Les joueurs de Ligue 1, décontenancés par l’avalanche de cartons en début de saison, semblent peu à peu s’habituer à la nouvelle sévérité du corps arbitral, qui a appliqué à la lettre les consignes de fermeté réclamées par la Ligue de football professionnel (LFP). «L’éthique ne se décrète pas. C’est un travail de longue haleine », aime à rappeler Frédéric Thiriez, porté en mai à la tête de la LFP avec la mission de promouvoir l’éthique et le beau jeu. La mise en place du protocole d’avant-match, avec poignées de main entre entraîneurs et arbitres et photos communes aux deux équipes, a été la première manifestation symbolique de cette politique. La diminution régulière du nombre de joueurs expulsés pourrait bien en être le premier résultat tangible. La déflation est en effet sensible entre les dix premières journées (496 jaunes, 51 rouges) et les dix suivantes (418 jaunes, 29 rouges), avec une baisse de 15 % du nombre d’avertissements et de 43 % des exclusions d’une période à l’autre. Comme si les joueurs, après avoir pesté comme le Nantais Mickaël Landreau pour un match perdu à Sochaux (2-4), se faisaient peu à peu à l’intransigeance arbitrale qui, une fois n’est pas coutume, a survécu à l’été post-Coupe du monde. « Cela a été mal perçu au début, reconnaît le directeur technique national de l’arbitrage, Michel Vautrot. Mais je suis un peu dans la position du ministre de l’Intérieur. Quand il y a beaucoup de policiers sur la route, on s’en prend à eux. Sinon on dit : mais que fait la police ? » « Climat assaini » Michel Vautrot, qui se félicite du soutien sans faille de la Ligue, note également sans déplaisir la diminution des problèmes avec les entraîneurs. « Quand on fait le bilan à mi-saison, cela va mieux, ajoute le patron des arbitres. Le climat s’est assaini, même s’il y a encore quelques dérapages. » Des dérapages que la Ligue n’hésite plus à sanctionner, à l’image de Varrault (Nice), suspendu jeudi pour quatre matches fermes par la commission de discipline de la LFP pour un tacle très dangereux sur le Strasbourgeois Bassila, ou de Fiorèse (PSG), à qui la double simulation contre Bordeaux pourrait valoir une sanction salée. Le PSG, avec 8 expulsés, est d’ailleurs le bonnet d’une Ligue 1 où Ajaccio reste le dernier club sans expulsé. Les arbitres ont en outre le mérite de s’être appliqué à eux-mêmes cette tolérance zéro. M. Moulin a été suspendu deux matches pour son erreur lors de la rencontre Auxerre-Sedan du 21 septembre (match qui sera rejoué selon la proposition du Comité national olympique et sportif français, CNOSF). La Ligue a également accepté, en novembre, que l’arbitre du match Lille-Nantes soit équipé d’un micro et ses propos diffusés le lendemain dans l’émission dominicale Téléfoot. Le succès de cette première a d’ailleurs encouragé les arbitres à aller plus loin, puisque les propos de M. Sars seront diffusés en temps réel sur TF1, le 4 janvier, lors du 32e de finale de Coupe de France Marseille-Bastia. Cette opération alimentera à coup sûr les discussions entre arbitres, lors de leur stage de reprise à Biarritz, du 5 au 11 janvier.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les joueurs de Ligue 1, décontenancés par l’avalanche de cartons en début de saison, semblent peu à peu s’habituer à la nouvelle sévérité du corps arbitral, qui a appliqué à la lettre les consignes de fermeté réclamées par la Ligue de football professionnel (LFP). «L’éthique ne se décrète pas. C’est un travail de longue haleine », aime à rappeler Frédéric Thiriez, porté en mai à la tête de la LFP avec la mission de promouvoir l’éthique et le beau jeu. La mise en place du protocole d’avant-match, avec poignées de main entre entraîneurs et arbitres et photos communes aux deux équipes, a été la première manifestation symbolique de cette politique. La diminution régulière du nombre de joueurs expulsés pourrait bien en être le premier résultat tangible. La déflation est en effet sensible entre...