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Actualités - Chronologie

Japon Retrouvailles poignantes à Tokyo pour cinq Japonais enlevés par Pyongyang

Cinq Japonais, enlevés dans les années 70 et 80 par le régime stalinien de Corée du Nord pour former ses espions, ont revu leur terre natale hier pour la première fois depuis 24 ans, et leurs retrouvailles poignantes avec leurs proches ont soulevé une vive émotion dans l’archipel. Un avion affrété spécialement par le gouvernement nippon a atterri peu avant 14h30 (5h30 GMT) à Tokyo hier – deux heures après son départ de Pyongyang – avec à son bord deux couples et une ancienne infirmière, kidnappés lorsqu’ils avaient une vingtaine d’années pour enseigner le japonais et les coutumes nippones à des agents nord-coréens. Une fois initiés, les espions étaient infiltrés en Corée du Sud souvent sous l’identité des captifs. La Corée du Nord a reconnu pour la première fois le 17 septembre lors d’un sommet historique avec le Japon sa responsabilité dans le rapt de 13 Japonais, dont seulement 5 ont survécu. Les huit autres sont morts officiellement de maladies ou d’accidents mais pour beaucoup dans des circonstances étranges, deux étant par exemple décédés de maladies cardiaques avant leurs 30 ans. Les cinq anciens captifs, qui ont aujourd’hui un nom coréen et un travail fourni par le régime, seront à Tokyo jusqu’à jeudi et rejoindront ensuite leurs villages d’origine où des comités de soutien ont été créés par leurs camarades d’école d’il y a plus de 20 ans. Réunies derrière une grande banderole clamant « Okaerinasai » (Contents de vous revoir), les familles, au grand complet, se sont précipitées sur le tarmac pour accueillir leurs proches, en brandissant de petits drapeaux japonais. « Je vais dire à mon fils : ta maman est morte mais papa a apporté sa photo avec lui », a déclaré, avant l’arrivée de l’avion, Tamotsu Chimura, 75 ans, père de Yasushi Chimura, en montrant une petite photo de son épouse Toshiko morte en avril. Filmés pas à pas par la télévision nationale NHK qui a retransmis l’événement presque sans interruption, les anciens captifs, un petit drapeau coréen épinglé à leur vêtement, ont descendu timidement l’escalier de l’avion avant d’embrasser leurs proches, souriant ou essuyant leurs larmes en recevant un gros bouquet de fleurs. Le gouvernement japonais n’avait annoncé que le 9 octobre la venue des cinq anciens kidnappés au Japon après avoir obtenu l’autorisation de Pyongyang. Leurs familles ont demandé à l’Exécutif de tout faire pour qu’ils se réinstallent au Japon.
Cinq Japonais, enlevés dans les années 70 et 80 par le régime stalinien de Corée du Nord pour former ses espions, ont revu leur terre natale hier pour la première fois depuis 24 ans, et leurs retrouvailles poignantes avec leurs proches ont soulevé une vive émotion dans l’archipel. Un avion affrété spécialement par le gouvernement nippon a atterri peu avant 14h30 (5h30 GMT) à Tokyo hier – deux heures après son départ de Pyongyang – avec à son bord deux couples et une ancienne infirmière, kidnappés lorsqu’ils avaient une vingtaine d’années pour enseigner le japonais et les coutumes nippones à des agents nord-coréens. Une fois initiés, les espions étaient infiltrés en Corée du Sud souvent sous l’identité des captifs. La Corée du Nord a reconnu pour la première fois le 17 septembre lors d’un sommet...