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Actualités - Chronologie

Doutes sur la politique de démantèlement des colonies sauvages

Israël a démantelé hier à l’aube trois points de colonisation sauvage dans le nord de la Cisjordanie, mais les colons comme les pacifistes israéliens doutent de la volonté du ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer d’en démanteler d’autres. Les trois implantations inhabitées se trouvaient respectivement près de Naplouse, dans le secteur de Ramallah et aux abords de Kalkiliya. M. Ben Eliezer a pris cette décision alors que des élections primaires doivent se dérouler le mois prochain au sein du Parti travailliste pour désigner le chef de cette formation, qui sera son candidat au poste de Premier ministre lors des élections générales d’octobre 2003. Il entend, selon la radio publique, ordonner prochainement le démantèlement de 20 à 30 autres implantations. Les principaux rivaux de M. Ben Eliezer, le député Haïm Ramon et le maire de Haïfa Amram Mitzna, lui reprochent de maintenir la participation du parti au gouvernement d’union nationale du Premier ministre de droite Ariel Sharon et de cautionner ainsi sa politique. « Les demandes de Ben Eliezer sont destinées à rassurer certains de ses électeurs, mais nous sommes déterminés à continuer de construire partout en Eretz Israël (le grand Israël) », a déclaré Zeev Hever, l’un des responsables de la création de ces colonies sauvages. « Ça pourrait être un premier pas dans la bonne direction, mais nous sommes pessimistes quant au démantèlement d’autre colonies », a indiqué de son côté un porte-parole du mouvement anticolonisation La Paix maintenant. « Les colonies démantelées étaient inhabitées. Le ministre aurait très bien pu adopter cette mesure pour servir ses intérêts politiques, et non pas créer un changement sur le terrain », a ajouté Yariv Oppenheimer. Selon La Paix maintenant, le démantèlement annoncé de onze colonies sauvages, suivi de huit en juillet, n’a jamais eu lieu. « Une caravane est enlevée (du point de colonisation), mais quelques semaines plus tard, les colons reviennent », a dit M. Oppenheimer, précisant qu’il y avait actuellement 103 colonies sauvages, dont 45 ont été mises en place depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Sharon en mars 2001. Minuscules et rudimentaires, ces colonies sont en général formées d’un petit nombre de caravanes installées pour occuper le terrain et créer un fait accompli, en attendant des constructions en dur. Pour M. Hever, la construction des colonies va continuer sans obstacle car « la méthode actuelle a été apprise de Shimon Peres » dans les années 1970. M. Peres, alors ministre de la Défense, avait autorisé la construction de colonies en Cisjordanie en laissant les colons s’installer dans des préfabriqués. Le Conseil des colonies juives de Cisjordanie et dans la bande de Gaza a publié récemment un texte rappelant que tous les gouvernements depuis les accords israélo-palestiniens d’Oslo (1993) ont permis l’extension des colonies existantes. Le directeur de ce Conseil, Adi Mintz, a expliqué que la poursuite de la colonisation avait plusieurs buts, dont l’un est d’empêcher les Palestiniens de construire près des colonies et l’autre de renforcer la présence juive dans des lieux stratégiques permettant une meilleure protection des villes israéliennes côtières. Aux yeux de la communauté internationale, toutes les implantations juives installées dans les territoires palestiniens occupés sont illégales. La question des colonies, où vivent quelque 200 000 personnes, est l’un des principaux obstacles à un règlement entre Israéliens et Palestiniens.
Israël a démantelé hier à l’aube trois points de colonisation sauvage dans le nord de la Cisjordanie, mais les colons comme les pacifistes israéliens doutent de la volonté du ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer d’en démanteler d’autres. Les trois implantations inhabitées se trouvaient respectivement près de Naplouse, dans le secteur de Ramallah et aux abords de Kalkiliya. M. Ben Eliezer a pris cette décision alors que des élections primaires doivent se dérouler le mois prochain au sein du Parti travailliste pour désigner le chef de cette formation, qui sera son candidat au poste de Premier ministre lors des élections générales d’octobre 2003. Il entend, selon la radio publique, ordonner prochainement le démantèlement de 20 à 30 autres implantations. Les principaux rivaux de M. Ben Eliezer, le député...