Voilà plus de vingt ans que l’anesthésie générale ne fait que progresser. Les techniques et les produits se sont diversifiés si bien que les anesthésies sont de mieux en mieux supportées, même si dans le public bon nombre de personnes s’angoissent à l’idée de perdre conscience ne serait-ce que pour une courte durée de temps... Pourtant les risques n’ont jamais été si bien contrôlés. D’ailleurs, lorsque l’anesthésie générale présente le moindre risque pour le malade, l’anesthésie locorégionale, qui n’anesthésie qu’une partie du corps, offre une précieuse alternative, «n’endormant» qu’une partie du corps, celle où devra avoir lieu l’intervention. Il va de soi certes que chaque technique a des indications précises ainsi que des contre-indications à respecter. Mais les équipes médicales les connaissent parfaitement et en tiennent compte avec rigueur. Toutefois, pour aborder ces moments aussi sereinement que possible, mieux vaut être bien informés. En tout cas, une consultation pré-anesthésique, ayant lieu avant toute intervention programmée, permet d’apprécier l’état de santé du futur opéré réduisant au minimum tous les risques dus à l’anesthésie. Certains individus connaissent des difficultés passagères de mémorisation après une anesthésie. Mais une étude réalisée en France portant sur 1200 opérés, âgés de 25 à 86 ans, n’a mis en évidence aucune perturbation de la mémoire à long terme. Ces patients avaient subi soit une anesthésie générale de trois heures au moins, soit trois interventions sous anesthésie générale. Ils n’étaient atteints auparavant d’aucune affection neurologique chronique et ne prenaient aucun médicament psychotrope, tel que anxiolytique ou antidépresseur. Chez les malades âgés, toutefois, souffrant déjà de troubles neurologiques, des perturbations mnémoniques (de la mémoire) sont toutefois possibles. Pathologie Les ennemis de la colonne vertébrale Le mal du siècle et de la sédentarité, celui du dos, se généralise. Sans parler des mauvaises postures qui viennent accabler davantage une colonne vertébrale raidie par le mauvais usage qu’on en fait... Épaules affaissées, ventre en avant, cambrure dorsale excessive... De la voiture à l’ascenseur, de la chaise au fauteuil, les progrès techniques ont transformé notre vie. Les changements, pourtant, ne sont pas sans séquelles. La colonne vertébrale s’avachit et se venge... Sept individus sur dix, dans les pays industrialisés, se plaignent de douleurs dorsales. Trois fois sur cinq, l’origine du mal n’est ni une malformation ni la séquelle d’une chute et encore moins une déficience osseuse. Il s’agit tout simplement de mauvaises postures survenant par des gestes et des mauvaises habitudes sur une colonne vertébrale aux muscles non exercés... Les mauvaises habitudes, la sédentarité, la mécanisation de la vie quotidienne ne sont pas sans rapport avec cette généralisation du mal de dos. Une colonne à tout faire Ce qui permet au corps humain une multitude de mouvements, c’est bien la colonne vertébrale. Elle le soutient, lui permettant aussi des mouvements de rotation, de flexion, d’inclinaison. Mais le dos, qui se compose de vertèbres, de disques intervertébraux et de nerfs, constitue un appareil à plusieurs sections, il peut être déséquilibré par de mauvaises positions, de mauvaises habitudes créant une perturbation qui se répercute sur l’ensemble du corps, en déviant l’axe corporel. Ce qui entraîne des lésions infimes mais continues aux niveaux articulaire, ligamentaire, musculaire. En maintenant des attitudes incorrectes, on favorise des contractures et des postures dites «de compensation». Or toute posture anormale et soutenue met en tension excessive un groupe de muscles et d’articulations d’un côté du corps. L’autre côté se fatigue et réagit en se tétanisant... Résultat: durcissement et raccourcissement du premier côté et des fortes contractures de l’autre... Sans oublier que toute mauvaise position entraîne des pressions anormales conduisant à des infirmités: cyphose (dos courbé en permanence) lumbago, arthrose, hernie discale, torticolis, dorsalgie). Autant de maux et de souffrances parfaitement évitables, dans la grande majorité des cas, en apprenant tout simplement de se tenir correctement... Cellulite Le «pourquoi» des capitons La graisse stockée autour de la taille, des muscles, des fessiers, des cuisses et des genoux ne cède pas aux restrictions alimentaires. Plus ou moins épaisse, dure et capitonnée, elle concerne surtout les femmes, s’agissant d’un caractère sexuel secondaire. L’aptitude, en effet, d’accumuler les graisses à certaines parties de leur corps est liée, semble-t-il, à leur aptitude de procréer et d’enfanter, cela s’explique par le fait qu’à l’origine les femmes devaient être en mesure, pour assurer la survie de l’enfant pendant ses premières années, de puiser dans leurs propres réserves corporelles. D’où le fait qu’aujourd’hui encore la graisse autour de certaines parties de leur corps ne cède pas aux restrictions alimentaires les plus draconiennes... Les causes de la cellulite Un ensemble de mauvais fonctionnements de l’organisme contribue à l’apparition de la cellulite. La rétention d’eau, l’antagonisme entre adipocités et tissu cutané, la mauvaise circulation en font partie. Les troubles circulatoires et le relâchement cutané participent activement à la mise en place