Liban aura géré la situation pour trouver des débouchées en Syrie. Selon le PDG de la Byblos Bank, «quelles que soient les mesures prises par les pays de la région, le Liban restera toujours un centre financier pour tous les pays du Levant». Cependant il a mis en garde contre l’éventuelle possibilité de déplacement des banques libanaises vers la Syrie si la situation politique entre les deux pays n’est pas réglée. Il a néanmoins noté qu’il y a beaucoup de clients syriens dans les banques libanaises. Cette politique d’ouverture du secteur bancaire serait, par conséquent, une politique de complémentarité entre les deux économies. Par rapport à ce dernier point, les différents représentants des banques libanaises ont souligné les effets bénéfiques que pourrait avoir cette politique sur les établissements bancaires qui s’installeraient sur le territoire syrien. «Byblos Bank sera l’une des premières a présenté une licence en Syrie», a souligné M. Bassil. Ces mêmes représentants ont précisé que les mesures de libéralisation sont un pas vers le progrès, mais qu’il s’agit de les mettre à exécution, au niveau des secteurs économiques en général et du secteur bancaire en particulier. Différentes politiques doivent être prises en considération au niveau de la politique fiscale en diminuant les taux d’imposition trop élevés, comme l’a souligné M. Sader, qui sont de 64 %, mais aussi au niveau de la politique de change notamment en uniformisant le taux, comme l’a rappelé M. Moujaes.
Quel pourrait être l’impact, sur le secteur bancaire libanais, de la décision prise récemment par Damas de créer des banques privées en Syrie ? Cette initiative pourrait-elle profiter à certains établissements libanais ? Cette nouvelle libéralisation économique vient s’ajouter à la politique qui avait été adoptée, en août dernier, portant sur la création d’une zone franche limitée à quelques banques libanaises. Dans le but de cerner les retombées d’une telle politique sur le Liban, L’Orient-Le Jour a interrogé le secrétaire général de l’Association des banques, M. Makram Sader, le directeur du poste de développement de la Société général libano-européenne, M. Nadim Moujaes, le directeur de la BNPI, M. Henri Tyan, et le PDG de la Byblos Bank, M. François Bassil. Les avis s’accordent sur...