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Actualités - Chronologie

Vivendi Universal à la merci de ses banquiers s’il veut contrer Vodafone

Acculé par le britannique Vodafone, qui veut lui ravir son pôle de téléphonie Cegetel, une pépite générant une abondante trésorerie, Vivendi Universal (VU), endetté et à court de financements, est à la merci de ses banquiers s’il veut contrer l’assaut. Vodafone, qui possède 15 % de Cegetel, propriétaire de la très profitable société de téléphonie SFR, s’est lancé à la conquête de la majorité du capital, en offrant de reprendre les parts du britannique BT Group (26 %), de l’américain SB Communications (15 %) et de VU (44 %). Le groupe de Jean-René Fourtou refusait de commenter les informations de sources bancaires selon lesquelles les banquiers refuseraient de suivre VU s’il décidait de contrer l’offre de Vodafone en exerçant ses droits de préemption sur BT et/ou SBC. Selon ces sources, les banquiers, à peine rassurés sur la situation à court terme de la trésorerie de VU, renâcleraient à lui prêter l’argent nécessaire pour faire échec à Vodafone en montant dans le capital de Cegetel. Ils plaideraient au contraire pour que VU accepte les 6,7 milliards d’euros qui lui sont offerts par Vodafone pour sa participation et améliore ainsi son profil financier. L’attitude des banques reflète la mise en garde implicite adressée à VU jeudi par l’agence de notation financière Standard and Poor’s (SP). SP a pris acte de la décision des banques de VU de rééchelonner un crédit-relais de 1,6 milliard d’euros pour VU Entertainment (VUE) et de lui confirmer un crédit de 3 milliards d’euros pour la couverture de ses besoins immédiats de trésorerie. Elle a retiré aux notes de VU leur perspective « négative » et les a placées sous la rubrique « évolutive », en expliquant qu’elles pourraient être « relevées, abaissées ou maintenues ». Mais elle a averti en même temps que ces notes pourraient être de nouveau abaissées si une tension subsiste sur sa trésorerie ou que VU perd de sa flexibilité financière. VU doit débourser 4 milliards d’euros pour reprendre les parts de BT Group et s’assurer le contrôle majoritaire à la fois de Cegetel et de SFR, véritable vache à lait du pôle téléphonie, générant un excédent d’exploitation annuel de l’ordre de 2 milliards d’euros et un flux de trésorerie de quelque 1,2 milliard d’euros. « Mais il ne s’agit pas de 4 milliards d’euros d’emprunts bancaires », souligne une source proche du dossier. Pour racheter les parts de BT Group, VU dispose des recettes de plusieurs cessions déjà effectuées et d’une partie des revenus de la vente imminente de VU Publishing (VUP), son pôle édition, selon cette source, qui compte aussi sur « les ressources de l’ingénierie financière ». « Un milliard d’euros supplémentaire suffirait pour boucler l’affaire, ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible, si toutefois VU veut toujours garder Cegetel », souligne-t-elle. Le montage financier serait à l’étude par plusieurs banques, dont le nom n’a pas été révélé. M. Fourtou, qui « est le seul à détenir la clé de cette affaire », a-t-on indiqué, n’aurait pas encore pris de décision. Il a jusqu’au 30 octobre pour répondre à l’offre de Vodafone sur les parts de VU et jusqu’au 10 novembre pour préempter les parts de BT Group. Selon VU, M. Fourtou n’a pas reçu Sir Chris Gent, président de Vodafone, venu à Paris jeudi plaider en faveur de son « offre amicale bénéfique pour les actionnaires de VU ». Ce serait le signe qu’il veut encore se donner du temps, alors que Vodafone est pressé de conclure.
Acculé par le britannique Vodafone, qui veut lui ravir son pôle de téléphonie Cegetel, une pépite générant une abondante trésorerie, Vivendi Universal (VU), endetté et à court de financements, est à la merci de ses banquiers s’il veut contrer l’assaut. Vodafone, qui possède 15 % de Cegetel, propriétaire de la très profitable société de téléphonie SFR, s’est lancé à la conquête de la majorité du capital, en offrant de reprendre les parts du britannique BT Group (26 %), de l’américain SB Communications (15 %) et de VU (44 %). Le groupe de Jean-René Fourtou refusait de commenter les informations de sources bancaires selon lesquelles les banquiers refuseraient de suivre VU s’il décidait de contrer l’offre de Vodafone en exerçant ses droits de préemption sur BT et/ou SBC. Selon ces sources, les...