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Actualités - Chronologie

UNION EUROPÉENNE Giscard se prononce contre l’intégration de la Turquie

La sortie de Valéry Giscard d’Estaing contre l’intégration de la Turquie à l’Union européenne a suscité embarras, colère, ou satisfaction à la Convention sur l’avenir de l’Europe que dirige l’ancien président français et qui siégeait en session plénière hier à Bruxelles. « Personnellement, je ne l’aurais pas fait. Cela n’a rien à voir avec la Convention », a fini par reconnaître le vice-président de la Convention, le Belge Jean-Luc Dehaene, pressé de questions par la presse à l’issue des débats du forum. « Je suis sûr que M. Giscard d’Estaing s’exprimait à titre personnel », a-t-il ajouté. Normalement, M. Giscard d’Estaing aurait dû tenir lui-même la conférence de presse de clôture de la session, mais « il a d’autres responsabilités en France qui l’ont obligé à partir plus tôt », a expliqué son porte-parole Nikolaus Meyer-Landrut aux journalistes. Valéry Giscard d’Estaing s’est prononcé fermement contre l’intégration de la Turquie à l’UE, en estimant dans une interview publiée par le quotidien français Le Monde qu’elle marquerait « la fin de l’Union européenne ». Un membre turc de l’Assemblée, Emre Kocaoglu, a réclamé dans les couloirs la démission du président de la Convention, estimant que son attitude « n’était pas compatible avec sa charge ». « Ses idées sont des idées du passé, pas du XXIe siècle », a fulminé M. Kocaoglu, qui devrait quitter prochainement la Convention, en tant que membre de la coalition battue aux dernières élections législatives turques. En revanche, l’eurodéputé français Alain Lamassoure a salué une « provocation nécessaire », pour « qu’on se pose enfin la question des frontières de l’Union européenne ». « Maintenant qu’on a fait une offre à la Turquie (...) on ne peut plus lui dire non », mais il faut aussi énoncer clairement « jusqu’où » l’élargissement de l’Union pourra aller, a poursuivi M. Lamassoure, qui s’inquiète de voir un jour l’Ukraine, la Russie, ou le Maroc revendiquer une place dans l’UE. Même sentiment pour le représentant du Parlement français, Hubert Haenel, ou pour son collègue Josef Zielenec, du Parlement tchèque. « Il fallait bien que quelqu’un mette un jour les pieds dans le plat. Beaucoup de responsables, Français ou autres, disent en privé que la Turquie ne rentrera jamais dans l’Union européenne », a affirmé M. Haenel.
La sortie de Valéry Giscard d’Estaing contre l’intégration de la Turquie à l’Union européenne a suscité embarras, colère, ou satisfaction à la Convention sur l’avenir de l’Europe que dirige l’ancien président français et qui siégeait en session plénière hier à Bruxelles. « Personnellement, je ne l’aurais pas fait. Cela n’a rien à voir avec la Convention », a fini par reconnaître le vice-président de la Convention, le Belge Jean-Luc Dehaene, pressé de questions par la presse à l’issue des débats du forum. « Je suis sûr que M. Giscard d’Estaing s’exprimait à titre personnel », a-t-il ajouté. Normalement, M. Giscard d’Estaing aurait dû tenir lui-même la conférence de presse de clôture de la session, mais « il a d’autres responsabilités en France qui l’ont obligé à partir plus...