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Actualités - Chronologie

Les pays européens ne font pas assez pour leur défense

Les membres européens de l’Otan, à l’exception de la Grande-Bretagne, « ont été lents » à suivre les États-Unis dans le développement de forces capables d’être déployées sur des théâtres d’opération éloignés, selon l’IISS. Evoquant les « nouveaux défis » qui se posent à l’Alliance atlantique, le rapport 2002-2003 de l’IISS sur l’état des forces dans le monde constate – et déplore – « l’incapacité de l’Otan de jouer plus qu’un rôle marginal dans la campagne antiterroriste » en Afghanistan. La « principale contribution » de l’Otan a été le déploiement d’avions d’alerte avancée pendant sept mois aux États-Unis pour permettre à des appareils américains de participer à des opérations antiterroristes, note le document, rendu public jeudi. Selon l’IISS, la coopération avec la Russie s’est améliorée depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Au cours des derniers mois, relève l’IISS, « Moscou a non seulement toléré le débat de l’Otan sur l’expansion à l’Europe de l’Est mais aussi le déploiement de forces occidentales dans un certain nombre d’anciennes républiques soviétiques de l’Asie centrale sous la bannière antiterroriste ». L’IISS rappelle que l’adhésion à l’Otan de nouveaux pays membres sera décidée lors du sommet de Prague en novembre 2002, ajoutant que les trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) « ont le plus de chances d’y parvenir à court terme ». Le rapport souligne encore qu’une présence militaire dirigée par l’Otan « reste vitale au maintien de la paix et de la sécurité », notant tout de même que cette présence « pourrait être rendue plus complexe si la Bulgarie et la Roumanie sont admises » dans l’Alliance en novembre. À propos du terrorisme, l’IISS relève que la coopération s’est accrue entre les gouvernements européens et les États-Unis dans les domaines du maintien de l’ordre et du renseignement « pour répondre à la menace transnationale d’el-Qaëda ». Entre le 11 septembre 2001 et juillet 2002, précise l’IISS, « des avoirs de personnes soupçonnées de terrorisme et estimées à 35 millions de dollars ont été gelés ». Les autorités européennes, ajoute le rapport, « ont arrêté plus de 300 personnes suspectées d’avoir des liens avec el-Qaëda ». Faisant un tour d’horizon des foyers terroristes dans les pays membres de l’Otan, l’IISS affirme que deux organisations nord-irlandaises dissidentes de l’IRA (Armée républicaine irlandaise) – l’IRA Véritable et l’IRA de la Continuité – se sont procurées des armes et des explosifs en Europe de l’Est. Concernant l’organisation basque ETA (Euskadi ta Askatasuna), l’IISS souligne que les polices espagnole et française ont enregistré « quelques succès antiterroristes » entre août 2001 et août 2002. « Pourtant, note le document, l’ETA semble disposer de réserves d’explosifs et d’armes légères suffisantes pour continuer sa campagne ». Concernant l’avenir, l’IISS n’exclut pas que certains des éléments les plus extrémistes du mouvement antiglobalisation se lancent dans des activités terroristes.
Les membres européens de l’Otan, à l’exception de la Grande-Bretagne, « ont été lents » à suivre les États-Unis dans le développement de forces capables d’être déployées sur des théâtres d’opération éloignés, selon l’IISS. Evoquant les « nouveaux défis » qui se posent à l’Alliance atlantique, le rapport 2002-2003 de l’IISS sur l’état des forces dans le monde constate – et déplore – « l’incapacité de l’Otan de jouer plus qu’un rôle marginal dans la campagne antiterroriste » en Afghanistan. La « principale contribution » de l’Otan a été le déploiement d’avions d’alerte avancée pendant sept mois aux États-Unis pour permettre à des appareils américains de participer à des opérations antiterroristes, note le document, rendu public jeudi. Selon l’IISS, la coopération avec...