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Actualités - Chronologie

En bref France Perquisition dans les services du Premier ministre

 Une perquisition a eu lieu hier dans les services du Premier ministre français dans le cadre d’une enquête sur les conditions de la privatisation de la Compagnie générale maritime (CGM), a-t-on appris de source judiciaire. Les policiers de la brigade financière ont opéré sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Nanterre (banlieue parisienne), Bernard Augonnet, en charge d’une information judiciaire pour «abus de biens sociaux, faux et usage, présentation de faux bilans et escroquerie», ouverte en octobre 1998. La perquisition, annoncée par la chaîne de télévision publique France 2, se poursuivait en milieu d’après-midi. Selon les services du Premier ministre, il s’agit «de consultations banales» pour lesquelles le rendez-vous avait été pris «il y a une quinzaine de jours». L’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné avait révélé fin août que plusieurs perquisitions avaient déjà eu lieu au ministère des Finances dans le cadre de cette enquête. Selon l’hebdomadaire, les experts du ministère étaient farouchement opposés au rachat de la CGM par la Compagnie maritime d’affrètement (CMA), dirigée par un homme d’affaires franco-libanais, Jacques Saadé. Celui-ci aurait fini par emporter l’affaire en octobre 1996 pour 20 millions de francs (3 millions d’euros), grâce à ses appuis, à Paris, au gouvernement et à la présidence de la République, toujours selon Le Canard. M. Saadé a été inculpé en décembre 1998 pour abus de biens sociaux, dans le cadre de la privatisation de la CGM et de son rachat par la CMA. Mais il a affirmé que la cession de la CGM «ne dissimulait aucun cadeau», rejetant ainsi les soupçons de connivence politique ayant conduit au choix de la compagnie qu’il dirige.
 Une perquisition a eu lieu hier dans les services du Premier ministre français dans le cadre d’une enquête sur les conditions de la privatisation de la Compagnie générale maritime (CGM), a-t-on appris de source judiciaire. Les policiers de la brigade financière ont opéré sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Nanterre (banlieue parisienne), Bernard Augonnet, en charge d’une information judiciaire pour «abus de biens sociaux, faux et usage, présentation de faux bilans et escroquerie», ouverte en octobre 1998. La perquisition, annoncée par la chaîne de télévision publique France 2, se poursuivait en milieu d’après-midi. Selon les services du Premier ministre, il s’agit «de consultations banales» pour lesquelles le rendez-vous avait été pris «il y a une quinzaine de jours»....