Le président Bill Clinton envisageait lundi de se lancer cette semaine dans un sommet à hauts risques avec les protagonistes du conflit au Proche-Orient pour sauver le processus de paix au bord de la faillite après douze jours de violences. Le président américain, qui a passé la soirée et la nuit à Chappaqua, sa résidence privée dans la banlieue de New York, était attendu lundi en fin de matinée à Washington, où les responsables de son administration continuaient à travailler fiévreusement pour tenter d’enrayer l’anéantissement de sept ans d’efforts de paix. «Nous avons passé toute la journée d’hier au téléphone, à chercher les moyens d’inverser cette dynamique (de la violence). Il faut qu’ils y mettent un terme (...) et remettent le processus de paix sur les rails. Il y a un certain nombre d’idées qui flottent et un sommet au Caire en fait partie. Mais aucune décision finale n’a encore été prise», a déclaré lundi matin la secrétaire d’État Madeleine Albright sur la chaîne de télévision ABC. Mme Albright a ajouté que des «contacts diplomatiques» se poursuivraient «toute la journée», en précisant qu’elle restait en liaison avec nombre de ses homologues et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, parti dimanche soir pour le Proche-Orient. Selon le New York Times, M. Clinton a demandé au président égyptien Hosni Moubarak d’intervenir auprès du président palestinien Yasser Arafat pour faciliter la tenue de ce sommet de la dernière chance. M. Moubarak a eu lundi au Caire un long entretien avec M. Arafat, mais à l’issue de cette rencontre, le ministre égyptien de l’Information, Safouat el-Charif, a déclaré à la presse que rien n’était encore décidé concernant ce sommet. Selon le ministre, le chef de l’État égyptien a souligné «la nécessité de déployer des efforts intensifs pour mettre fin à la violence, à l’agression et aux tirs contre les Palestiniens, ainsi que la nécessité du retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens pour instaurer la stabilité dans la région». M. Arafat a reconnu que la situation restait «toujours tendue en Cisjordanie et à Gaza», a ajouté le ministre de l’Information. Dans les milieux officiels américains, on laisse entendre qu’un apaisement des violences est nécessaire pour faciliter les chances d’un sommet. Or plusieurs incidents ont encore éclaté lundi. Cinquante-trois Palestiniens et deux militaires israéliens ont été blessés, pour la plupart légèrement, par des tirs de l’armée israélienne, lors d’affrontements en Cisjordanie, dont le plus grave s’est produit au nord de Ramallah, a-t-on appris de sources hospitalières palestiniennes. Mme Albright a souligné pour sa part que les protagonistes devaient «réaliser qu’il ne peut y avoir de solution militaire». Selon la secrétaire d’État, la solution «ne peut être que politique et il faut qu’ils se désengagent (de la violence)». Des efforts diplomatiques tous azimuts pour stopper la violence sont en cours. Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov s’est rendu dans la région.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président Bill Clinton envisageait lundi de se lancer cette semaine dans un sommet à hauts risques avec les protagonistes du conflit au Proche-Orient pour sauver le processus de paix au bord de la faillite après douze jours de violences. Le président américain, qui a passé la soirée et la nuit à Chappaqua, sa résidence privée dans la banlieue de New York, était attendu lundi en fin de matinée à Washington, où les responsables de son administration continuaient à travailler fiévreusement pour tenter d’enrayer l’anéantissement de sept ans d’efforts de paix. «Nous avons passé toute la journée d’hier au téléphone, à chercher les moyens d’inverser cette dynamique (de la violence). Il faut qu’ils y mettent un terme (...) et remettent le processus de paix sur les rails. Il y a un certain nombre d’idées...