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Actualités - Chronologie

« La République convoquée chez les juges », commente la presse

Les «affaires» politico-judiciaires font à nouveau la «une» de la presse française, qui évoque leurs éventuelles conséquences sur l’avenir politique du président Jacques Chirac, désormais «dans la tourmente», selon les journaux Le Parisien et France-Soir. «Témoin n° 1», titre Libération, à côté d’une photo de M. Chirac à la «une» du quotidien de gauche, tandis que pour Le Figaro, «la République (est) convoquée chez les juges». Le quotidien conservateur estime, également en «une», que, après les dernières mises en examen (inculpations), dont celle de Michel Roussin, ancien bras droit de M. Chirac à la mairie de Paris et ex-ministre de la Coopération, «plusieurs personnalités politiques pourraient être prochainement entendues». «En politique, on échappe rarement à son passé. Toutes les affaires qui convergent aujourd’hui vers Jacques Chirac sont issues d’une époque où la mairie de Paris et l’appareil du RPR (Rassemblement pour la république, le parti fondé par M. Chirac en 1976) se confondaient pour servir, par tous moyens, l’ambition présidentielle du “chef”», affirme Libération dans son éditorial. Après la mise en examen de M. Roussin et de l’ex-trésorière occulte du RPR, Louise-Yvonne Casetta, la semaine dernière, dans une affaire de marchés publics truqués, plusieurs responsables politiques ont demandé au président Chirac de s’exprimer sur les «affaires». «Jamais depuis 1995, Jacques Chirac n’a paru aussi isolé. Aussi affaibli», écrit Le Parisien. «Sur fond de financement illégal du RPR, son ancien parti, via la mairie de Paris, la justice brutalement s’emballe. Et resserre son étau. Le nom de Jacques Chirac est cité dans quatre dossiers judiciaires», poursuit le quotidien. «“Une crise politique et morale profonde”. Personne, ce dimanche n’aurait songé à réfuter le sombre diagnostic émis par (le président du parti centriste UDF) François Bayrou. Un ancien ministre en prison. Un chef de l’État paralysé par les investigations des juges. Tous les partis de gouvernement (à l’exception des Verts) éclaboussés», affirme de son côté France-Soir. Enfin, le quotidien communiste L’Humanité estime à la «une» que la «démocratie (est) malade des affaires», affirmant que «l’incarcération de Michel Roussin fragilise le chef de l’État». M. Roussin est soupçonné d’avoir supervisé la répartition de 91,47 millions d’euros de pots-de-vin lors de la passation de marchés publics en région parisienne, entre 1989 et 1993. Ces fonds étaient répartis entre deux formations de droite, le RPR, et le Parti républicain (devenu Démocratie libérale), et le Parti socialiste qui en redistribuait lui-même une part au Parti communiste.
Les «affaires» politico-judiciaires font à nouveau la «une» de la presse française, qui évoque leurs éventuelles conséquences sur l’avenir politique du président Jacques Chirac, désormais «dans la tourmente», selon les journaux Le Parisien et France-Soir. «Témoin n° 1», titre Libération, à côté d’une photo de M. Chirac à la «une» du quotidien de gauche, tandis que pour Le Figaro, «la République (est) convoquée chez les juges». Le quotidien conservateur estime, également en «une», que, après les dernières mises en examen (inculpations), dont celle de Michel Roussin, ancien bras droit de M. Chirac à la mairie de Paris et ex-ministre de la Coopération, «plusieurs personnalités politiques pourraient être prochainement entendues». «En politique, on échappe rarement à son passé. Toutes les...