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Actualités - Chronologie

Le renseignement et la coopération, nerfs de la guerre antiterroriste

La lutte antiterroriste se gagnera sur le terrain du renseignement et grâce à une meilleure coopération entre les États, affirme l’IISS. Les membres du réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden « s’étant dispersés face à l’absence d’État pour les accueillir, la guerre antiterroriste sera de plus en plus difficile à cibler », relève le rapport. « Le défi le plus difficile à relever dépendra moins des outils traditionnels militaires que de l’efficacité de la collecte de renseignements et de la coopération entre de nombreux Etats » pour venir à bout du réseau el-Qaëda. Dans un chapitre spécial intitulé « Lutter contre le terrorisme après le 11 septembre », l’institut tire les leçons des opérations Liberté immuable et Anaconda, lancées par les États-Unis en Afghanistan après les attentats qui ont fait des milliers de morts aux États-Unis. Dès les premières opérations, les frappes aériennes ont joué un rôle « décisif » pour casser les lignes de front des talibans, souligne le rapport. En revanche, « contrairement aux informations enthousiastes sur la précision des frappes dans la bataille de Mazar-i-Sharif, les SAS australiens ont relaté que la phase initiale de l’opération Anaconda avait été sévèrement mise à mal par une puissance aérienne inadéquate, de mauvais renseignements et une technologie défaillante », relève l’IISS. De plus, en dépit d’une technologie améliorée, combattre dans des environnements de plus en plus peuplés « demandera une capacité politique à accepter un plus grand nombre de victimes », ajoute le rapport. L’institut relève par ailleurs que si les États-Unis ont réussi à bâtir une coalition sans précédent contre le régime taliban et le réseau el-Qaëda, une telle situation « ne se présentera certainement pas concernant une quelconque éventuelle campagne militaire contre l’Irak ». « Washington devra démontrer que les inspections de l’Onu ne fonctionnent pas et être plus convaincants qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent » sur le régime irakien de Saddam Hussein que les États-Unis accusent de posséder (ou d’être sur le point de le faire) des armes de destruction massive. Le dilemme pour les États-Unis, souligne l’IISS, est « que la volonté de changer le régime irakien par une attaque préventive pourrait bien compliquer leur stratégie antiterroriste à long terme ». Les experts notent qu’au sein du gouvernement américain, l’inquiétude numéro un porte sur les États qui possèdent des armes de destruction massive et pourraient les vendre à des terroristes. « La politique des États-Unis est donc inextricablement liée à la politique menée sur la non-prolifération nucléaire », explique le rapport. Autre défi de taille : mettre au jour les liens grandissants « non seulement entre les groupes terroristes anciens et nouveaux, mais aussi avec les organisations criminelles internationales ». « Des groupes criminels internationaux ont aidé des organisations terroristes et vice-versa », affirme le rapport, qui cite en exemple la rébellion en Colombie liée aux trafiquants de drogue. Et le rapport de conseiller : « Une meilleure connaissance de l’étendue potentielle de ces liens, une législation et des services de renseignements bien préparés seraient à coup sûr appropriés ».
La lutte antiterroriste se gagnera sur le terrain du renseignement et grâce à une meilleure coopération entre les États, affirme l’IISS. Les membres du réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden « s’étant dispersés face à l’absence d’État pour les accueillir, la guerre antiterroriste sera de plus en plus difficile à cibler », relève le rapport. « Le défi le plus difficile à relever dépendra moins des outils traditionnels militaires que de l’efficacité de la collecte de renseignements et de la coopération entre de nombreux Etats » pour venir à bout du réseau el-Qaëda. Dans un chapitre spécial intitulé « Lutter contre le terrorisme après le 11 septembre », l’institut tire les leçons des opérations Liberté immuable et Anaconda, lancées par les États-Unis en Afghanistan après les attentats qui ont...