Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Maladie d’Alzheimer : reconnaître les premiers signes

Avec le prolongement de la vie grâce aux progrès de la médecine, la maladie d’Alzheimer progresse de manière inquiétante. Mais il est important de savoir que toutes les démences séniles ne sont pas celles d’Alzheimer. On évalue à 5 % les individus de plus de 65 ans souffrant de démence sénile au sein d’une population donnée. Parmi ceux-ci, 70 % accusent la maladie d’Alzheimer. La transmission génétique interviendrait dans 5 % des cas. Apprendre à reconnaître les premiers signes de la maladie est très important, car il est indispensable de consulter au plus tôt, d’autant plus que les premiers symptômes sont quasi imperceptibles. Ils deviennent vite sensibles et sont remarqués par les proches et l’entourage. Ils commencent par des troubles de la mémoire concernant des faits récents. Puis plus anciens, suivis d’une désorientation dans le temps et l’espace. L’altération du jugement, les troubles des fonctions exécutives, de la parole, l’impossibilité de désigner un objet, d’avoir une activité, de s’habiller et de converser se succèdent à un rythme plus ou moins rapide. Dans certains cas, ces symptômes s’accompagnent d’une dépression ou d’agressivité, d’hallucination ou de violence incontrôlée. L’évolution de la maladie est très variable d’une personne à une autre. Il s’agit d’un lent naufrage de la pensée et de la mémoire, un genre de mort sans cadavre, très pénible pour l’entourage. Afin d’éliminer d’autres mobiles, il est indispensable de consulter au plus tôt. Le diagnostic clinique est fiable, généralement, à 80 pour cent. Depuis la fin des années 70, un médicament, la Tacrine, a permis d’améliorer de 32 % l’état des patients et de stabiliser 47 %. Malheureusement, les effets secondaires et le suivi très particulier exigent une hospitalisation. Le rôle des œstrogènes Des spécialistes ont déjà noté, à la suite de nombreux essais, le rôle préventif des œstrogènes, signalant leurs effets bénéfiques : – amélioration de la mémoire notée chez les femmes ménopausées soumises à un traitement à base d’œstrogènes ; – diminution de la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les femmes ménopausées suivant une thérapie de substitution hormonale ; – risque accru de la survenue de cette maladie chez les femmes carencées en œstrogènes. Les recherches actuelles, très actives, laissent espérer toutefois une meilleure connaissance de divers mécanismes et de thérapies innovatrices. Mais les résultats exigeront des années d’études et d’essais.
Avec le prolongement de la vie grâce aux progrès de la médecine, la maladie d’Alzheimer progresse de manière inquiétante. Mais il est important de savoir que toutes les démences séniles ne sont pas celles d’Alzheimer. On évalue à 5 % les individus de plus de 65 ans souffrant de démence sénile au sein d’une population donnée. Parmi ceux-ci, 70 % accusent la maladie d’Alzheimer. La transmission génétique interviendrait dans 5 % des cas. Apprendre à reconnaître les premiers signes de la maladie est très important, car il est indispensable de consulter au plus tôt, d’autant plus que les premiers symptômes sont quasi imperceptibles. Ils deviennent vite sensibles et sont remarqués par les proches et l’entourage. Ils commencent par des troubles de la mémoire concernant des faits récents. Puis plus anciens,...