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Actualités - Reportage

CORRESPONDANCE Affiches et musique électorales(photos)

WASHINGTON - Irène MOSALLI Elle n’a pas hésité à retrousser ses manches et à gonfler ses biceps pour présenter son programme électoral. Elle l’affirme sur une affiche la montrant déterminée et où l’on peut lire aussi : « Ensemble nous y arriverons, et que la révolution commence. » Il s’agit d’Ivonne A. Baki, l’une des dix candidats qui se disputent la présidence de la République de l’Équateur. Elle est la seule femme parmi eux et travaille d’arrache-pied en vue du premier tour qui doit se dérouler le 20 octobre. Le second tour aura lieu le 20 novembre. Son principal concurrent est le milliardaire Alvaro Noboa, qui brasse ses affaires (dans le domaine de l’alimentaire) à partir de New York. Dans les sondages, il vient aujourd’hui en première position. Mais la cote d’Ivonne est en train de grimper rapidement et à son actif déjà une intention de vote de 9%, alors qu’il lui faut 12% pour être l’une des deux finalistes au premier tour. Ivonne, elle, axe sa campagne sur la lutte contre la corruption, l’investissement étranger et l’amélioration de la condition des femmes (en Équateur, elles constituent 54 % de la population). Elle sillonne le pays à cheval, à bicyclette, en canoë. C’est dire qu’elle va porter sa bonne parole au plus profond de l’Équateur. Elle expose aussi avec conviction ses trois priorités aux électeurs. Et ceux-ci semblent l’avoir bien entendu alors qu’au début de la campagne, elle leur était peu familière. Son énergie, son dynamisme et sa lucidité sont pour beaucoup dans cette avancée. De plus, elle se présente comme la voix de trois millions d’Équatoriens vivant aux États-Unis en situation d’illégalité. Elle a inscrit à son programme la solution de ce problème. C’est ce qu’elle leur a expliqué tout récemment, lors d’un voyage éclair qu’elle a effectué à New York où ils avaient été rassemblés. Étaient venus l’appuyer deux chanteurs de taille : Enrique Iglesias et l’Équatorien Gerardo. Celui-ci a composé une chanson pour sa campagne. Sur le CD, on trouve également une autre chanson de la même veine, due à la fille de la candidate, Tatiana A. Baki. Sur la couverture du CD, Ivonne apparaît les manches retroussées. Ce n’est pas simplement une image car depuis qu’elle est entrée en politique, d’abord comme ambassadrice de l’Équateur à Washington, elle s’est imposée comme une travailleuse acharnée. Étudiant et élaborant ses dossiers à fond. Et c’est ainsi qu’elle mène sa campagne électorale, que suivent de très près les médias équatoriens, en particulier celui à très grande diffusion El Commercio, et internationaux.
WASHINGTON - Irène MOSALLI Elle n’a pas hésité à retrousser ses manches et à gonfler ses biceps pour présenter son programme électoral. Elle l’affirme sur une affiche la montrant déterminée et où l’on peut lire aussi : « Ensemble nous y arriverons, et que la révolution commence. » Il s’agit d’Ivonne A. Baki, l’une des dix candidats qui se disputent la présidence de la République de l’Équateur. Elle est la seule femme parmi eux et travaille d’arrache-pied en vue du premier tour qui doit se dérouler le 20 octobre. Le second tour aura lieu le 20 novembre. Son principal concurrent est le milliardaire Alvaro Noboa, qui brasse ses affaires (dans le domaine de l’alimentaire) à partir de New York. Dans les sondages, il vient aujourd’hui en première position. Mais la cote d’Ivonne est en train de...