L’euro est resté ferme face au dollar hier en fin de journée après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) d’abaisser son taux de base et son taux d’escompte d’un demi-point en pourcentage à 1,25 % et 0,75 % respectivement (voir ailleurs). Cette baisse, qui a surpris les marchés, est venue mettre en évidence le mauvais état de l’économie américaine d’un côté, et augmenter l’écart entre les taux américain et européen au profit de l’euro d’un autre côté. Cela d’autant que les cambistes s’attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE), qui doit se réunir aujourd’hui, laisse son principal taux directeur inchangé à 3,25 %. Pourtant, les pressions, qui se sont développées sur le billet vert après la décision de la Fed, ont été plus ou moins neutralisées par la reprise de Wall Street qui a accueilli favorablement ce geste. Plus tôt dans la journée, le dollar avait aussi profité de la victoire du Parti républicain lors des élections américaines de mi-mandat, dans la mesure où ce développement permettrait à l’Administration Bush de faire passer des lois favorables à la relance de l’économie. De plus, les mauvais indicateurs en provenance hier de l’Allemagne et de la France avaient pesé sur la tenue de l’euro. À cet égard, les opérateurs ont été très préoccupés par la chute de 2,5 % des commandes dans l’industrie allemande en septembre ainsi que de la nette dégradation de la conjoncture industrielle française au 3e trimestre selon une enquête de l’Insee. Compte tenu de toutes ces considérations et en attendant aujourd’hui la décision de la BCE sur les taux dans la zone euro, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton hésitant à 1,0025 pour un euro contre 0,9999 la veille, à 1,5640 pour un sterling contre 1,5630, à 1,4585 FS contre 1,4625 et à 121,80 yens contre 121,85. Hausse des Bourses américaines En Bourse, les marchés américains des actions, qui avaient débuté la journée d’hier dans le rouge en attendant la décision de la Fed, ont renoué avec la hausse après la réduction d’un demi-point des taux américains. Ils ont aussi salué la victoire des républicains ainsi que la démission du président de la SEC, Harvey Pitt, tant réclamée après qu’il eut échoué à restaurer la confiance des investisseurs ébranlée par les scandales de grandes sociétés cotées. Mais les opérateurs se sont montrés moins unanimes à la hausse dans l’attente des résultats de Cisco après la clôture. En effet, Wall Street devait se contenter d’une hausse de 1,07 % et le Nasdaq de 1,27 %. De l’autre côté de l’Atlantique, la tendance des Bourses européennes était suspendue à la décision de la Fed qui est censée donner un coup de fouet à la conjoncture américaine et stimuler la reprise de l’économie mondiale. Dans cette attente, qui a relégué au second plan toute autre considération, tous les marchés européens ont dû faire du surplace, achevant la journée en baisse. À Beyrouth, le dollar est resté plutôt recherché dans un marché réticent à l’offre. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL tout en se négociant légèrement à la hausse entre 1 513,60 et 1 513,90 LL. À la Bourse de Beyrouth, la séance d’hier s’est limitée à la négociation de 47 184 actions C de la Byblos Bank à 1 1/4 $ contre 1 3/16 $ la veille et de 38 890 actions A de Solidere à 4 3/4 $ (inch). Élie KAHWAGI
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