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Actualités - Chronologie

SCANDALES FINANCIERS Citigroup tente de reprendre l’initiative face à une vague d’accusations

Accusé de toute part, Citigroup, le premier groupe financier du monde, tente de reprendre l’initiative pour réhabiliter son nom, sali par toute une série de scandales et de pratiques contestables. Sandy Weill, le PDG qui a propulsé le groupe au premier rang mondial à coup d’acquisitions et de diversifications, multiplie les initiatives ces dernières semaines pour restaurer la confiance dans « sa » banque. La dernière initiative en date le concerne personnellement. Il a annoncé qu’il allait quitter, probablement d’ici à la fin de l’année, le conseil d’administration du groupe de télécoms ATT ainsi que celui du conglomérat industriel United Technologies au printemps. « Ma décision de quitter ces deux conseils d’administration, et par conséquent de mettre fin à la pratique des postes d’administrateur croisés chez Citigroup, fait partie de notre effort pour assurer que nos pratiques en matière de gouvernement d’entreprises reflètent ce qui se fait de mieux », a expliqué Sandy Weill dans un communiqué. Et Citigroup en a bien besoin. Le groupe, et surtout sa banque d’affaires Salomon Smith Barney, sont cités dans des enquêtes sur la faillite retentissante de WorldCom et les conflits d’intérêt de son analyste vedette, Jack Grubman. Il est accusé d’avoir trahi la confiance des investisseurs avec des notes de recherche trop optimistes pour attirer à son employeur les faveurs des entreprises ainsi flattées. Citigroup est aussi sur la sellette pour avoir été extrêmement généreux avec certains PDG, leur permettant de faire des gains de plus de 28 millions de dollars sur des introductions en Bourse pour qu’en échange, ils signent de lucratifs contrats. Son nom apparaît aussi dans la faillite d’Enron. Le ministre de la Justice de l’État de New York, Eliot Spitzer, se penche depuis peu sur le rôle joué par Sandy Weill dans l’introduction en Bourse d’une filiale d’ATT en avril 2002, a-t-on appris de bonne source. Selon la presse américaine Sandy Weill, après des demandes pressantes du PDG d’ATT Michael Armstrong, aurait fait pression sur Jack Grubman, pour qu’il rehausse sa recommandation sur l’action ATT. Citigroup a toujours fermement démenti ces allégations. Mais la presse souligne que ce n’est qu’après que M. Grubman a amélioré sa recommandation que Salomon Smith Barney a obtenu le titre de chef de file de l’introduction en Bourse de la filiale d’ATT et s’est donc taillé la part du lion des commissions. Les méthodes, hier admises quand l’argent coulait à flot et que Wall Street montait aux cieux, paraissent désormais inacceptables.
Accusé de toute part, Citigroup, le premier groupe financier du monde, tente de reprendre l’initiative pour réhabiliter son nom, sali par toute une série de scandales et de pratiques contestables. Sandy Weill, le PDG qui a propulsé le groupe au premier rang mondial à coup d’acquisitions et de diversifications, multiplie les initiatives ces dernières semaines pour restaurer la confiance dans « sa » banque. La dernière initiative en date le concerne personnellement. Il a annoncé qu’il allait quitter, probablement d’ici à la fin de l’année, le conseil d’administration du groupe de télécoms ATT ainsi que celui du conglomérat industriel United Technologies au printemps. « Ma décision de quitter ces deux conseils d’administration, et par conséquent de mettre fin à la pratique des postes d’administrateur...