Asmara offre à Washington l’accès à ses bases militaires
le 11 décembre 2002 à 00h00
Le président de l’Érythrée, Issaias Afeworki, a déclaré hier à Asmara qu’il était prêt à permettre aux États-Unis l’accès aux installations militaires de son pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, au cours d’une visite du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld. M. Rumsfeld n’a pas dit si les États-Unis prévoyaient ou non de stationner des troupes en Érythrée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, comme ils le font actuellement à Djibouti. Le secrétaire américain à la Défense est arrivé à Asmara dans la matinée, première étape d’une tournée dans la région stratégique de la Corne de l’Afrique, qui doit le conduire en Éthiopie et à Djibouti. Un haut responsable du Pentagone a pour sa part souligné que l’Érythrée, qui occupe une position stratégique sur la mer Rouge, au sud du Soudan, dispose de pistes d’atterrissage capables d’accueillir des avions cargos gros-porteurs et des ports en eaux profondes, parfois utilisés par la marine américaine. Dans l’avion en provenance de Washington, M. Rumsfeld avait estimé que certains pays de la Corne de l’Afrique aidaient déjà les États-Unis en autorisant le survol de leur territoire, en permettant l’accès à certaines installations militaires de temps à autre, ainsi que des renseignements militaires et leurs marines pour assurer la sécurité dans les eaux de la région. Les armées érythréenne, avec quelque 175 000 hommes, et éthiopienne, avec 200 000 éléments, parmi les plus importantes de la région en effectifs, peuvent s’avérer utiles pour stabiliser la région. L’Éthiopie et son ancienne province devenue indépendante en 1993, l’Érythrée, sont des alliés traditionnels de poids de Washington dans la région. Quant à Djibouti, qui bénéficie d’une position stratégique entre Afrique et péninsule arabique, Washington y maintient depuis le début de l’année un contingent de plus de 800 hommes – des marines et des forces spéciales –, dans le cadre de sa campagne antiterroriste. Après sa visite à Djibouti mercredi, M. Rumsfeld doit se rendre au Qatar, avant de rentrer à Washington.
Le président de l’Érythrée, Issaias Afeworki, a déclaré hier à Asmara qu’il était prêt à permettre aux États-Unis l’accès aux installations militaires de son pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, au cours d’une visite du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld. M. Rumsfeld n’a pas dit si les États-Unis prévoyaient ou non de stationner des troupes en Érythrée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, comme ils le font actuellement à Djibouti. Le secrétaire américain à la Défense est arrivé à Asmara dans la matinée, première étape d’une tournée dans la région stratégique de la Corne de l’Afrique, qui doit le conduire en Éthiopie et à Djibouti. Un haut responsable du Pentagone a pour sa part souligné que l’Érythrée, qui occupe une position stratégique sur...
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