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Actualités - Chronologie

Washington maintient la confusion autour du transfert de l’ambassade US à Jérusalem

Washington a maintenu son refus de déplacer son ambassade à Jérusalem après le tollé suscité dans le monde arabe par une loi budgétaire votée par le Congrès incluant pour la première fois une enveloppe pour financer un éventuel transfert dans la Ville Sainte. «Notre politique sur Jérusalem n’a pas changé », a affirmé le porte-parole adjoint du département d’État Philip Reeker, lors de son point de presse à Washington. Il a précisé que les représentations américaines à l’étranger « continuent de diffuser ce même message » défini par la présidence américaine sur ce dossier particulièrement explosif. C’est l’introduction sans précédent par le Congrès, dans la loi budgétaire 2003, d’une disposition reconnaissant Jérusalem et non Tel-Aviv comme la capitale de l’État hébreu, qui a semé la confusion. La Maison-Blanche a en effet affirmé dans le même temps que le président désapprouvait certaines dispositions de la loi et que les parlementaires ne devaient pas lui forcer la main en matière de politique étrangère. « La confusion vient de ce que les États-Unis allouent des fonds pour le transfert de leur ambassade vers Jérusalem et qu’ils affirment dans le même temps que leur position est inchangée », explique le professeur Mary-Jane Deeb, spécialiste des relations entre les États-Unis et le Proche-Orient. Selon elle, « cette ambiguïté n’est pas accidentelle, car le président ne veut pas se mettre à dos le Congrès sur cette question, surtout pas avant d’avoir l’assentiment des parlementaires pour attaquer l’Irak ». Ce flou n’a pas empêché le groupe de pression pro-israélien au Congrès (American Israel Public Affairs Committee, AIPAC) d’applaudir à la promulgation de la loi, tandis que le monde arabe la critiquait avec véhémence. Sur son site Internet (www.aipac.org), AIPAC a ainsi observé que la signature de la loi par le président Bush constituait « une reconnaissance plus large de Jérusalem comme capitale d’Israël ». La loi, souligne AIPAC, constitue « un engagement du Congrès pour déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem » ainsi qu’une « obligation que la mention Jérusalem, capitale d’Israël, figure sur des documents du gouvernement américain ». « C’est un désastre, personne ne peut demeurer silencieux à ce sujet, ni les musulmans, ni les chrétiens, ni le monde arabe », a estimé le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat depuis son QG de Ramallah (Cisjordanie). La décision a été accueillie avec une « profonde irritation » en Arabie saoudite, tandis que l’Iran la qualifiait de « provocation » et l’Égypte exprimait ses « profonds regrets » et sa consternation. Les prises de position du Congrès en faveur d’un transfert de l’ambassade actuellement à Tel-Aviv, vers Jérusalem, sont formulées avec régularité sous l’impulsion du groupe de pression pro-israélien sur la colline du Capitole. En 1995, le Congrès avait voté le « Jerusalem Embassy Act », à la suite de la victoire des républicains de 1994 qui leur donnait le contrôle des deux Chambres, une première historique depuis 1955. Depuis, la Maison-Blanche prend soin d’adresser au département d’État un mémorandum appelant à « suspendre pour une période de six mois » les dispositions de la loi sur Jérusalem en invoquant la sécurité nationale des États-Unis. Israël a décidé le 11 décembre 1949 de faire de Jérusalem sa capitale, à l’encontre à l’époque de la position américaine. Le 30 juillet 1980, une loi fondamentale du Parlement israélien a proclamé « Jérusalem entière et réunifiée, capitale de l’État d’Israël », une décision condamnée par l’Onu. Le dossier de Jérusalem est considéré comme le plus lourd dans le contentieux qui oppose depuis un demi-siècle Israël et les Palestiniens.
Washington a maintenu son refus de déplacer son ambassade à Jérusalem après le tollé suscité dans le monde arabe par une loi budgétaire votée par le Congrès incluant pour la première fois une enveloppe pour financer un éventuel transfert dans la Ville Sainte. «Notre politique sur Jérusalem n’a pas changé », a affirmé le porte-parole adjoint du département d’État Philip Reeker, lors de son point de presse à Washington. Il a précisé que les représentations américaines à l’étranger « continuent de diffuser ce même message » défini par la présidence américaine sur ce dossier particulièrement explosif. C’est l’introduction sans précédent par le Congrès, dans la loi budgétaire 2003, d’une disposition reconnaissant Jérusalem et non Tel-Aviv comme la capitale de l’État hébreu, qui a semé la...