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Actualités - Chronologie

BOURSES Chute des marchés, le choc économique qui ébranle la reprise mondiale

L’effondrement des marchés boursiers représente un choc économique, au même titre que les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ou la crise financière de 1997, et les espoirs de reprise de l’économie mondiale menacent désormais de sombrer, selon des économistes. « La chute des marchés boursiers doit être considérée comme un choc économique », affirme le chef économiste Europe de Bank of America, Lorenzo Codogno. Insidieuse au printemps, vertigineuse à l’été, la glissade des places boursières a été alimentée par des investisseurs affolés par l’éclatement des scandales Enron ou WorldCom, ou bien paniqués par les avertissements de sociétés sur leurs résultats. Certains trouvent un réconfort là où ils le peuvent : Barton Biggs, stratégiste de Morgan Stanley, trouve « encourageant » une baisse des marchés plus maîtrisée qu’en juillet. Cependant, la glissade des places boursières occidentales, Wall Street en tête, ne semble pas connaître de répit. Un certain silence des responsables économiques et monétaires, ou leur incapacité apparente à trouver des solutions, semble ajouter au désarroi des investisseurs. « Comme le suggère le dernier communiqué (de la réunion des ministres des Finances) du G7, la stratégie d’action des autorités reste décidément très limitée », fustige Stephen Roach, chef économiste de Morgan Stanley. Les grands argentiers du G7, réunis fin septembre à Washington, se sont juste engagés à « poursuivre des politiques économiques saines et des réformes structurelles », sans mentionner une éventuelle baisse concertée des taux d’intérêt. La débâcle boursière, un temps ravalée au rang de correction par les économistes et les autorités, commence à peser sur la croissance, au même titre que les éléments fondamentaux de l’économie mondiale que sont la consommation, la productivité ou encore l’investissement. Pour l’instant, sa « transmission à l’économie reste incertaine », reconnaît Lorenzo Codogno, mais ce choc devrait « affecter les perspectives à moyen terme de la stabilité des prix ». La chute des marchés boursiers a probablement déjà affecté les programmes d’investissements des entreprises et affecté les décisions d’épargne ou de dépenses des ménages », poursuit-il, avant de prévoir que « l’impact plus important est encore à venir ». Pour la seule zone euro, l’économiste se risque à estimer que le dévissage des Bourses au cours des trois derniers mois va coûter à la croissance entre 0,4 et 0,7 point de pourcentage l’année prochaine. L’impact de la dégringolade des marchés boursiers « n’est pas assez gros pour en soi-même déclencher une récession », affirme Matthew Higgins, économiste de Merrill Lynch, à New York. Elle a bien eu un « effet négatif sur la richesse », en entamant les dépenses des ménages et des entreprises, mais pour l’instant, selon lui, « on n’a aucun signe que les trois grandes économies mondiales (États-Unis, Europe, Japon) reculent ». « Malgré la chute des Bourses, l’excès d’endettement et les défauts des entreprises, l’effondrement de certains marchés financiers, la crise en Amérique latine, les manipulations des comptes des entreprises, les multiples désillusions dans les nouvelles technologies, la croissance est restée positive aux États-Unis, en Europe, même au Japon », tempère Patrick Artus, chef économiste de CDC Ixis Capital Markets. « On ne peut pas encore parler de crise », même si à l’horizon se projettent de nouvelles menaces, estime-t-il. Et l’économiste de se livrer à un inventaire à la Prévert : intervention militaire contre l’Irak avec le risque de l’envolée des prix du pétrole, poursuite de l’assainissement du bilan des entreprises, fin des politiques de relance budgétaire, difficultés bancaires en particulier au Japon... à quoi s’ajoute la paralysie des ports de la côte ouest américaine depuis une semaine.
L’effondrement des marchés boursiers représente un choc économique, au même titre que les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ou la crise financière de 1997, et les espoirs de reprise de l’économie mondiale menacent désormais de sombrer, selon des économistes. « La chute des marchés boursiers doit être considérée comme un choc économique », affirme le chef économiste Europe de Bank of America, Lorenzo Codogno. Insidieuse au printemps, vertigineuse à l’été, la glissade des places boursières a été alimentée par des investisseurs affolés par l’éclatement des scandales Enron ou WorldCom, ou bien paniqués par les avertissements de sociétés sur leurs résultats. Certains trouvent un réconfort là où ils le peuvent : Barton Biggs, stratégiste de Morgan Stanley, trouve « encourageant » une...