TURQUIE Erdogan défend à Rome l’adhésion de son pays à l’UE
le 14 novembre 2002 à 00h00
Le chef du parti victorieux aux élections en Turquie, Recep Tayyip Erdogan, est venu hier à Rome plaider pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne et a mis en garde l’Europe contre un refus. Leader du Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, M. Erdogan veut une date pour l’ouverture des négociations d’adhésion lors du sommet européen de Copenhague les 12 et 13 décembre. « Si à Copenhague une date n’est pas donnée, la confiance des Turcs en l’Europe serait ruinée », a-t-il mis en garde dans un entretien publié mercredi par le quotidien italien La Repubblica quelques heures avant son arrivée dans la capitale italienne. La Turquie, pays de près de 68 millions d’habitants majoritairement musulmans, a obtenu en décembre 1999 le statut de pays candidat. M. Erdogan a choisi l’Italie comme première étape de sa tournée des capitales européennes en raison du soutien affiché par le chef du gouvernement et ministre des Affaires étrangères par intérim Silvio Berlusconi, a-t-il expliqué. « L’Italie soutient la marche entreprise par la Turquie pour son intégration au sein du l’Union européenne et souhaite que le nouveau gouvernement appelé à diriger la Turquie (...) poursuive le processus de réformes internes », avait déclaré le 6 novembre M. Berlusconi. M. Erdogan effectue sa visite en Italie en sa qualité de chef de l’AKP, car la Turquie n’a pas encore formé son nouveau gouvernement. Ayant été déclaré inéligible, M. Erdogan ne peut être nommé Premier ministre. L’entretien avec M. Berlusconi sera suivi d’un déjeuner de travail. Au cours du repas, aucun alcool ne sera proposé à M. Erdogan, musulman, a indiqué à la presse italienne un porte-parole de l’AKP, Sedar Cam. M. Erdogan est toutefois conscient des oppositions existant au sein des Quinze à l’adhésion de la Turquie. Le président de la Convention sur l’avenir de l’Europe Valéry Giscard d’Estaing vient de se déclarer contre une adhésion de la Turquie, estimant qu’elle « serait la fin de l’Europe ».
Le chef du parti victorieux aux élections en Turquie, Recep Tayyip Erdogan, est venu hier à Rome plaider pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne et a mis en garde l’Europe contre un refus. Leader du Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, M. Erdogan veut une date pour l’ouverture des négociations d’adhésion lors du sommet européen de Copenhague les 12 et 13 décembre. « Si à Copenhague une date n’est pas donnée, la confiance des Turcs en l’Europe serait ruinée », a-t-il mis en garde dans un entretien publié mercredi par le quotidien italien La Repubblica quelques heures avant son arrivée dans la capitale italienne. La Turquie, pays de près de 68 millions d’habitants majoritairement musulmans, a obtenu en décembre 1999 le statut de pays candidat. M. Erdogan a...
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