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CINÉMA « Sweet Sixteen » interdit aux moins de 18 ans

Le nouveau film du cinéaste britannique Ken Loach, Sweet Sixteen, qui a reçu le prix du meilleur scénario à Cannes, a été interdit aux moins de dix-huit ans en Grande-Bretagne en raison du langage grossier de ses personnages. En 106 minutes de film, les acteurs emploient 200 fois le mot « fuck ». « C’est le langage de la rue, le langage de la cour de récréation. La plupart des jeunes emploient ces mots plusieurs fois par jour. C’est plutôt bizarre que des censeurs puissent les empêcher de voir le film », a déclaré Ken Loach sur la BBC (radio). « Les enseignants, les travailleurs sociaux qui ont travaillé sur ce film prévoyaient d’emmener les enfants de leurs écoles le voir. Les gens qui jouent dans le film ne pourront pas le voir. C’est n’importe quoi », a estimé le cinéaste, connu pour ses films sociaux et réalistes. « Aucun gosse ne sera choqué par ce film. Les jeunes pourraient être choqués par le “ gore ” sanglant de la propagande américaine qu’ils sont autorisés à voir, mais leur propre langage, on les empêche de le voir », a-t-il affirmé, regrettant d’être placé dans la même catégorie que les films pornographiques. Sweet Sixteen raconte l’histoire d’un adolescent, Liam, dont la mère toxicomane est en prison et devrait être libérée à temps pour l’anniversaire de son fils. Liam rêve de lui offrir une caravane avec vue sur la Clyde, fleuve écossais, et de reconstituer une famille « normale » avec sa sœur, qui élève seule son enfant. Pour réaliser son rêve, l’adolescent se laisse séduire par la réussite d’un trafiquant de drogue.
Le nouveau film du cinéaste britannique Ken Loach, Sweet Sixteen, qui a reçu le prix du meilleur scénario à Cannes, a été interdit aux moins de dix-huit ans en Grande-Bretagne en raison du langage grossier de ses personnages. En 106 minutes de film, les acteurs emploient 200 fois le mot « fuck ». « C’est le langage de la rue, le langage de la cour de récréation. La plupart des jeunes emploient ces mots plusieurs fois par jour. C’est plutôt bizarre que des censeurs puissent les empêcher de voir le film », a déclaré Ken Loach sur la BBC (radio). « Les enseignants, les travailleurs sociaux qui ont travaillé sur ce film prévoyaient d’emmener les enfants de leurs écoles le voir. Les gens qui jouent dans le film ne pourront pas le voir. C’est n’importe quoi », a estimé le cinéaste, connu pour ses films sociaux...