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Turquie La Cour européenne condamne Ankara pour atteinte à la liberté d’expression

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné hier la Turquie pour violations du droit à la liberté d’expression dans deux affaires distinctes concernant la situation de la minorité kurde. Dans la première affaire, la journaliste Ayse Ôstürk se plaignait de la saisie en 1994 de trois numéros du bimensuel Le drapeau rouge, dont elle était rédactrice en chef, en raison d’articles dénonçant la politique « coloniale » des autorités d’Ankara au Kurdistan. Ayse Ôstürk avait par ailleurs été condamnée à des peines de prison pour lesquelles elle a bénéficié d’un sursis. La seconde requête avait été introduite devant la juridiction du Conseil de l’Europe par deux syndicalistes et un responsable du journal Medya Günesi, condamnés en 1994 à des amendes et à des peines d’emprisonnement également assorties du sursis pour « propagande séparatiste ». Des clandestins trahis par leur urine De l’urine s’écoulant de la remorque d’un poids lourd a permis hier aux gendarmes turcs d’intercepter à Erzurum (Est) 196 immigrants clandestins et leurs trois passeurs turcs, a rapporté l’agence Anatolie. Les clandestins – plus de la moitié sont des Pakistanais, les autres sont des Bangladeshis, des Afghans, des Indiens et des Irakiens – étaient montés dans le véhicule la veille de leur capture, sans pouvoir en ressortir, même pour leurs besoins, précise l’agence. Ils ont dû percer des trous dans la bâche du véhicule pour pouvoir respirer, selon l’agence. Remarquant l’odeur et l’urine provenant de la remorque, les gendarmes ont demandé au chauffeur d’ouvrir les portes du véhicule. Les clandestins ont indiqué avoir payé chacun la somme de 300 dollars pour se rendre à Istanbul, plaque tournante du trafic d’immigrants, ajoute Anatolie.
La Cour européenne des droits de l’homme a condamné hier la Turquie pour violations du droit à la liberté d’expression dans deux affaires distinctes concernant la situation de la minorité kurde. Dans la première affaire, la journaliste Ayse Ôstürk se plaignait de la saisie en 1994 de trois numéros du bimensuel Le drapeau rouge, dont elle était rédactrice en chef, en raison d’articles dénonçant la politique « coloniale » des autorités d’Ankara au Kurdistan. Ayse Ôstürk avait par ailleurs été condamnée à des peines de prison pour lesquelles elle a bénéficié d’un sursis. La seconde requête avait été introduite devant la juridiction du Conseil de l’Europe par deux syndicalistes et un responsable du journal Medya Günesi, condamnés en 1994 à des amendes et à des peines d’emprisonnement également...