Les cristaux d’étain se déplacent sur le cuivre, s’arrêtant de temps en temps pour changer de place avec un autre, un phénomène qui permettrait d’imaginer de nouveaux moteurs microscopiques, révèle une étude parue dans la revue Science. Ces déplacements chimiques, s’ils pouvaient être contrôlés, pourraient être utilisés comme énergie en produisant une puissance, par kilo, plus importante que celle d’une voiture, estiment les chercheurs des laboratoires nationaux Sandia de Livermore (Californie). Cet étain «dansant» rappelle la «danse du camphre» sur l’eau, un phénomène observé pour la première fois en 1686, soulignent les auteurs de l’étude, qui fait partie d’une série d’articles de Science sur les nanotechnologies (de l’ordre du nanomètre, ou millionième de millimètre) publiées par Science. Andreas Schmid, Norm Bartelt et Robert Hwang ont découvert que, déposé sur le cuivre à température ambiante, l’étain se rassemble pour former des amas de cristaux, ou «îlots», en moins de deux secondes. Ces derniers sillonnent la surface du cuivre en recueillant des atomes de cuivre en échange des atomes d’étain qu’ils laissent derrière eux. Ensuite, expliquent-ils, les atomes de cuivre prélevés sont éjectés des îlots d’étain après avoir été transformés en cristaux de bronze. Et très vite, la surface du cuivre est recouverte par les paquets de bronze plus petits et les îlots d’étain se dissolvent. Dans un commentaire publié par Science, deux scientifiques du Danemark, Flemming Besenbacher et Jeans Noskov, estiment que ces recherches «peuvent être considérées comme l’observation directe d’un nanomoteur». En effet, notent-ils, les îlots d’étain transforment l’énergie chimique en mouvement en avant, surmontant ainsi la friction entre l’étain et la surface du cuivre. «L’obstacle à surmonter, estiment-ils, consiste à inventer des nanomoteurs qui peuvent être contrôlés de l’extérieur (pour être utilisés à déplacer les objets à la demande) et qui puissent être rechargés».
Les cristaux d’étain se déplacent sur le cuivre, s’arrêtant de temps en temps pour changer de place avec un autre, un phénomène qui permettrait d’imaginer de nouveaux moteurs microscopiques, révèle une étude parue dans la revue Science. Ces déplacements chimiques, s’ils pouvaient être contrôlés, pourraient être utilisés comme énergie en produisant une puissance, par kilo, plus importante que celle d’une voiture, estiment les chercheurs des laboratoires nationaux Sandia de Livermore (Californie). Cet étain «dansant» rappelle la «danse du camphre» sur l’eau, un phénomène observé pour la première fois en 1686, soulignent les auteurs de l’étude, qui fait partie d’une série d’articles de Science sur les nanotechnologies (de l’ordre du nanomètre, ou millionième de millimètre) publiées par...
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