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Actualités - Communiques Et Declarations

Droits de l’homme Human Rights Watch n’épargne aucun pays du Proche-Orient

Le rapport annuel de l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) dénonce la poursuite des violations par les États du Proche-Orient des droits de leurs citoyens, mais aussi Israël, pour son «utilisation excessive de la force» contre les Palestiniens. L’organisation, qui dresse un large tableau de l’ensemble de la région, où aucun pays n’est épargné, déplore que les progrès constatés ici et là, dans les domaines de la réforme judiciaire, de la presse ou de la condition des femmes, se soient accompagnés de nouvelles violations des droits de l’homme ou de régressions. «Les développements positifs enregistrés dans certains pays ont été occultés par la poursuite d’une série de violations des droits de l’homme, de violences politiques et le blocage du processus de paix israélo-arabe», indique le rapport de l’année 2000 publié hier. Montré du doigt en octobre par le Conseil de sécurité de l’Onu pour «emploi excessif de la force» dans sa répression de l’intifada, Israël est une nouvelle fois mis en cause. «Les enquêtes menées par Human Rights Watch en Israël, en Cisjordanie et la bande de Gaza début octobre ont révélé l’utilisation excessive, souvent de façon indiscriminée, de la force par l’armée israélienne, dans des situations où les manifestants étaient désarmés et ne présentaient aucune menace, tant pour les forces de sécurité que pour les autres», affirme le rapport. Par ailleurs, l’organisation, qui se félicite d’une décision de la justice israélienne de prohiber «la pratique de la torture lors d’interrogatoires ainsi que les prises d’otages», met en évidence la poursuite de la «détention illégale de citoyens libanais et de Palestiniens». L’Autorité palestinienne n’est pas pour autant épargnée par l’organisation, qui lui reproche de museler sa population. «Des Palestiniens ayant critiqué publiquement l’Autorité palestinienne ont été arbitrairement arrêtés et incarcérés», précise le rapport. «Droits niés» En Égypte, HRW relève le retrait d’une loi encadrant sévèrement les organisations non gouvernementales (ONG) mais rapporte que le gouvernement du président Hosni Moubarak a tenté de resserrer son emprise sur la société civile «par le harcèlement et la restriction des activités des partis politiques, des ONG, des syndicats et de la presse». En Iran, le rapport salue la volonté de la nouvelle majorité parlementaire réformatrice d’introduire une plus grande liberté dans la société. Toutefois, l’organisation constate que ces efforts ont été «contrecarrés par les conservateurs» au moyen de la fermeture de journaux et par «l’intimidation, la détention et la persécution» des militants réformateurs ou de leurs partisans. HRW dénonce la poursuite par le régime irakien «de violations flagrantes des droits de l’homme, dont des arrestations arbitraires d’opposants politiques, des exécutions de prisonniers et des expulsions forcées de Kurdes et de Turkmènes». En Syrie, le rapport, qui décrit l’accession de Bachar el-Assad à la présidence comme un développement majeur pour le pays, souligne toutefois que «les droits des Syriens sont toujours niés». L’organisation condamne par ailleurs le traitement réservé aux travailleurs immigrés dans l’ensemble des pays du Golfe. À Bahreïn, le rapport indique en outre que, malgré l’invitation adressée par l’émir Hamad ben Issa Khalifa aux organisations des droits de l’homme, «le gouvernement a continué à maintenir en détention sans jugement cinq opposants arrêtés en janvier 1996». En Arabie séoudite, HRW souligne la contradiction entre la signature par le royaume de la convention pour l’éradication de toutes les formes de discrimination contre les femmes et le maintien de lois «en contradiction avec l’esprit et la lettre de la convention».
Le rapport annuel de l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) dénonce la poursuite des violations par les États du Proche-Orient des droits de leurs citoyens, mais aussi Israël, pour son «utilisation excessive de la force» contre les Palestiniens. L’organisation, qui dresse un large tableau de l’ensemble de la région, où aucun pays n’est épargné, déplore que les progrès constatés ici et là, dans les domaines de la réforme judiciaire, de la presse ou de la condition des femmes, se soient accompagnés de nouvelles violations des droits de l’homme ou de régressions. «Les développements positifs enregistrés dans certains pays ont été occultés par la poursuite d’une série de violations des droits de l’homme, de violences politiques et le blocage du processus de paix israélo-arabe»,...