Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Knesset pourrait abroger l’élection directe du Premier ministre

Le Parlement israélien pourrait abroger avant le prochain scrutin législatif l’élection au suffrage universel direct du Premier ministre, pour revenir au système traditionnel d’investiture par les députés. «Une majorité absolue se dessine à la Knesset (Parlement) pour l’abrogation de la loi», a déclaré un porte-parole du député travailliste Ofir Pines, chef du groupe parlementaire de la coalition gouvernementale. Selon ce porte-parole, Guilad Heyman, «62 députés (sur 120) venant de différents horizons politiques, de gauche comme de droite, se sont engagés à abroger la loi» appliquée pour la première fois aux élections de 1996. «La loi qui était censée renforcer l’Exécutif a eu l’effet contraire, en donnant un poids démesuré aux petits partis, qui reflètent des intérêts sectoriels, ce qui a bloqué le travail du gouvernement», a-t-il affirmé. Le Comité central du Parti travailliste doit se réunir pour décider de sa position, la fraction parlementaire du parti étant quasi unanime en faveur de l’abrogation de la loi. Le Likoud (droite), le principal parti d’opposition, doit également prendre position dans les prochains jours sur cette question. Un texte de loi en ce sens, adopté en première lecture à la majorité absolue par la Knesset en décembre 1998, est resté lettre morte. La commission des Lois du Parlement doit décider jeudi s’il est toujours valable. En ce cas, il suffirait qu’elle soit votée en deuxième et en troisième lecture pour prendre force de loi, avant le prochain scrutin, prévu au printemps, à la suite de la décision du Parlement le 28 novembre d’organiser des élections anticipées. Les chefs de gouvernement en Israël étaient investis par le Parlement depuis la fondation de l’État en 1948. Mais depuis 1996, les Premiers ministres Benjamin Netanyahu (Likoud) et Ehud Barak (travailliste) sont élus directement au suffrage universel, en même temps que les députés. Cette réforme a suscité de nombreuses critiques, notamment parce qu’elle affaiblit les grands partis, le Parti travailliste et le Likoud et favorise la multiplication des petites formations. Les électeurs votent en effet «utile» pour l’un des deux candidats au poste de Premier ministre et choisissent le parti qui reflète leurs aspirations, notamment les partis religieux, contribuant à la fragmentation de la Knesset, qui rend plus difficile encore la constitution d’une coalition gouvernementale stable. Ainsi, au dernier scrutin, en mai 1999, le Parti travailliste est tombé de 34 à moins de 26 députés, alors que son candidat Ehud Barak était élu à une large majorité, avec 56 % des voix. Le Likoud, opposé à cette réforme, a chuté, lui, de 31 à 19 députés, soit 15% des suffrages, contre 44 % à son candidat, le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu.
Le Parlement israélien pourrait abroger avant le prochain scrutin législatif l’élection au suffrage universel direct du Premier ministre, pour revenir au système traditionnel d’investiture par les députés. «Une majorité absolue se dessine à la Knesset (Parlement) pour l’abrogation de la loi», a déclaré un porte-parole du député travailliste Ofir Pines, chef du groupe parlementaire de la coalition gouvernementale. Selon ce porte-parole, Guilad Heyman, «62 députés (sur 120) venant de différents horizons politiques, de gauche comme de droite, se sont engagés à abroger la loi» appliquée pour la première fois aux élections de 1996. «La loi qui était censée renforcer l’Exécutif a eu l’effet contraire, en donnant un poids démesuré aux petits partis, qui reflètent des intérêts sectoriels, ce qui a...