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Actualités - Chronologie

L’espoir n’est pas perdu d’accueillir une Chypre réunifiée

Les Quinze n’ont pas perdu l’espoir d’accueillir le 1er mai 2004 une île de Chypre réunifiée à leurs côtés, malgré l’échec hier à Copenhague des négociations entre les représentants des communautés chypriotes turque et grecque. « (L’émissaire de l’Onu Alvaro) de Soto a conclu après s’être entretenu avec les Chypriotes turcs qu’il serait impossible de régler le problème aujourd’hui », a déclaré Alecos Markides, ministre de la Justice au sein du gouvernement chypriote (grec). Alvaro de Soto avait décidé de réunir les dirigeants des deux communautés chypriotes pour tenter d’arracher un accord de réunification en marge du sommet européen de Copenhague, qui doit consacrer l’élargissement à 25 pays de l’Union européenne. Dans leur projet de conclusions, les Quinze confirment qu’ils « préféreraient voir adhérer à l’Union européenne une Chypre réunifiée ». Ils jugent possible la conclusion d’un accord « dans les semaines à venir » qui permettrait d’intégrer une île réunifiée le 1er mai 2004, au terme des processus de ratification, avec les neuf autres pays candidats (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovénie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Slovaquie et Malte). « Le Conseil européen estime qu’il existe une chance unique de parvenir à un règlement dans les semaines à venir et il engage instamment les dirigeants des communautés chypriotes grecque et turque à saisir cette chance », peut-on lire dans le projet de conclusions du sommet de Copenhague. « Une forteresse chrétienne » Pour incitation financière, l’UE propose d’accorder une enveloppe de 273 millions d’euros à la partie turque (nord) de Chypre pour l’aider à rattraper son retard. Pour l’heure, seule la partie grecque de l’île, reconnue internationalement, est appelée à intégrer le bloc européen. À Ankara, Denktash a accusé les dirigeants européens de pratiquer la stratégie du « deux poids, deux mesures ». « L’intérêt de l’Union européenne est de retarder (l’adhésion de) la Turquie et de s’emparer de Chypre, de posséder Chypre, et de construire une sorte de forteresse chrétienne autour de la Turquie », a-t-il dit lors d’une conférence de presse dans la capitale turque. « Si un accord est conclu entre les Grecs et les Turcs sur Chypre, sa mise en œuvre ne sera pas totale si la Turquie n’est pas admise au sein de l’Union européenne », a-t-il souligné. La question chypriote était intimement liée à l’ouverture de négociations d’adhésion pour la Turquie, qui n’a pas obtenu le calendrier escompté à Copenhague. Les Quinze lui ont donné rendez-vous en décembre 2004 pour l’éventuelle ouverture de négociations. L’absence de Rauf Denktash à Copenhague, pour des raisons de santé, a quelque peu compromis les négociations sur le plan de règlement de l’Onu soumis cet automne par Kofi Annan aux deux parties, à la Grèce et à la Turquie, dans l’espoir d’un accord à temps à Copenhague. Le secrétaire général de l’Onu avait même envisagé un déplacement – ce qui aurait constitué un précédent diplomatique – dans la capitale danoise durant le Conseil européen. Hospitalisé jeudi à Ankara pour des examens médicaux, le dirigeant chypriote turc a pu regagner son domicile vendredi, mais son médecin lui a interdit de voyager durant une semaine. Il était représenté à Copenhague par son « ministre des Affaires étrangères », Tahsin Ertugruloglu. Chypre est divisée depuis l’invasion de la partie nord de l’île par les troupes turques en 1974. Les Chypriotes turcs représentent 18 % de la population de l’île, forte de 750 000 habitants, et contrôlent un tiers du territoire.
Les Quinze n’ont pas perdu l’espoir d’accueillir le 1er mai 2004 une île de Chypre réunifiée à leurs côtés, malgré l’échec hier à Copenhague des négociations entre les représentants des communautés chypriotes turque et grecque. « (L’émissaire de l’Onu Alvaro) de Soto a conclu après s’être entretenu avec les Chypriotes turcs qu’il serait impossible de régler le problème aujourd’hui », a déclaré Alecos Markides, ministre de la Justice au sein du gouvernement chypriote (grec). Alvaro de Soto avait décidé de réunir les dirigeants des deux communautés chypriotes pour tenter d’arracher un accord de réunification en marge du sommet européen de Copenhague, qui doit consacrer l’élargissement à 25 pays de l’Union européenne. Dans leur projet de conclusions, les Quinze confirment qu’ils «...