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Actualités - Chronologie

Pédophilie Le Vatican inflige un camouflet aux évêques américains

Le Vatican a infligé vendredi un camouflet aux évêques américains en rejetant leurs propositions très dures pour sanctionner les ecclésiastiques coupables de pédophilie et en leur imposant une commission mixte pour les retravailler. Le cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, 73 ans, préfet de la Congrégation du clergé et considéré comme un candidat potentiel à la succession de Jean-Paul II, a fourni vendredi quelques pistes permettant d’analyser la décision du Vatican. « L’Église doit également défendre ceux de ses prêtres qui ont péché, même s’il n’est pas question de protéger les ecclésiastiques délinquants », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée pour présenter le profil souhaité du prêtre du nouveau millénaire. « Il n’est pas juste que sur une accusation non démontrée, on puisse ruiner un homme socialement, moralement, spirituellement et économiquement », a-t-il plaidé, en relevant les énormes sommes en jeu dans ces affaires. Or les recommandations pour lutter contre la pédophilie dans l’Église contenues dans la « Charte » adoptée par les 288 évêques américains lors de leur conférence épiscopale en juin à Dallas sont très dures. Le premier point du document remis le 26 juin au Vatican prévoit en effet l’exclusion immédiate de tout prêtre responsable à l’avenir d’une agression sexuelle sur un mineur et de ceux déjà convaincus de récidivisme. Le Vatican a rejeté vendredi en bloc le document américain. Le Vatican a jugé « approprié de mener une nouvelle réflexion et de revoir » les recommandations américaines. Les « corrections » apportées au document des évêques américains avec le concours des experts de la Curie devraient être soumises à la prochaine conférence épiscopale des États-Unis le 11 novembre à Washington, a-t-il précisé. La volonté de la Curie de reprendre en main le dossier et les arguments développés vendredi par Mgr Castrillon confirme l’opposition entre deux positions au sein de l’Église catholique sur les affaires de pédophilie impliquant des ecclésiastiques. Elle était apparue lors des discussions en avril dernier entre les membres de la Curie et les cardinaux américains, convoqués au Vatican par Jean-Paul II. Le pape avait pris à cette occasion une position très ferme. « Il n’y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour ceux qui pourraient faire du mal aux jeunes », avait-il affirmé. Mais le plan de lutte remis ensuite aux prélats américains n’allait pas jusqu’à prévoir l’exclusion immédiate des ecclésiastiques ayant fauté, comme le préconisait Mgr Gregory pour apaiser la colère de l’opinion publique aux États-Unis. « Combien de saints l’Église a-t-elle canonisés alors qu’ils avaient mené une vie non conforme avec la loi de l’Église avant de se convertir ! », lui a indirectement répondu vendredi Mgr Castrillon.
Le Vatican a infligé vendredi un camouflet aux évêques américains en rejetant leurs propositions très dures pour sanctionner les ecclésiastiques coupables de pédophilie et en leur imposant une commission mixte pour les retravailler. Le cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, 73 ans, préfet de la Congrégation du clergé et considéré comme un candidat potentiel à la succession de Jean-Paul II, a fourni vendredi quelques pistes permettant d’analyser la décision du Vatican. « L’Église doit également défendre ceux de ses prêtres qui ont péché, même s’il n’est pas question de protéger les ecclésiastiques délinquants », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée pour présenter le profil souhaité du prêtre du nouveau millénaire. « Il n’est pas juste que sur une accusation non...