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Actualités - Chronologie

Enquête Reid : huit interpellations à Paris et en banlieue

Huit personnes, dont l’imam d’une mosquée, ont été interpellées mardi à l’aube à Paris et en région parisienne, dans le cadre de l’enquête sur le Britannique Richard Reid, accusé d’avoir tenté de faire sauter un avion lors d’un vol Paris-Miami en décembre 2001. Ces huit personnes, dont six sont de nationalité pakistanaise, étaient interrogées mardi soir dans les locaux de la section antiterroriste de la brigade criminelle à Paris. De sources proches de l’enquête, on a précisé qu’il s’agissait de « mettre un terme à l’enquête sur l’éventuel réseau logistique » dont a pu bénéficier Richard Reid en France. Les policiers ont saisi de l’argent liquide, de la documentation à caractère islamiste liée à el-Qaëda, le réseau terroriste d’Oussama Ben Laden, et de faux documents d’identité. Les interpellations ont été effectuées sur commission rogatoire du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. Sept objectifs ont été visés à Paris et en banlieue. Principale cible, selon ces sources : la mosquée Ali et l’Association interculturelle des Pakistanais en France (AIPF), un lieu d’alphabétisation et de prière, toutes deux situées à la même adresse rue du Faubourg Saint-Denis, dans le Xe arrondissement de la capitale. Ces lieux sont fréquentés principalement par des Pakistanais. L’imam de la mosquée Ali figure parmi les personnes placées en garde à vue, ainsi que le responsable présumé d’un autre lieu de prière. Un restaurant pakistanais, dans le même arrondissement, a aussi été visé. Toutes ces personnes – qui sont en l’état actuel des investigations considérées comme de « possibles seconds couteaux » – pourraient avoir aidé directement ou non Richard Reid, qui avait tenté de faire sauter un appareil d’American Airlines Paris-Miami à l’aide d’un puissant explosif dissimulé dans ses chaussures. Reid, âgé de 28 ans, avait plaidé coupable, le 4 octobre, devant un juge de Boston (Massachusetts), ce qui lui avait évité un procès. Dans le cadre de l’enquête française, deux Français, Hakim Mokhfi et Hassan al-Cheguer, et un Pakistanais, Ghulam Mustafa Rama, avaient été interpellés et mis en examen (inculpés) en juin par le juge Bruguière pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste ». Les policiers ont continué de travailler sur cette mouvance et dans un premier temps, effectuant un travail de fourmi, sont parvenus à reconstituer l’itinéraire de Reid à Paris. La saisie, par la police, de disques durs et d’e-mails envoyés par le Britannique peu avant la tentative d’attentat avait démontré qu’il disposait d’une logistique en France et en Europe. Dans un second temps, l’enquête s’est concentrée de manière plus approfondie sur cette logistique autour de la « mouvance pakistanaise » et de Rama principalement. Les deux Français s’étaient rendus au Pakistan, après avoir été recrutés, selon eux, par Rama. Selon Me Pierre Gonzalez de Gaspard, avocat de Hassan al-Cheguer, ils sont arrivés fin août 2001 au Pakistan où ils ont visité des écoles coraniques avant d’être conduits dans un camp d’entraînement. Ils n’y sont restés que quelques jours car, selon l’avocat, le but de leur voyage était surtout d’étudier le Coran et d’apprendre l’arabe. « Ce sont des garçons qui se sont fourvoyés », a-t-il indiqué. Par ailleurs, les autorités néerlandaises ont officiellement demandé à la France l’extradition d’un extrémiste algérien arrêté vendredi à Paris. Redouane Daoud, 25 ans, qui s’était évadé le 5 juin dernier du centre de détention de Breda, a été arrêté vendredi dans le Xe arrondissement de Paris dans le cadre d’un coup de filet contre un réseau islamiste.
Huit personnes, dont l’imam d’une mosquée, ont été interpellées mardi à l’aube à Paris et en région parisienne, dans le cadre de l’enquête sur le Britannique Richard Reid, accusé d’avoir tenté de faire sauter un avion lors d’un vol Paris-Miami en décembre 2001. Ces huit personnes, dont six sont de nationalité pakistanaise, étaient interrogées mardi soir dans les locaux de la section antiterroriste de la brigade criminelle à Paris. De sources proches de l’enquête, on a précisé qu’il s’agissait de « mettre un terme à l’enquête sur l’éventuel réseau logistique » dont a pu bénéficier Richard Reid en France. Les policiers ont saisi de l’argent liquide, de la documentation à caractère islamiste liée à el-Qaëda, le réseau terroriste d’Oussama Ben Laden, et de faux documents...