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Actualités - Chronologie

Un responsable de la Jamaah islamiyah a coordonné l’attentat de Bali

La police indonésienne a établi hier qu’un responsable présumé de la Jamaah islamiyah, un réseau soupçonné d’être lié à el-Qaëda, avait coordonné l’attentat du 12 octobre à Bali. Le seul suspect détenu, l’Indonésien Amrozi, a indiqué que l’homme qui lui avait donné des ordres et avait coordonné l’attentat était Imam Samudra. Imam Samudra, un Indonésien, est considéré comme un des responsables de la Jamaah islamiyah, une organisation régionale dont le but serait de créer par la terreur un État islamique dans une partie de l’Asie du Sud-Est. C’est la première fois que la police établit un lien direct entre la Jamaah islamiyah (JI) et l’attentat à la voiture piégée devant une discothèque de Bali qui a fait plus de 190 morts, en majorité des touristes étrangers. Amrozi a indiqué avoir rencontré Imam Samudra durant l’année 2000, à Solo, dans le centre de l’île de Java, pour préparer des attentats, selon le général Da’i Bachtiar, chef de la police nationale. Les deux hommes ont ensuite été en contact par l’intermédiaire de messages SMS envoyés par téléphone portable. Amrozi, détenu depuis la semaine dernière, a avoué, selon la police, avoir acheté le fourgon, ainsi qu’une partie des explosifs – du nitrate d’ammonium, vendu dans le commerce – ayant servi à l’attentat. Amrozi, un mécanicien de l’Est de l’île de Java, âgé d’environ 40 ans, a acheminé le fourgon et est arrivé à Bali six jours avant l’attentat. Quand, curieux, il a demandé quelle était la cible, Imam Samudra lui a demandé de « s’occuper de ses affaires », selon le chef de la police. Amrozi est retourné à Java avant l’explosion, qu’il a apprise par la radio. « Il a été très heureux que sa bombe ait bien explosé à Bali », a dit le général Bachtiar. Selon Amrozi, Imam Samudra est un homme très intelligent, polyglotte, parlant notamment l’anglais et l’arabe. La police le recherche pour son implication présumée dans une série d’attentats en 2000, le soir de Noël, contre des églises en Indonésie, qui avaient fait 18 morts. Amrozi a présenté ses excuses à sa famille, mais pas aux victimes de l’attaque, selon un message aux médias qui a été rendu public hier. Le chef de la police a présenté Amrozi comme un ancien « gamin malicieux », devenu coolie et maçon en Malaisie, avant de revenir en Indonésie, et qui s’est radicalisé sous l’influence de prédicateurs. Il a notamment écouté le religieux indonésien Abou Bakar Bachir et Jaafar Umar Thalib, un ancien combattant contre les Soviétiques en Afghanistan, chef de l’organisation paramilitaire indonésienne des Laskar Jihad, qui vient d’annoncer sa dissolution. Près d’une centaine de membres présumés ou proches de la JI sont déjà détenus en Malaisie et à Singapour. Les Nations unies ont ajouté le mois dernier la JI à leur liste noire d’organisations liées à el-Qaëda.
La police indonésienne a établi hier qu’un responsable présumé de la Jamaah islamiyah, un réseau soupçonné d’être lié à el-Qaëda, avait coordonné l’attentat du 12 octobre à Bali. Le seul suspect détenu, l’Indonésien Amrozi, a indiqué que l’homme qui lui avait donné des ordres et avait coordonné l’attentat était Imam Samudra. Imam Samudra, un Indonésien, est considéré comme un des responsables de la Jamaah islamiyah, une organisation régionale dont le but serait de créer par la terreur un État islamique dans une partie de l’Asie du Sud-Est. C’est la première fois que la police établit un lien direct entre la Jamaah islamiyah (JI) et l’attentat à la voiture piégée devant une discothèque de Bali qui a fait plus de 190 morts, en majorité des touristes étrangers. Amrozi a indiqué avoir...