de ces indélogeables coussinets de graisse. La rétention d’eau est le résultat de la polymérisation: les cellules du tissu conjonctif sécrètent une substance qui absorbe l’eau et se recroqueville pour former des grappes de mucopolysaccharides. Si on réussit à briser ces chaînes qui retiennent l’eau, les bourrelets disparaissent... Les micropressions qu’exercent les tissus de la peau sur les adipocités se traduisent par ce qu’on appelle la peau d’orange. La mauvaise circulation constitue aussi un facteur aggravant dans le domaine du surpoids. Les vaisseaux sanguins étant comprimés par les cellules graisseuses hypertrophiées, le sang dans les canaux sanguins périphériques circule mal. Ce qui fait que la cellulite s’installe progressivement. Parallèlement, les microcompressions gênent la circulation veineuse, fréquemment paresseuse. La peau relâchée, enfin, à la suite de l’âge, des maternités, des régimes à répétition, perd de son élasticité, se refroidit et n’est plus en mesure de jouer son rôle de sangle. Le soja, un aliment de choix Agréable au goût sans être cher, ce végétal extrême-oriental regorge de qualités tout en se prêtant différentes manières d’accommodation, selon les traditions, les mœurs et les goûts de divers pays. Cultivé en Extrême-Orient et plus particulièrement en Chine depuis plus de quatre mille ans, il est largement consommé en Asie. Le soja constitue un des végétaux les plus riches en protéines tout en contenant des graisses insaturées (dites «bonnes graisses») et des vitamines, B9 et E, du fer, du calcium, du potassium et des fibres. en Occident, il est loin de jouir de la réputation qu’il mérite et on aurait tort de suivre cet exemple se privant ainsi de ce précieux aliment-trésor. Peu calorique de surcroît, il peut figurer sans danger d’apports notables dans les régimes-minceur. L’ami de ces dames Une des qualités peu connues de ce végétal est sa haute teneur en œstrogènes. Ces hormones naturelles du soja sont utilisées en gynécologie en antidote d’excès d’œstrogènes dans le syndrome prémenstruel (jambes lourdes, tension mammaire, irritabilité, agressivité, déprime). Les hormones végétales contenues dans le soja permettent de rééquilibrer l’apport hormonal naturel, atténuant les effets du syndrome cité. Cette plante miraculeuse diminue sensiblement certains troubles liés à la ménopause, y compris la perte de la densité osseuse. À condition toutefois d’associer sa consommation à une activité physique régulière, à un apport suffisant en calcium (1200 mg par jour) et vitamines D et à une limitation extrême de la consommation de tabac et d’alcool. Un allié du cœur Légumineuse riche en lipides (la plus riche, en fait, de tous les végétaux, avec un taux de 14%), en acides gras polyinsaturés (63%) et mono-insaturés (23%), le soja joue un rôle protecteur des artères et du cœur. Compte tenu du fait que le soja est dépourvu de cholestérol et qu’il abaisse de façon significative le taux de LDL (le «mauvais» cholestérol), il ajoute à ses vertus celle de diminuer le risque de certaines maladies cardio-vasculaires. À ajouter au palmarès de ce végétal, sa contribution dans la lutte contre le cancer du sein hormonodépendant. Des études établies auprès de populations asiatiques, grandes consommatrices de soja, révèlent une faible incidence de cette maladie chez les femmes. De surcroît, la farine de soja est une excellente source de fibres (plus de 17g pour 100g), favorisant ainsi le transit intestinal, contribuant à la prévention du cancer du côlon. Avantage supplémentaire: le soja, tout aussi nourrissant que la viande, n’apporte que 141 cal. contre 203 cal. pour 100g de roti de porc et 181 cal. pour 100g de gigot. Du soja contre le cancer ? Des études épidémiologiques ont fait apparaître un lien entre la faible prévalence du cancer et la forte consommation de soja dans certains pays asiatiques. Mais ne serait-il pas abusif d’imputer aux seules vertus du soja ce résultat? Il faut tenir compte aussi du mode de vie de ces populations non soumises aux mêmes tentations ni aux mêmes abus du monde occidental. Leur consommation d’alcool, leur mode de vie et leur alimentation diffèrent sensiblement de ceux du monde occidental. En revanche, la consommation de fibres dans les pays asiatiques dépasse de loin celle des Européens et des Américains, tandis que leur consommation de graisses est de 45% moins importante que celle des Occidentaux. Autant de facteurs jouant peut-être un rôle dans l’incidence de cette maladie...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voilà plus de vingt ans que l’anesthésie générale ne fait que progresser. Les techniques et les produits se sont diversifiés si bien que les anesthésies sont de mieux en mieux supportées, même si dans le public bon nombre de personnes s’angoissent à l’idée de perdre conscience ne serait-ce que pour une courte durée de temps... Pourtant les risques n’ont jamais été si bien contrôlés. D’ailleurs, lorsque l’anesthésie générale présente le moindre risque pour le malade, l’anesthésie locorégionale, qui n’anesthésie qu’une partie du corps, offre une précieuse alternative, «n’endormant» qu’une partie du corps, celle où devra avoir lieu l’intervention. Il va de soi certes que chaque technique a des indications précises ainsi que des contre-indications à respecter. Mais les équipes médicales...