Serpents, étoiles, poissons, soleil, sphère, croissant, comète... Le bijou reste le domaine dans lequel l’univers symbolique est le plus exalté. N’oublions pas que le joyau n’est que le lointain descendant du talisman. Par ailleurs l’or même, qui sert de matière première au parement, vénéré par les alchimistes, représentait le savoir suprême, «ésotérique», l’aboutissement en quelque sorte du savoir le plus élevé de l’ascension spirituelle. Sa symbolique, opulente et variée, traversera contrées et connaissances pour doter l’humanité de représentations toujours très vives dans l’imaginaire universel... Il en est de même, mais dans une moindre mesure, pour les pierres précieuses qui ont toujours exercé une influence très forte sur l’imaginaire. Certaines pierres, comme l’améthyste ou le cristal de roche, incitaient à la méditation ou bien étaient supposées tenir un pouvoir curatif. Des correspondances occultes étaient établies entre elles et les planètes par les hommes qui espéraient, par leur acquisition, pouvoir exercer une influence sur leur propre destinée... Ce qui explique la valeur très élevée accordée, dès les temps les plus reculés, aux gemmes. Le rubis par sa couleur, si proche de celle du sang, associé à la planète Mars, était censé gouverner l’action des hommes. Leur agressivité, leur pouvoir d’action, leur énergie et leur vitalité étaient dépendants de ce corps céleste qui gravitait autour du soleil. Le rubis permettait donc aux mortels le contact avec Mars, donc l’accès à ses faveurs. L’émeraude, associée à la planète Jupiter, était le symbole de l’eau, de la forêt et surtout de la pluie. D’où la profusion d’ornements sertis d’émeraudes offerts jusqu’à nos jours aux mariages royaux... On réalise ainsi qu’à travers les matériaux dont il est porteur, le bijou fut le moyen d’exalter l’univers. Au cours des siècles, planètes, sphères, galaxies se transforment en symboles portables: bagues, pendentifs, colliers, bracelets. Comme des serpents (investis dans toutes les mythologies d’une symbolique riche et variée), les bracelets, les bagues, les chaînes entourent et protègent l’individu contre toute adversité... Ces joyaux d’aujourd’hui qui se lovent autour des corps ne sont que les échos millénaires des origines du monde. Nouveaux concepts Des diamants... en or Serties sur des colliers, des bagues, des pendentifs ou des bracelets, des gemmes dont la couleur et l’éclat font penser à des diamants. Il s’agit des «Golden Diamonds», le récent exploit du joaillier Chopard, l’inventeur d’une nouvelle «pierre précieuse», le «diamant mobile», qui est en train de faire le tour et l’admiration du monde... Il s’agit d’un nouveau concept, mis au point par la directrice de la création et vice-présidente de la maison Chopard, Caroline Schenffele, réalisé dans les ateliers suisses de la marque. Le concept du «diamant d’or» a exigé deux ans pour sa mise au point et son lancement dans le très exclusif univers de la haute joaillerie. Selon leur créatrice, les somptueuses pierres centrales sont composées d’or blanc, jaune ou rose, de 18 carats, ayant subi un traitement très spécial, dans l’intention de les durcir en modifiant légèrement leur couleur et en accentuant leur éclat. «Le bloc d’or est ensuite, selon les explications de la créatrice, facetté en brillants». Ce qui se traduit par 158 facettes «émeraude», poire, etc. C’est-à-dire toutes les différentes tailles utilisées pour les diamants. Mélangées à des pierres de couleur, montées sur griffe comme le sont les diamants, ces nouvelles pierres «métalliques» permettent des créations originales. La collection «Golden Diamonds» comprend déjà 300 pièces, déclinées en trois thèmes: géométrie, fleurs, serpent... Alta moda Cerruti chez Baccarat Pour présenter à Paris sa dernière collection, Cerruti a choisi un écrin original: la boutique de la célèbre maison de cristallerie Baccarat. Les clientes du couturier italien, ravies par son initiative, ont apprécié les modèles proposés. Les hommes n’étant pas exclu de l’événement, leur nombre égalait (presque) celui des dames, ferventes «amatrices» du style du créateur... Un style qui correspond à une vision sans extravagances, une conception racée et élégante. De longs manteaux en peau lainée, des tailleurs-pantalons en lainage rayé. Des ensembles pantalon en cuir, pulls en jersey de soie rebrodés. Sous les manteaux de cachemire, les blouses sont rebrodées ou imprimées. Les trenchs sont en agneau plongé, couleur noisette ou praline. Les bijoux, les lieux obligeant, étaient tous en cristal Baccarat. Eux aussi, comme tout le reste, sont sans exubérance mais d’un goût parfait et d’une sobriété élégante. En effet, dans le style Cerruti l’exubérance ne trouve pas de place. À peine quelques touches ou allusions par des détails insolites, en guise de coup d’œil malicieux à l’esprit frondeur de la couture frondeuse. Un exemple? Une redingote de velours sur une jupe en cuir, avec des fleurs en sérigraphie. Ou encore ce gilet de grosse laine, en maille, de couleur caramel, sur une chemise en satin à col finement entouré de smocks. Point fort de la collection: les chaussures. Bottines en