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Actualités - Conferences De Presse

APAKISTAN Musharraf décidé à rendre le pouvoir aux civils avant octobre 2002

Le général Pervez Musharraf a assuré hier à Lahore (centre du Pakistan) que le régime militaire pakistanais mis en place il y a un an quitterait le pouvoir au plus tard dans deux ans. Lors d’une conférence de presse tenue un an après le renversement du Premier ministre Nawaz Sharif, le général Musharraf a défendu le bilan économique de son gouvernement mais a dénoncé les «forces hostiles» qui tentent de le déstabiliser. «Les militaires n’ont pas l’intention de rester au pouvoir au-delà de la date limite qui a été fixée à octobre 2002 par la Cour suprême pakistanaise», a affirmé le chef militaire. La Cour suprême a rendu un arrêt en mai dernier légalisant le coup d’État du général Musharraf qui avait renversé le Premier ministre Nawaz Sharif le 12 octobre dernier. Mais elle avait fixé la date limite d’octobre 2002 pour un retour de la démocratie au Pakistan. «Nous allons retourner dans nos casernes et rendre le pouvoir au peuple, il ne doit y avoir aucun doute là-dessus», a affirmé le général Musharraf qui a rappelé le calendrier politique fixé par son régime. Selon cet agenda, des élections locales, sans les partis politiques, doivent être organisées entre décembre 2000 et août 2001. Elles seront suivies par des élections provinciales et nationales aux modalités encore floues entre août 2001 et octobre 2002. Le général Musharraf avait fait son coup d’État quelques heures après avoir été relevé de ses fonctions de chef de l’armée par M. Sharif alors que les relations entre les deux hommes s’étaient profondément dégradées les semaines précédentes. Ce renversement du gouvernement de M. Sharif avait été largement condamné par la communauté internationale. Le général Musharraf a aussi défendu le bilan économique du gouvernement en affirmant que son plus grand succès avait été «d’arrêter la chute libre de l’économie pakistanaise» et de l’avoir «remise sur les rails». Il a cité parmi les succès de son régime la réduction des déficits des comptes courants (de 2,5 % à 1,5 %) et du commerce extérieur (avec des exportations qui sont passées de 335 millions de dollars à 399 millions en un an), ainsi qu’un accroissement des investissements privés étrangers qui sont passés de 450 millions de dollars à 543 millions de dollars d’une année à l’autre. Mais le chef militaire pakistanais a dénoncé les «forces extérieures hostiles» qui «conspirent» contre son gouvernement et «des forces internes qui tentent de déstabiliser la société». «Malgré cela, a-t-il dit, nous avons amélioré nos relations avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, la Chine et l’Iran». Au lendemain du coup d’État, les États-Unis avaient imposé des sanctions contre le Pakistan qui a en outre été suspendu du Commonwealth.
Le général Pervez Musharraf a assuré hier à Lahore (centre du Pakistan) que le régime militaire pakistanais mis en place il y a un an quitterait le pouvoir au plus tard dans deux ans. Lors d’une conférence de presse tenue un an après le renversement du Premier ministre Nawaz Sharif, le général Musharraf a défendu le bilan économique de son gouvernement mais a dénoncé les «forces hostiles» qui tentent de le déstabiliser. «Les militaires n’ont pas l’intention de rester au pouvoir au-delà de la date limite qui a été fixée à octobre 2002 par la Cour suprême pakistanaise», a affirmé le chef militaire. La Cour suprême a rendu un arrêt en mai dernier légalisant le coup d’État du général Musharraf qui avait renversé le Premier ministre Nawaz Sharif le 12 octobre dernier. Mais elle avait fixé la date...