Venezuela L’opposition intensifie sa campagne anti-Chavez
le 17 décembre 2002 à 00h00
L’opposition vénézuélienne a intensifié sa campagne pour obtenir la démission du président Hugo Chavez, bloquant pendant sept heures lundi de nombreuses rues et autoroutes de Caracas, au quinzième jour d’une grève générale illimitée. À plusieurs reprises, la police a dispersé les manifestants en différents endroits de la capitale, alors que la situation menaçait de dégénérer sur une portion d’autoroute traversant Caracas, où un face-à-face tendu s’est déroulé entre des opposants et des contre-manifestants pro-Chavez. Dressés en début de matinée, les nombreux barrages ont été levés par les manifestants en début d’après-midi. Cette action entrait dans le cadre de la campagne lancée par l’opposition pour contraindre le président populiste de gauche à démissionner. L’opposition de droite, regroupée dans la Coordination démocratique (CD), dont font partie la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV) et la fédération patronale Fedecamaras ayant lancé la grève le 2 décembre, s’est déclarée décidée à paralyser complètement le Venezuela. Elle a annoncé dans un communiqué « des jours plus durs dans la confrontation » contre le gouvernement et son intention de conduire le mouvement à « un plus grand niveau de mobilisation ». « Nous n’allons pas avoir de Noël, et la lutte pour la démocratie et la liberté sera poursuivie jusqu’à 2003. Nous allons asphyxier civilement le gouvernement en augmentant la pression », a-t-elle affirmé. La Coordination démocratique prévoit également d’organiser cette semaine une nouvelle marche anti-Chavez à Caracas. Samedi, elle avait réussi à réunir au centre de la capitale plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont exigé la démission du président et l’organisation d’élections anticipées. Hugo Chavez a de nouveau refusé dimanche de quitter le pouvoir « sous la pression d’un groupe de putschistes » et d’organiser des élections anticipées, soulignant qu’il y avait au Venezuela « un gouvernement élu légitimement par le peuple par deux fois », fin 1998 et en juillet 2000, pour six ans. Le chef de l’État s’est également engagé à briser la grève générale dans le secteur pétrolier et à procéder à une refonte de la holding publique Petroleos de Venezuela (PDVSA), qu’il a accusée de constituer « un État dans l’État ». Il a par ailleurs demandé à l’armée de ne pas se conformer aux décisions de juges allant à l’encontre des décrets émis par la présidence pour contribuer à la reprise du travail dans l’industrie pétrolière. Des militaires ont pris le contrôle dimanche d’un pétrolier, le Pilin Leon, immobilisé par son équipage dans le lac de Maracaibo, à 500 km à l’ouest de Caracas, en dépit de l’opposition d’un juge qui refusait une intervention de l’armée sur le pétrolier.
L’opposition vénézuélienne a intensifié sa campagne pour obtenir la démission du président Hugo Chavez, bloquant pendant sept heures lundi de nombreuses rues et autoroutes de Caracas, au quinzième jour d’une grève générale illimitée. À plusieurs reprises, la police a dispersé les manifestants en différents endroits de la capitale, alors que la situation menaçait de dégénérer sur une portion d’autoroute traversant Caracas, où un face-à-face tendu s’est déroulé entre des opposants et des contre-manifestants pro-Chavez. Dressés en début de matinée, les nombreux barrages ont été levés par les manifestants en début d’après-midi. Cette action entrait dans le cadre de la campagne lancée par l’opposition pour contraindre le président populiste de gauche à démissionner. L’opposition de droite,...
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