cuir vieilli, assorties à des pochettes aux anses gainées de plaques métalliques argentées. Des audaces, certes, mais bien tempérées, déjouant la rigidité d’un classicisme impeccable d’un style intemporel, d’une légendaire distinction. Maquillage Le pouvoir étonnant du blanc Étonnant le blanc! Il estompe un teint blafard, camoufle les cheveux blancs en rendant la chevelure «platinée». Symbole de pureté, cette non-couleur pare de tous les attraits une beauté fragile et irradie une peau morose ou terne. Intemporelle, cette teinte se prête à toutes les interprétations. En vedette, elle rayonne. Très sobre, elle adoucit, par des couches très légères, les teints sombres et l’intensité trop prononcée d’un regard de braise. Mode d’emploi Le blanc s’applique sur toute la paupière (partie mobile), jusque sous l’arcade. L’application se dose selon la convenance: légère pour un maquillage «invisible» ou évanescent; plus appuyée pour un effet sophistiqué ou fatal... À savoir: indispensable avec le halo blanc, un trait d’eye-liner ou d’un crayon noir au ras des cils, afin de cadrer le regard. Brosser les cils avec un mascara foncé. Plus l’effet blanc est prononcé, plus les couches seront épaisses (donc nombreuses). À ne pas oublier: estomper le trait de crayon blanc à l’intérieur de la paupière inférieure, afin d’éclairer le regard, lui donnant plus d’intensité. Du noir et du blanc L’emploi de ces deux teintes (noir et blanc) aiguise le regard, en augmentant sa puissance. L’ordre de la pose des fards est le suivant: d’abord le blanc qu’on étend sur toute la paupière en toile de fond. Ensuite est appliquée l’ombre noire du milieu de la paupière vers les tempes. On travaille les deux tons avec l’applicateur mousse. On estompe sans bavures. Quand Galliano redécouvre Christian Dior La collection de John Galliano pour Dior, oubliant excès et fureur, s’est rapprochée pour une fois de l’esprit du créateur de la griffe. Sans folies et nulle fureur, la vision du facétieux dessinateur britannique retrouvait une certaine rigueur oubliant de s’éparpiller en superflu... Quadruple ceinture pour pantalons à taille basse, très larges du bas, veste à plastron plissé, débardeur de soie souple et longue écharpe. Silhouette longiligne, pantalon fuseau serrant la jambe tombant sur la chaussure ranger lacée. La chemise (ou le top) blanche se cache sous un vêtement bizarre, mi-veste mi-bolero, découvrant largement le buste et descendant en queue-de-pie sur le bas du dos. Une très (très) longue écharpe, telle une sangle de parachute, enroulant le buste comme un boa. Côté couleur, le noir est roi. Le gris aussi. Tous les tons de gris: anthracite, mouette, nuage, argent... Les tissus brillent d’un éclat métallique, et les ceintures-miroirs font ressortir la taille basse des pantalons, essentiellement noirs. Les chemises qui les accompagnent sont blanches, à pointes de col arrondies, retenues par une chaînette. Les bijoux prennent de l’importance: chaîne de montre au revers de la veste ou dans la poche-poitrine. Une collection en fait inattendue qui, pour une fois, met en valeur bijoux et accessoires. Pour la première fois, le sac en version ultra-précieuse faisait son apparition sur le podium. Cheveux La coloration idéale Des pointes ni fourchues ni décolorées et une couleur avec des reflets uniformes sur toute la longueur de la chevelure signent une coloration réussie. Sans oublier l’atout principal: la stabilité inchangeable de la teinte au fil des shampooings. C’est là, on l’aurait compris, les critères d’une teinture capillaire réussie. Or la structure du cheveu n’est pas toujours régulière. Si à la naissance la racine est vigoureuse et saine, les cheveux deviennent poreux au cours de leur longueur pour finir secs et affaiblis à leur pointe... La teinture doit absolument tenir compte de ce fait pour être réussie, car les pigments ne peuvent se répartir de manière égale si ces considérations ne sont pas tenues en compte. Plus rapidement absorbés aux pointes, les pigments seront aussi plus vite éliminés au cours des shampooings. D’où le conseil de choisir des produits colorants bien adaptés, tenant compte de la restructuration autant que de la porosité de la chevelure. Il en est de même pour la pose et la répartition du produit colorant: plus rapidement absorbé aux pointes, il s’éliminera plus tôt, créant un effet irrégulier qui nuit gravement à l’aspect de la chevelure. D’où le fait que les nouvelles tendances de la coloration consistent à une minutieuse préparation des cheveux et un rigoureux déroulement de l’opération colorante, adaptée aux particularités de la chevelure. Des techniques restructurantes préparatoires et des après-shampooings «renforcés» réussissent à garder aux cheveux colorés une vitalité et un aspect optimal, y compris leur brillance, point faible de toute coloration jusqu’à présent. D’autant plus que de nouveaux produits «préparatoires» et des crèmes «post-lavage» réparatrices renforcent et embellissent même les cheveux très abîmées. À condition que la cure soit constante, minutieuse et bien adaptée à chaque problème.
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