Brésil L’ancien métallo Lula prend avec détermination les rênes du pouvoir
le 31 décembre 2002 à 00h00
Après l’euphorie de la victoire et le laborieux accouchement d’un gouvernement de coalition, Luiz Inacio Lula da Silva, ancien ouvrier tourneur, se verra confier mercredi, avec l’écharpe présidentielle or et vert, l’énorme fardeau de gouverner un pays-continent en tentant de concilier forte croissance et profondes réformes sociales. Élu avec 61 % des voix en octobre dernier, dépositaire des espoirs de dizaines de millions de Brésiliens qui vivent dans l’indigence, Lula, un ex-syndicaliste âgé de 57 ans, a averti que la première année de son mandat serait « difficile ». Mais, comme il l’a précisé lui-même vendredi après la première réunion de son cabinet : « C’est parce que la situation est difficile que j’ai été élu ». « La situation, a-t-il dit, n’est bonne dans aucun domaine, sauf dans celui de la consolidation du processus démocratique ». « Mais il ne nous sert à rien de nous lamenter ». Le diagnostic présenté par l’équipe de transition de Lula avec à sa tête le futur ministre des Finances Antonio Palocci est peu encourageant. Ce dernier a souligné que le pays comptait 54 millions de pauvres, que l’énorme inégalité dans la distribution des revenus n’avait pas changé au cours des 30 dernières années et que la dette publique qui représentait 30 % du PIB il y a huit ans (au début du mandat de Fernando Henrique Cardoso) représentait actuellement 60% de ce même PIB. Dans cet « état des lieux » sans concessions, M. Palocci a dénoncé le « black-out que vit le Brésil en matière de développement stratégique ». Pour atténuer les attaques contre le gouvernement sortant, le chef de l’équipe de transition de Lula a cependant ajouté : « Nous ne ferons pas table rase de ce qui a été fait au cours des dernières années et nous ne partageons pas l’idée de ceux qui pensent que tout doit être réinventé ». « Le gouvernement Lula ne prendra pas de mesures « exotiques » et ne dénoncera pas les contrats passés », a ajouté le ministre de Lula.
Après l’euphorie de la victoire et le laborieux accouchement d’un gouvernement de coalition, Luiz Inacio Lula da Silva, ancien ouvrier tourneur, se verra confier mercredi, avec l’écharpe présidentielle or et vert, l’énorme fardeau de gouverner un pays-continent en tentant de concilier forte croissance et profondes réformes sociales. Élu avec 61 % des voix en octobre dernier, dépositaire des espoirs de dizaines de millions de Brésiliens qui vivent dans l’indigence, Lula, un ex-syndicaliste âgé de 57 ans, a averti que la première année de son mandat serait « difficile ». Mais, comme il l’a précisé lui-même vendredi après la première réunion de son cabinet : « C’est parce que la situation est difficile que j’ai été élu ». « La situation, a-t-il dit, n’est bonne dans aucun domaine, sauf dans celui...
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